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COUP D’ETAT AU HONDURAS : FIDEL CASTRO SORT DU SILENCE

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Par Rédaction du Naïf : Pour le leader maximo, »le Coup d’Etat au Honduras est une erreur suicidaire, »et il ajoute « Nous ignorons ce qu’il se passera cette nuit ou demain au Honduras, mais la conduite courageuse de Zelaya passera à l’Histoire. »
J’avais aussi écrit deux paragraphes plus haut : « Ce qu’il se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’administration étasunienne. »

L’antédiluvienne institution interaméricaine, qui s’était réunie le lendemain à Washington, avait promis dans une résolution en demi-teinte et tiède de faire aussitôt les démarches pertinentes pour chercher une harmonie entre les parties en conflit. Autrement dit une négociation entre les putschistes et le président constitutionnel du Honduras.

Le haut gradé, qui restait à la tête des forces armées honduriennes, se prononçait publiquement contre les positions du président, dont il ne reconnaissait l’autorité que du bout des lèvres.

Les putschistes n’attendaient pas autre chose de l’OEA. Peu leur importait la présence d’un grand nombre d’observateurs internationaux qui étaient arrivés dans le pays pour attester d’une consultation populaire et avec lesquels le président Zelaya s’était entretenu jusque tard dans la nuit.

Ce matin, au petit jour, ils ont lancé contre la résidence du président environ deux cents soldats de métier bien entraînés et armés qui, écartant rudement l’escouade de la garde d’honneur, ont séquestré Zelaya, qui dormait alors, l’ont conduit à la base aérienne, l’ont fait monter de force dans un avion et l’ont déposé sur un aéroport costaricien.

C’est à huit et demi du matin que nous avons appris par TeleSur cet assaut contre la maison présidentielle et l’enlèvement. Le président n’a pas pu assister au lancement de la consultation populaire qui devait se dérouler ce dimanche-ci. On ignorait encore son sort.

La télévision officielle a été interrompue. Les putschistes souhaitaient empêcher une divulgation prématurée de leur trahison à travers TeleSur et CubaVisión Internacional, qui informaient des faits. Aussi ont-ils suspendu les centres de retransmission et fini par couper le courant dans tout le pays.

Le Congrès et les hauts tribunaux, impliqués dans la conspiration, n’avaient pas encore publié les décisions qui la justifiaient. Ils ont d’abord fait leur coup d’État inqualifiable, puis l’ont légalisé. Le peuple s’est réveillé, a constaté ce fait acquis et a commencé à réagir avec indignation. On ignorait toujours le sort de Zelaya.

Trois heures après, la réaction populaire était telle qu’on a vu des femmes frapper du poing des soldats dont les fusils leur tombaient presque des mains tant ils étaient désarçonnés et nerveux. Au départ, on aurait dit qu’ils livraient un étrange combat contre des fantômes ; plus tard, ils ont tenté de bloquer de leurs mains les objectifs des caméras de TeleSur, ils visaient, tremblant, les reporters et quand les gens avançaient, ils reculaient parfois.

Les putschistes ont envoyé des transports blindés armés de canons et de mitrailleuses. La population discutait sans peur avec les occupants des blindés. Étonnante réaction populaire !

Vers deux heures de l’après-midi, en coordination avec les putschistes, une majorité domestiquée du Congrès a déposé Zelaya, le président constitutionnel, et nommé un nouveau chef d’Etat, affirmant au monde, après avoir présenté une signature falsifiée, qu’il avait démissionné.

Quelques minutes après, depuis un aéroport costaricien, Zelaya a informé de ce qu’il se passait et a démenti catégoriquement avoir démissionné. Les conspirateurs se couvraient de ridicule aux yeux du monde.

Bien d’autres choses se sont déroulées aujourd’hui. CubaVisión s’est consacrée presque toute entière à démasquer le putsch, informant tout le temps notre population.

Certains faits ont revêtu un caractère nettement fasciste. Bien que prévisibles, ils ne cessent d’étonner.

La cible fondamentale des putschistes a été, après Zelaya, Patricia Rodas, la ministre hondurienne des Affaires étrangères. Ils ont dépêché un autre détachement chez elle. Courageuse et résolue, elle a agi vite et n’a pas perdu une minute pour dénoncer le putsch par tous les moyens.

Notre ambassadeur, Juan Carlos Hernández, était entré en contact avec elle pour s’informer de la situation, comme l’ont fait d’autres ambassadeurs. À un moment donné, elle a demandé aux représentants diplomatiques du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba de la rejoindre, car, férocement harcelée, elle avait besoin d’une protection diplomatique.

Notre ambassadeur, qui avait été autorisé dès le premier instant à offrir le plus grand appui possible à la ministre constitutionnelle et légale, s’est alors rendu chez elle.

Alors que les ambassadeurs étaient déjà avec elle, le commandement putschiste envoie le commandant Oceguera l’arrêter. Les ambassadeurs forment un écran devant elle et informent le militaire qu’elle se trouve sous protection diplomatique et qu’elle ne se déplacera qu’en leur compagnie. Oceguera discute avec eux respectueusement.

Quelques minutes après, de douze à quinze hommes en battle-dress et encagoulés pénètrent dans la résidence. Les trois ambassadeurs font alors bloc autour de Patricia ; les encagoulés agissent brutalement et parviennent à séparer les ambassadeurs vénézuélien et nicaraguayen, mais le nôtre, Hernández, est accroché si fort à son bras que les encagoulés les traînent tous les deux jusqu’à une fourgonnette, les conduisent jusqu’à la base aérienne, parviennent à les séparer et emmènent Patricia.

Alors que notre ambassadeur est arrêté, Bruno Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, qui a eu des nouvelles de l’enlèvement, parvient à l’avoir sur son portable, mais un des encagoulés tente brutalement de le lui arracher.

Notre ambassadeur, qui avait déjà reçu des coups chez Patricia, lui crie : « Ne me bouscule pas, cojones ! » Je ne me rappelle pas si Cervantès a déjà utilisé ce mot, mais notre ambassadeur Juan Carlos Hernández a sûrement enrichi notre langue.

Après, les encagoulés l’ont abandonné sur une route, loin de l’ambassade, et l’ont averti avant de le libérer que s’il parlait, il risquait de lui arriver quelque chose de pire. « Rien n’est pire que la mort ! », leur a-t-il rétorqué dignement, « et pourtant vous ne me faites pas peur. » Les habitants de l’endroit l’ont aidé à regagner l’ambassade d’où il est aussitôt entré de nouveau en contact avec Bruno.

On ne peut négocier avec les hauts gradés putschistes. Il faut exiger leur démission, et que des officiers plus jeunes et non compromis avec l’oligarchie se substituent à eux. Sinon, il n’y aura jamais de gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » au Honduras.

Les putschistes, acculés et isolés, n’ont aucune échappatoire possible si on leur fait face avec fermeté.

Jusqu’à Mme Clinton a déclaré dans l’après-midi que Zelaya était le seul président hondurien.

Et les putschistes, sans l’appui des États-Unis, n’osent même pas respirer.

Encore en pyjama voilà quelques heures, Zelaya sera reconnu par le monde entier comme le seul président constitutionnel du Honduras.

Fidel Castro Ruz ,le 28 juin 2009
Auteur : Camille CHAUVET

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  1. bernard

    30 mai 2013 at 9 h 46 min

    Le scénario de ce coup d’état est déjà connu c’est unremake et l’action s’était déroulé à Port-au-Prince lors du pusch du general Raoul Cedras , du général Philippe Biambi et du colonel Michel François.Pour faire passer la pilule les puschistes étaient venu avec le concept de « Rectification démocratique » pour désigner leur action, car ils étaient venus avec un dossier disant que le président avait violé la constitution. La suite on connait embargo,débarquement de 24000 marines et le retour du président constitutionnel élu, et puis le second coup de 2004 ^pour envoyer définitivement le même président dans le décor.Le colonel Michel François actuellement en exil au Honduras a été formé a la Escuela de las Americas dans la Canal Zone de Panam maintenant fermé, il a un expertise certaine dans ce genre de coup de plus Raoul Cedras vient juste d’être accepté comme résident au Panama.Ce coup est extrêmement dangereux pour notre Amérique car il a lieu à quelques semaines de la conférence de Port-of- Spain.N’oublions pas non plus que la 6 ème flotte US avec une force de frappe étonnante sillonne les côtes Caraibes et Sud américaine. depuis Juillet 2008.En bon créole on appelle cela « Taye ou bonèt pou yon nèg » et ce bonnet semble prendre la forme de la tête de Obama et son equipe. Hypothèse?Cela pue les methode de l’IRI ,i’institut républicain. L’empire a des soucis?

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Source CaraïbeCreolsNews :La France a-t-elle aboli l’esclavage ? Par Danik I. Zandwonis *

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La France a-t-elle aboli l’esclavage ?  C’est le titre d’un ouvrage de l’historienne Nelly Schmidt qu’il faut avoir lu. Elle décortique avec une grande justesse d’analyse, les 2 « abolitions » de 1794 et 1848 en Guadeloupe et qui sont aujourd’hui encore des marqueurs de notre société coloniale.Mais c’est l’actualité africaine la plus brûlante qui nous ramène vers l’ouvrage de N. Schmidt. Le fait que des migrants d’origine africaine aient été vendus en Libye remet un coup de projecteur sur la politique francafricaine.

D’abord c’’est un média américain, (CNN) qui a révélé cette affaire, pourtant la présence politico-médiatique française en Afrique est plus que réelle. Ensuite on est en droit de s’interroger sur le black out de la France sur cette affaire. Ce silence gêné de médias français, tout comme celui de la diplomatie et du gouvernement français peut être compris comme une volonté affirmée de « zapper » ce fait gênant pour les uns et les autres. Il suffit pour s’en convaincre, de mesurer à l’inverse l’impact émotionnel de ces mêmes médias et du gouvernement français quand un ressortissant français blanc, soldat ou autre est la victime d’une agression en terre africaine.

Il est bon de rappeler, que le chaos existant actuellement en Lybie est l’une des conséquences de la politique Moyen -Orientale des européens, la France en tête. Chez nous en Guadeloupe, pays peuplé majoritairement d’Afro descendants , la réaction s’est aussi fait attendre. Silence radio total des deux assemblées majeures, pas un communiqué de Josette Borel ou de Chalus sur cette problématique. Faut -il penser que nos deux présidents ne sentent pas concernés ? même silence embarassé des parlementaires : ce n’est que 48h après qu’Olivier Serva a sorti un timide post sur les réseaux sociaux.

On en arrive même à se demander si toutes les manifestations qui sont généralement organisées au mois de mai pour « commémorer » l’abolition(?) de l’esclavage en Guadeloupe, ne sont pas totale hypocrisie ? 

En réalité, ces élus guadeloupéens, « marchent » au rythme du gouvernement français, quand le « maitre blanc » parle , ils vont dans le sens de sa parole, mais quand le maitre est silencieux, ils adoptent une attitude similaire. C’est bien là, le mal profond de notre pays, la classe politique dans son ensemble, manque cruellement de courage, elle préfère aller dans le sens du vent pour n’avoir jamais à s’opposer à ceux qui depuis Paris, décident pour nous.

Ce qui s’est passé en Libye et le silence -j’ai presque envie de dire- silence complice, prouve et démontre que les chaines de l’esclavage politico-mental sont toujours présentes dans les cerveaux. Mais il n’y a pas que pour la Libye. Il y a de cela quelques semaines, les Catalans ont posé avec force et détermination, la question de leur indépendance face à l’état central espagnol : vous avez entendu un élu guadeloupéen oser prendre une position contraire à celle du gouvernement français actuel ? la réponse est négative.

Fort heureusement, il y a encore quelques journalistes guadeloupéens qui osent dire tout et tout haut.( je me permets içi de saluer mes confrères de « Presse Hebdo « sur Radio Guadeloupe 1ére : Eric Lefèvre, Gilbert Pincemail, Olivier Lancien, Eric Bagassien…. ils font le job et ouvrent sans crainte les débats. On ne dira pas autant de cette radio commerciale au service du pouvoir devenue depuis 2009 quasiment murette sur tout ce qui peut déranger les pouvoirs en place.En réalité, notre classe politique, volontairement s’absente de tous ces débats, elle ne semble préoccupée que par ses questions électoralistes.

Et pourtant, la situation sociale s’aggrave en Guadeloupe ;les tensions couvent. il y a moins d’un mois, Elie Domota et les militants de l’UGTG ont lancé une première alerte, qui ressemble fortement à un avertissement. Mais là non plus personne n’a entendu. La vie continue « tranquillement », mais chacun se doit de savoir, que ce calme n’est qu’apparent, la Guadeloupe est de nouveau au bord d’une grosse crise.C’est à croire, que nous vivons dans une bulle. La Lybie, la Catalogne, la situation sociale et ses conséquences, tout cela n’interpelle personne : jusqu’à quand ?

*Danik I. Zandwonis Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site@ : danik@mediacreole.com

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A lire source/ CCN/Danik I. Zandwonis/Guadeloupe

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Yohann, Lycéen de 15 ans a été assassiné… Par Danik I. Zandwonis

Sélectionner Pour Vous ! Source Creole News : Dans quel pays vivons nous vraiment? Dans quelle société sommes nous ? Qui peut dire ? Un ados tranquille, est poignardé sous les yeux de ses camarades à la sortie du lycée, juste pour lui voler son portable.

Celui qui a commis ce crime atroce d’une violence inouïe a été identifié et sera jugé et imprisoné. Ce jeune criminel est à l’image de tous les autres. Ils sont égarés, perdus, sans repères, et hélas produits de notre société : ce ne sont pas des extras terrestres et ce n’est hélas pas la première fois que la violence criminelle fait la une de l’actualité. Périodiquement des crimes de ce type sont hélas commis : Sandra Martial, (Baie-Mahault 2008), Gerty David ( Rivière Sens 2006), Marie Josée ( Capesterre-BE) pour ne citer que le cas de ces de 3 jeunes femmes sauvagement assassinées.

Pour en être arrivés à cette extrémité, c’est que ce pays est désespérément malade.
Comment va t-on le guérir de ces maux qui sont devenus au fil des ans le quotidien de la Guadeloupe ? Que faut-il faire ?Quelques instants après ce drame, quelques élus, qui sont eux aussi pères ou mères de famille, se sont fendus de communiqués pout déplorer, s’apitoyer sur ce qui s’est passé.

Et comme à l’habitude, la seule solution évoquée est l’envoi massif de renforts policiers, d’autres réclamant même la venue en Guadeloupe, du ministre français de la police : Bernard Cazeneuve. (Jadis alors qu’il était ministre de la police, Manuel Valls était aussi passé …Faut il penser que l’éventuelle visite en Guadeloupe, d’un ministre soit le remède efficace capable de guérir les maux dont souffrent notre pays ? J’en doute.

D’abord et je ne peux pas croire que nos élus ne soient pas informés de ce fait : La France, est depuis quelques années, le pays européen, où il y a eu le pus d’attentats meurtriers.

La France selon son président est en guerre ; Toutes les forces de police sont mobilisées, et les syndicats policiers français ne cessent de se plaindre de l’épuisement et de la fatigue des policiers très sollicités depuis près de 2 ans. Les policiers français, sont très largement insuffisants pour contrer la « menace terroriste ». Ce qui signifie que la France a autant que la Guadeloupe, besoin de policiers et en grand nombre. Bernard Cazeneuve peut débarquer ici, mais il ne pourra certainement pas déployer un nombre important de flics pour contrer ou prévenir toutes les violences urbaines. Les quelques flics supplémentaires qui pourraient être envoyés ici ne seront jamais en nombre suffisant au regard des demandes des élus et des syndicats policiers. Nous ne cessons de le dire, les questions liées à la violence et à la délinquance urbaines n’ont pas qu’une simple solution policière.

Il faut chercher ailleurs les racines de toutes ces violences et aussi les remèdes.

Depuis des années, dans toutes les villes et même dans les bourgs, les quartiers et la campagne, les jeunes de tous âges, fument de l’herbe et cela en toute impunité. Le trafic des substances illicites n’a pas cessé de croitre. Pourquoi ? D’abord parce que nos politiciens de tous bords parlent beaucoup, gesticulent, mais ne font strictement rien pour faire baisser vraiment le chômage ni le trafic de drogue. Comment penser que dans un pays où la majorité des moins de 25 ans est sans travail, sans argent et donc à la rue, elle puisse rester calmement en se laissant mourir au soleil ? Qui peut le croire ?

Ces délinquants qui font la une de l’actu, qui braquent ou qui agressent les gardiens de prison, tirent sur les policiers, ce sont-le mot est fort – nos terroristes à nous. Des terroristes –voleurs de smartphones, des terroristes -braqueurs de magasins… Terroristes sans pitié qui n’hésitent pas à égorger, à tuer.

Dans un Pays , le notre où un jeune de 20 ans n’a pas de travail, n’a aucune perspective, sa seule possibilité, pour participer à la consommation est d’utiliser la violence la plus primaire, la plus sauvage pour satisfaire son « besoin » de consommer. Pour continuer son trafic il a besoin d’outils : portables, bijoux, engins motorisés, il ne peut pas les acquérir, alors ils les vole et si pour cela il faut tuer, il n’hésite pas, car sa vie n’a plus pour lui aucune valeur, donc il est sans pitié pour vous, pour moi ou pour Yohann…

C’est ce problème social qu’il faut résoudre d’urgence, on pourra mettre dans les rues, devant les lycées le plus grand nombre possible de flics, de mamblos, d’agents de sécurité, tant que des milliers de jeunes seront ainsi livrés à eux mêmes et sans perspective ; la violence ne cessera pas. Ce qui se passe ici n’est donc pas surprenant.

Il est donc temps que nos politiques qui ne pensent qu’à se faire réélire, changent de logiciel et commencent à s’inquiéter réellement de la situation de pauvreté, de misère sociale, de rééducation de centaines de jeunes qui désespèrent.
En France face la montée de l’islam radical, le gouvernent français, croit avoir trouvé une parade et a créé des centres de déradicalisation. Quelle initiative majeure et efficace a été prise dans notre pays pour aider les jeunes désespérés à sortir de leur ghetto et de leur enfer quotidien ? Quand donc les 4O% de chômeurs pourront avoir un emploi dans un pays sans avenir ? Qui s’en préoccupe vraiment ?

Qui fait quoi et où ?
On voit certains maires plus intéressés à aller à pôle Caraïbe Airport accueillir des jeunes médaillés olympiques, que de se préoccuper de ce qui se passe dans les quartiers où la misère est devenue le pain quotidien.Les policiers ne font pas dans le social, ils sont là pour défendre la Société, réprimer et comme ils sont aujourd’hui pris pour cibles, ils vont riposter : ça ne va pas s’arranger. La violence va sans doute connaitre d’autres pics.

En résumé, je crains que le jeune Yohann assassiné pour un portable, ne soit mort pour rien, car dans une semaine, tout sera oublié, jusqu’au prochain : Kevin, Nathan, Harold, Mike ?

Source Créole News /Danik I. Zandwonis

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La Caraibe : de Camille Darsieres à Alfred Marie-Jeanne Par Camille Chauvet

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Rédaction du Naïf : C’est feu Camille Darsières une des figures éminentes du Parti progressiste Martiniquais qui a été le premier politique à dénoncer le texte législatif français qui définissait une coopération régionale des ROM encadrée.

En sa qualité de président de la Région Martinique, il a proposé que les Conseil régionaux des DOM « peuvent décider avec l’autorisation due Gouvernement d’organiser des contacts réguliers et passer des ententes concernant la coopération en matière économique, sociale technique, scientifique, culturelle ou d’environnement avec le collectivités décentralisées de leur zone géographiques» et lors de cette allocution du vendredi 6 avril 1990 à Cayenne dans le cadre de la Conférence plénière pour la Coopération régionale dans la Caraïbe, suivi des Assises de la Coopération décentralisé Nord-Sud de la même année au mois de novembre, il évoquait tout ce qui se réalise maintenant.

Aujourd’hui, ce 4 juin de l’an de grâce deux mil seize, au rendez-vous de l’Histoire c’est Alfred-Marie-Jeanne qui est reçu comme un chef d’Etat sur le territoire Cubain, en représentant de l’autorité politique élue démocratiquement de Martinique. Réception sous le signe non pas du drapeau français symbole de la République, mais du drapeau négrier signe sans doute que nous sommes encore dans le monde l’Habitation. Et ce n’est pas plus mal.
Entre cette date et l’Allocution de Camille Darsières de l’année 1990, et ce 4 juin historique pour nous Martiniquais il y a eu le travail de tous les présidents de région et surtout la mise en œuvre de cette diplomatie Territoriale par l’ancien président de Région Serge Letchimy.

En Tout cas, ayons en mémoire feu Clovis F. Beauregard, Martiniquais Commissaire général chargé des Contacts Europe-Caraïbe dans les années 80-90.
Au fond, l ‘Histoire est en permanence tissée d’événements. L’événement est l’imprévisible, et est toujours pris dans un contexte qui en fournit les conditions. Aussi la responsabilité des hommes est toujours présente et c’est grâce à l’événement, parce qu’il faut le comprendre, que s’éclaire après coup le passé et demain. Ce 4 Juin2016 est un évènement rendez-vous de l’Histoire manque pour certains accomplis pour d’autres. Peut importe, car le Peuple Martiniquais est là dans cette Caraïbe. Les faits sont là têtus.

Comme elle a raison mon amie Hannah Arendt !

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