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ARTICLE 74 LA DECLARATION DE GUYANE (ARTICLE LECTEUR)

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Vu le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 ;
Vu l’article 1 et l’article 4 de la Constitution ;
Vu le Titre XII et notamment les articles 72, 72-4, 73 et 74 de la Constitution ;
Vu la loi Constitutionnelle n° 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République ;
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu le code électoral ;
Vu le discours du Président de la République prononcé le 26 juin 2009 à l’Aéroport Aimé-Césaire-Martinique ;
Vu les délibérations du Congrès des élus départementaux et régionaux de Guyane du 20 juin 2008, du 19 décembre 2008 et du 2 septembre 2009 ;
Vu les délibérations du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique du 18 décembre 2008 et du 18 juin 2009 ;
Considérant la dégradation régulière des situations économique et sociale de la Guyane et de la Martinique (taux de chômage, phénomènes de pauvreté, vie chère, atteintes à l’environnement, faiblesse du tissu économique, …) et, plus fondamentalement encore, la situation de mal développement chronique que connaissent ces deux pays ;

Considérant que le cadre institutionnel actuel, qui se caractérise par un système de région monodépartementale générant un enchevêtrement des compétences, est préjudiciable à l’efficacité de nos politiques publiques ;

Considérant que ce cadre institutionnel a désormais atteint ses limites ;

Considérant que la nécessaire mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement de la Guyane et de la Martinique suppose un changement en profondeur des rapports entre l’Etat et ces pays ; aucun développement endogène, durable et créateur d’emplois ne pouvant se concevoir sur ces pays sans un réel renforcement de la capacité d’initiative des peuples concernés et de la capacité d’agir de leurs représentants légitimes ;

Considérant les véritables aspirations aux changements qui se manifestent depuis plus de 50 ans, tant en Guyane qu’en Martinique ;

Considérant les possibilités offertes par le Titre XII de la Constitution – singulièrement par son article 74 – de mise en œuvre de cadres institutionnels qui, tout en maintenant les collectivités concernées au sein de la République française, leur permettent d’avancer réellement sur la voie de la responsabilité ;

Considérant les délibérations des congrès des élus Départementaux et Régionaux du 20 juin 2008, du 19 décembre 2008 et du 2 septembre 2009 pour la Guyane et les délibérations des congrès du 18 décembre 2008 et du 18 juin 2009 pour la Martinique proposant respectivement que la Guyane et la Martinique évoluent vers un cadre institutionnel régi par l’article 74 de la Constitution prévoyant notamment l’instauration d’une nouvelle collectivité gérée par une assemblée territoriale dotée de nouvelles compétences. Cette collectivité nouvelle disposera d’un pouvoir réel d’adaptation des lois et règlements en vue de la définition de politiques plus adaptées aux réalités des pays concernés et pouvant répondre plus efficacement aux besoins et aux attentes des peuples guyanais et martiniquais dans toute une série de domaines (foncier, santé, économie, vie chère, emploi, aménagement du territoire, coopération régionale et internationale, transport, logement, culture, éducation, sport, etc.) ;

Considérant le caractère exceptionnel du processus d’évolution statutaire approuvé par les élus de la Guyane et de la Martinique qui requiert une large campagne d’information démocratique au sein de nos populations, les Présidents du Conseil Régional Antoine KARAM et du Conseil Général Alain TIEN LIONG de la Guyane, les Présidents du Conseil Régional Alfred MARIE-JEANNE et du Conseil Général Claude LISE de la Martinique, conformément à la demande très majoritairement exprimée par les congrès des élus Départementaux et Régionaux de Guyane et de Martinique, sollicitent du Président de la République une audience dans les meilleurs délais. Cette audience aura pour objet d’examiner avec lui les modalités d’organisation de la consultation populaire courant 2010.

Adoptée en Guyane, le vendredi 4 septembre 2009

Le Président de la Région Guyane
Le Président de la Région Martinique
Député de la Martinique

Antoine KARAM Alfred MARIE-JEANNE

Le Président du Département de la Guyane Le Président du Département de la Martinique Sénateur de la Martinique

Alain TIEN-LIONG Claude LISE
Auteur : Victor HAUTEVILLE

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6 Comments

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  1. grugé

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    Je pense que les résultats seront serrés en Guyane.Contrairement à la Martinique ou nous savons que les élus du RDM ne feront pas camagne pour le 74 et essaieront de torpiller cette réforme pour ne pas perdre leur poste, en Guyane la classe politique et économique est confrontée à de véritables problèmes que nous ne connaisons pas ici.Rest à savoir quel sera le vote des gens du fleuve saramaca bony et améridiens, des mhongs des chinois de la seconde génération et meme des antillais qui ont fait souche là bas.Mais je crois le Guyanais créole foncièrement pour l’autonomie compte tenu du passé de ce pays.Nos élus sont donc allé prendre un bain de jouvence en Guyane.Ils ont du remarquer la jeunesse des élus de Guyane et ont du se trouver bien vieux dans cette assemblée.Hé oui messieurs en Guyane on sait laisser la place aux jeunes afin qu’ils prennent les rennes de leur destin en main.Ce n’est pas comme vous qui vous accrochez désespérement àa vos différents mandats!!!Mais le peuple commence à ouvrir les yeux.

  2. RV

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    Les politiques font ce qu’ils savent faire : se battre pour leurs avantages et pouvoir personnel. Rien n’a jamais été fait pour le « peuple » si eux ne gagnent pas à etre réélu ou à engranger un quelconque profit. Pourquoi voulez vous que cela change ? Jamais cette classe politique ne changera. La Martinique n’a pas besoin du 74. Aucun de ses problemes actuels ne sera réglé par celui-ci, alors arrétons de mentir au peuple.Et meme dans le cas ou un jour une evolution statutaire serait indispensable, celle ci ne doit pas s’appuyer sur « les competences de la collectivité local » car elle n’en a peu et surtout n’en a cure des problemes de la Martinique.Oublions cette mascarade et battons nous pour notre ile et nos enfants, pas pour notre gloire personnelle…

  3. lREPONSE A RV

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    Tu es un enfoiré RV et réactionnaire qui se prend pour un ptit français.Fait l’effort de relire ce texte: Si aprèstu ne comprends pas la nécessité de changer va servir de carpette à la Pointe Cerisier ou Pointe Jacob… Tes maître sont là enfoirés !!!!Considérant la dégradation régulière des situations économique et sociale de la Guyane et de la Martinique (taux de chômage, phénomènes de pauvreté, vie chère, atteintes à l’environnement, faiblesse du tissu économique, …) et, plus fondamentalement encore, la situation de mal développement chronique que connaissent ces deux pays ;Considérant que le cadre institutionnel actuel, qui se caractérise par un système de région monodépartementale générant un enchevêtrement des compétences, est préjudiciable à l’efficacité de nos politiques publiques ;Considérant que ce cadre institutionnel a désormais atteint ses limites ;Considérant que la nécessaire mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement de la Guyane et de la Martinique suppose un changement en profondeur des rapports entre l’Etat et ces pays ; aucun développement endogène, durable et créateur d’emplois ne pouvant se concevoir sur ces pays sans un réel renforcement de la capacité d’initiative des peuples concernés et de la capacité d’agir de leurs représentants légitimes ;Considérant les véritables aspirations aux changements qui se manifestent depuis plus de 50 ans, tant en Guyane qu’en Martinique ;Considérant les possibilités offertes par le Titre XII de la Constitution – singulièrement par son article 74 – de mise en œuvre de cadres institutionnels qui, tout en maintenant les collectivités concernées au sein de la République française, leur permettent d’avancer réellement sur la voie de la responsabilité ;Considérant les délibérations des congrès des élus Départementaux et Régionaux du 20 juin 2008, du 19 décembre 2008 et du 2 septembre 2009 pour la Guyane et les délibérations des congrès du 18 décembre 2008 et du 18 juin 2009 pour la Martinique proposant respectivement que la Guyane et la Martinique évoluent vers un cadre institutionnel régi par l’article 74 de la Constitution prévoyant notamment l’instauration d’une nouvelle collectivité gérée par une assemblée territoriale dotée de nouvelles compétences. Cette collectivité nouvelle disposera d’un pouvoir réel d’adaptation des lois et règlements en vue de la définition de politiques plus adaptées aux réalités des pays concernés et pouvant répondre plus efficacement aux besoins et aux attentes des peuples guyanais et martiniquais dans toute une série de domaines (foncier, santé, économie, vie chère, emploi, aménagement du territoire, coopération régionale et internationale, transport, logement, culture, éducation, sport, etc.) ;Considérant le caractère exceptionnel du processus d’évolution statutaire approuvé par les élus de la Guyane et de la Martinique qui requiert une large campagne d’information démocratique au sein de nos populations, les Présidents du Conseil Régional Antoine KARAM et du Conseil Général Alain TIEN LIONG de la Guyane, les Présidents du Conseil Régional Alfred MARIE-JEANNE et du Conseil Général Claude LISE de la Martinique, conformément à la demande très majoritairement exprimée par les congrès des élus Départementaux et Régionaux de Guyane et de Martinique, sollicitent du Président de la République une audience dans les meilleurs délais. Cette audience aura pour objet d’examiner avec lui les modalités d’organisation de la consultation populaire courant 2010.

  4. LA RAISON

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    RV a bien raison comme Glissant qui parle de colonisation réussie et si c’était vrai..;regarder les yeux du FAUX-chaben. En fait une colonisation réussie…COMME LE DIT GLISSANT  » Edouard Glissant : J’irais plus loin. C’est presque un exemple de colonisation réussie. La France donne de l’argent aux Antilles pour que les Antillais achètent des produits français. C’est un circuit colonial. Cet assistanat, qui a longtemps déterminé une grande part de la psychologie des Antillais, se dévoile de plus en plus dans ses réalités. Tout le processus est sous contrôle de la classe de ceux qu’on appelle, en Martinique et en Guadeloupe, les Békés. Ils sont les descendants des grands propriétaires fonciers. Ils sont aussi les maîtres des rouages de l’import-export. On ne peut pas s’en sortir. Il faudrait que la politique des Antillais dépasse les revendications économiques, qui sont nécessaires. Il faudrait qu’ils sachent quel pays ils veulent habiter.

  5. demeure patrick

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    je suis un simple metropole qui aime le droit au courage le droit a la voloné d’etre est au choix d’une divercité positive j’aprouve cette volontée de passer du stade d’adoléssant au stade d’un teritoire mature c’est avec baucoups de passion et de force de conviction que cette region montre l’exemple aux autres francais qui sont sclerosés par leurs aquis et point par la volontée de progrés merci de me lire

  6. petite réaction de la guyane

    30 mai 2013 at 4 h 55 min

    je suis sincèrement désolé de voir que les gens sont pour le 74…. étant une jeune guyanaise je pense qu’ils se sont laissez bernés par de belles paroles…je suis prête à y croire si on me dit comment vous allez remédier à tous les problèmes du pays avec un article…. mais que dis-je bien sur en créant d’autres problèmes……une seule assemblée qui en sera le président, lui un tel ou un tel une guerre entre élus se perpétrée…..zot gain bel do….. on vous dit on va améliorer ça ça et ça avec l’article 74, plus de chômage plus de travail, amélioration des structure ect ect…. mais moi personnellement je voudrais bien savoir comment????de plus dans quelle loi il est écrit que l’amélioration de ci et de ça en Guyane ne pouvait pas se faire se faire sans autonomie nul part à mon avis si il le pouvait cela se serait fait bien avant….et pis tout ça c’est du bon j’aime bien tout ceux qui pensent qu’on pourra être autonome…….. j’ai entendu hier soir de je sais plus quel élu qui disait «  » on passe à l’article 74 on sera autonome mais on garde les subventions de la l’état » » c’est du joli tout ça….je ne sais pas pour la martinique mais la guyane n’est pas prête à être autonome….. imaginé les guyanais pour le pont on va chercher l’état pour ci ou ça où est l’état???…… les élus guyanais sont incapables de prendre une décision sans désaccord discorde même dispute alors qu’ils sont dans des conseils différents les réunir ça serai comme créer un cataclysme…..enfin moi je suis contre c’est mon avis……..

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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