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POLITIQUE

DECOLONISATION, DEPARTEMENTALISATION, AUTONOMIE ET INDEPENDANCE, VUES SOUS L’ANGLE DE L’ANALYSE SEMIOTIQUE.

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Source Bloc Jean Bernabé. In montraycreol: A l’heure des états généraux mettant hors de l’espace public la pensée constructive,et de la montée en force des réactionnaires de tout bord,cette éclairage sémiotique va sans doute interpeller les décideurs et tous ces macaques blancs venus du froid sur l’évolution de « leur « domaine colonial ou encore encourager les défenseurs de la colonisation réussie.
Trois révolutions (anglaise, américaine et française) accouchent des temps modernes. Leur caractéristique commune : le rejet systématique et radical de l’« objet ». En terme sémiotique, cet objet peut, en l’occurrence, être qualifié d’ « anti-objet », puisque rejeté au lieu d’être recherché.

Il s’agit de la monarchie pour ce qui est de l’Angleterre et la France (Cromwell établit la République et Louis XVI est décapité) ; de la métropole, dans le cas des Etats-Unis, pays de la première grande révolution anticolonialiste.

Quant à la Révolution haïtienne, chronologiquement la deuxième révolution anticolonialiste, elle allie pour la première fois l’anticolonialisme de rupture et l’antiesclavagisme, constituant par nature et par définition une disjonction d’avec le maître.

L’action révolutionnaire menée dans tous ces cas de figure a pour but et sanction l’indépendance, cassure pourvoyeuse de souveraineté.

En matière de décolonisation, ce modèle, largement prédominant, n’est pas le seul.
La possibilité d’une décolonisation sur le mode non pas de la rupture mais de l’intégration trouve sa concrétisation dans la transformation en Départements d’Outre-Mer (DOM) des quatre anciennes colonies françaises (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion).

Il n’y a pas lieu de sous-estimer a priori l’intégration comme mode légitime de décolonisation.

Le modèle intégrationniste a toujours été violemment rejeté par l’extrême gauche anticolonialiste, au motif qu’il est ontologiquement (je veux dire : dans sa nature même) porteur d’assimilation.

Mon propos n’est pas d’en faire l’éloge, mais de mettre à plat la problématique de la décolonisation, débarrassée autant que faire se pourra des a priori de nature à en gêner l’évaluation et à obscurcir nos choix.

La critique de l’option intégrationniste se nourrit aisément de la situation de type néo-colonial engendrée par le processus de départementalisation. Les événements, selon moi d’une importance capitale, de janvier-février-mars 2009 aux Antilles l’ont rappelé et mis en exergue de façon magistrale et ce, à un niveau de conscientisation collective jamais atteint.

Mais une telle argumentation développée contre la démarche intégrationniste s’effondre aussitôt que l’on s’avise d’examiner l’évolution de toutes les colonies ayant au contraire emprunté la voie de la rupture institutionnelle d’avec leur métropole, autrement dit, de l’indépendance nationale.

Ces dernières auraient-elles échappé au piège du néocolonialisme ? Si tel eût été le cas, cela se saurait. Il est donc de la plus grande importance d’avoir une approche saine des phénomènes historiques, dépouillée de leurs oripeaux idéologiques et subjectifs.

Césaire lui-même, le rapporteur de la loi de 1946, dénonça le premier, au bout de seulement quelques années, les effets pervers de la départementalisation, pourtant consécration d’une demande ancienne des élites locales et d’une aspiration des masses confusément partagées entre le désir d’échapper à une misère matérielle profonde et un ressentiment ambivalent envers le Béké, emblème local du colonialisme.

La métropole apparaissait à cette époque, en raison précisément de son estampillage républicain, comme étant, sémiotiquement parlant, un « adjuvant ». Elle rendait en effet possible pour les descendants d’esclaves et autres exploités l’accession à un « objet » considéré comme primordial : le bien-être matériel.

De toute évidence, les conditions socio-historiques et psycho-politiques, vu la nature et la structure des contentieux historiques à l’œuvre dans nos sociétés, s’opposaient au succès de cet intégrationnisme-là.

Au regard de tous les obstacles propres à déconsidérer la voie intégrationniste, on ne peut, en définitive, que qualifier d’utopiste sa mise en œuvre en ce qui a trait à nos pays. Cela ne signifie pas pour autant que toute décolonisation par intégration à la métropole constitue en soi une aberration ou une impossibilité.

L’histoire américaine fournit un exemple très éclairant de ce modèle de décolonisation.

Qu’est-ce en effet que l’esclavage et la ségrégation raciale aux USA, sinon des formes internes du processus colonial ?

Le colon quitte l’Europe vers l’espace américain (colonisation externe) et, par le recours à la traite, il déplace vers lui des hommes qu’il va doublement exproprier : de leur liberté (condition servile) et de leur force de travail (condition prolétaire).

Il s’agit là d’un cas typique de colonisation interne avec tous les ingrédients sémiotiques du processus de colonisation tels qu’exposés dans mon article précédent : l’xistence d’un objet à conquérir et la mise en œuvre d’un déplacement dans l’espace vers l’objet colonial.

Au terme de ce déplacement de l’Afrique vers l’espace américain, les esclaves devenaient des « colons passifs et virtuels », inscrits malgré eux dans une créolité destructrice des peuples « autochtones », en l’occurrence amérindiens.

Les Noirs américains avaient deux options : soit la rupture d’avec le colon (Marcus Garvey et Malcolm X) soit l’intégration dans le peuple américain (Martin Luther King). Obama constitue le triomphe le plus éclatant de la visée intégrationniste.

Cela dit, les Noirs sont appelés à devenir des colons actifs. Leur intégration dans l’ensemble de la nation les prédispose collectivement à épouser ni plus ni moins que leurs concitoyens blancs, les visées impérialistes du gouvernement étasunien à l’égard du reste du monde.

Les tristes mais très réalistes exemples de Condoleezza Rice et de Colin Powell ne peuvent que conforter mon analyse. On le voit donc, certaines conditions historiques favorisent le mode intégrationniste de la décolonisation, malgré la violence du contentieux entre colons et colonisés de l’intérieur.

Les conditions géopolitiques ont favorisé l’intégration d’Hawaï dans les USA, tandis que celles dont relèvent Porto-Rico, permet encore à ce territoire de résister à l’intégration totale. Nous avons aussi le cas de l’Afrique du Sud dont la voie la moins coûteuse, humainement, a été celle de l’intégration.

On peut enfin noter l’influence quasi planétaire de Rome, à l’instar de celle des USA, aujourd’hui.

La colonisation romaine débouchait sur un mélange particulier d’intégration et d’adaptation au milieu. En sorte que les indigènes ressortissants aux confins les plus orientaux de l’Empire pouvaient énoncer, de façon tout à fait légitime, la phrase « Civis romanus sum » (Je suis citoyen romain) et en concevoir une fierté identitaire dépourvue de l’aliénation repérable aujourd’hui dans biens des territoires colonisés.

Les empereurs romains pouvaient être originaires de n’importe quelle contrée. La voie de l’intégration n’est pas aussi marginale qu’on pourrait l’imaginer, à première vue, sans qu’il y ait nécessité à porter, dans le cadre de cette analyse, un jugement de valeur sur ce mode de décolonisation.

S’agissant de nos pays, la démarche intégrationniste de 1946 a correspondu à une mésestimation des capacités du système capitaliste, compte tenu notamment de ses pratiques de l’époque, à renoncer à sa finalité : la domination impérialiste, source d’élimination de toute altérité, vecteur donc d’assimilation.

Il faut certes distinguer l’assimilation passive (être assimilé par) de l’assimilation active (assimiler). Un intellectuel de la carrure de Césaire a particulièrement bien assimilé la culture occidentale, plus spécialement française. Il l’a faite sienne.

Il l’a « colonisée », sans pour autant en spolier les Français. Sémiotiquement parlant, la culture fait partie, rappelons-le, de ces objets qu’on peut s’approprier, sans en désapproprier ou exproprier autrui. Nous avons là une colonisation mentale qui n’est pas un effet du colonialisme.

Mais il n’en a pas été du tout de même pour les masses et pour le gros de l’élite (ou, si l’on préfère la pseudo-élite) petite-bourgeoise, engagés bien avant 1946 dans un processus de déni et d’assimilation culturelle et identitaire avec la Métropole, toute démarche récusée, condamnée par le chantre de la Négritude. Je dis bien « Métropole », avec un « m » majuscule et ce, en me situant à contre-courant d’autres anti-colonialistes, allergiques, comme sous le coup d’une vision magique des choses, à l’utilisation de ce terme pour désigner la France.

Comme si nos pays ne connaissaient pas un grave enlisement dans une situation néo-coloniale. Comme si toute colonie ou néo-colonie ne supposait pas une métropole. Comme si le seul fait de rappeler ce type de dépendance constituait un obstacle rédhibitoire à la décolonisation appelée de nos voeux.

Décolonisation, ai-je dit ! Et si on essayait, précisément, de soumettre ce terme au scalpel d’une analyse socio-sémiotique ?
J’entends par là, une analyse réfractaire à interpréter les données sociales au seul crible de l’idéologie, mais soucieuse aussi de la prise en compte des mécanismes propres à dévoiler, fût-ce partiellement, le sens caché de ces données.

La départementalisation ? Sans aucun doute, un échec. Mais cet échec est-il plus cuisant que le processus de décolonisation pérennisant le pillage actuel de l’Afrique, pourtant indépendante, quant à son statut institutionnel, mais impuissante à se défendre, soumise aux diktats du FMI et de la Banque Mondiale, dans une satellisation pas moins dangereuse que celle dont elle pâtissait auparavant ?

Je veux parler d’une spoliation multilatérale (la multilatéralité, telle est un des attributs à double entrée de l’indépendance). Ce crime néo-colonial est perpétré avec la complicité agissante ou passive de bien des dirigeants, charismatiques ou pas.

Ni sur le plan économique, ni sur le plan culturel, il ne semble juste de considérer l’intégrationnisme, certes très utopique de la départementalisation, comme intrinsèquement pire qu’un indépendantisme chimérique. Erreur, faute politique des promoteurs de la départementalisation ?

Il y aurait beaucoup de présomption et d’inconséquence à juger les hommes politiques d’une époque antérieure à partir des données du présent ? Pour le moins, cela s’appelle anachronisme.

La situation de « plus anciennes colonies de la France » aura assurément mobilisé dans nos pays les tréfonds d’une sagesse populaire consacrée par plusieurs siècles de domination et d’espoirs déçus.

Ce long commerce avec la Bête aura permis de comprendre confusément ceci : on ne se débarrasse pas facilement d’elle, il faut peut-être y regarder à deux fois avant de réussir à la liquider, bref ses têtes coupées risquent toujours de renaître avec un autre visage.

D’où nécessité de se tenir veillatif et méfiant !

Tout cela ayant été dit, il me semble que si le statut de département, malgré toutes les aberrations découvertes à son sujet, présente un avantage, c’est de nous avoir mis en situation de procéder aujourd’hui à des choix bien plus lucides que nous ne l’ayons pu le faire il y quelques décennies. Oui, pour peu que nous ayons voulu mettre à profit toutes les expériences accumulées par les pays ayant récemment accédé à l’indépendance.

Pas seulement les expériences, car le vécu des uns ne sert pas toujours aux autres, mais aussi et surtout les analyses et réflexions critiques auxquelles ces indépendances ont pu donner lieu. Dès lors, au lieu de parler d’erreur ou de faute, on peut certes invoquer l’argument de la pusillanimité, du manque d’audace.

Les anti-césairistes viscéraux ne s’en sont d’ailleurs pas privés. À ce propos, je rappelle qu’on peut n’être ni césairiste, ni césairomane, tout en se voulant profondément et définitivement césairien. C’est mon cas. Aussi suis-je convaincu qu’à propos de ce père de la nation, il est plus opportun de parler de sagesse et de prudence.

Qu’aurait donné une indépendance (plus octroyée que voulue) dans nos pays – laboratoires de la colonisation considérée par beaucoup comme la plus réussie de toutes ? Nul ne doute que la chappe de plomb de l’aliénation ait, par contre-coup, produit la géniale et libératrice éruption volcanique que constitue la poésie césairienne ?

Voilà qui justifie de reconnaître au chantre de la Négritude antillaise clairvoyance, honnêteté et modestie, pour n’avoir pas confondu ses propres aspirations avec celles du peuple.

Arrivé à ce point de l’analyse, il n’est pas inutile de rappeler la distinction que les approches sémiotiques même les plus traditionnelles établissent entre la « valeur d’usage » de l’objet et sa « valeur symbolique ». La première est d’ordre fonctionnel (par exemple : recherche du bien être) et la seconde, liée à l’imaginaire.

À cet égard, on peut dire que les départementalistes établissent une confusion permanente entre « valeur d’usage » et « valeur symbolique » : l’objet « France » se trouve synonyme à la fois de bien être matériel et de générosité (idéologie schoelcheriste de la bonne Mère-patrie républicaine qui a libéré ses enfants du joug de l’esclavage).

Quant aux premières générations d’indépendantistes (issues des événements de décembre 1959 à la Martinique), elles ont opéré la même confusion entre la valeur d’usage de l’objet et sa valeur symbolique. Sauf que l’objet « France » constituait pour eux un « anti-objet ». Au violent rejet de la France était associée une « haine fantasmatique », ne fût-ce que par réaction au culte et à l’amour tout aussi fantasmatique de la Mère-patrie exacerbé par les départementalistes bon teint.

On peut aisément concéder, à cet égard, que Césaire était affectivement très lié à la France, dont il aimait et admirait la culture, non seulement la France des Droits de l’Homme, mais aussi celle de l’humanisme hérité de la culture gréco-latine, mariée en lui à l’émergence d’une culture africaine réappropriée et sublimée. Quel mal y a-t-il à cela ?

Ce sentiment est le contrepoint d’un anti-américanisme virulent et diffère assurément de l’hystérie franco-maniaque propre aux assimilationnistes. La domination américaine, Césaire ne la juge-t-il pas comme « la seule dont on ne réchappe jamais » ? Pareil point de vue géo-politique, non dénué de pertinence, permet d’ailleurs de mieux comprendre les structures idéologiques du césairisme.

Le mouvement indépendantiste martiniquais, contrairement à la mouvance départementaliste a su quant à lui évoluer vers une dissociation de la valeur d’usage et de la valeur symbolique. En effet, pour ses adeptes, l’objet « France » reste un anti-objet (puisque la visée indépendantiste s’inscrit dans l’optique d’une disjonction institutionnelle d’avec la métropole) mais la « haine fantasmatique » des premiers temps fait place à une rationalité politique de plus en plus débarrassée de la subjectivité générée par la servitude.

Ce comportement largement émergent parmi les leaders indépendantistes (malheureusement pas encore chez tous) a pour effet de présenter la France comme un éventuel futur partenaire avec lequel, le moment venu, il y aurait lieu de traiter d’égal à égal, de pays à pays.

Cette maturation constitue une des grandes caractéristiques de cette dernière décennie, l’accès aux responsabilités régionales, à la Martinique, n’y étant pas pour rien. Indice de cette évolution, presque toutes tendances confondues, cette mouvance qui a tant fait pour assurer crédibilité et légitimité à l’idée d’indépendance appliquée à nos pays, s’accorde sur un point crucial : l’indépendance ne saurait advenir sans que le peuple soit prêt à faire le saut qui l’y mènerait de façon démocratique.

Dès lors, la réponse aux questions suivantes devient évidente : fallait-il nécessairement obtenir dans les années 1960 une indépendance mimétique sur le modèle vietnamien, algérien ou guinéen ? Ne sommes nous pas plus préparés aujourd’hui à faire des choix, sans la pression des modèles étrangers à notre histoire coloniale propre, originale, irréductible à toute autre ?

Césaire a-t-il trahi l’idéal du héros des Chiens se taisaient, ce monument grandiose dédié à la révolte et à la dissidence ?

Je n’en dirai pas davantage, sur ce point, puisque le césairien que je suis n’a jamais mis en œuvre un césairisme fondé, par exemple, sur l’appartenance au PPM, sans pour autant charger ce parti d’aucune hostilité stigmatisante.

Bref, chaque peuple a son rythme et rien ne semble plus adéquat que de s’en tenir, en guise d’illustration du propos, à l’adage suivant : « Two présé pa ka fè jou ouvè… » ou, plus approprié encore : « Tro prése kasé kou ».

Mais alors, se demandera-t-on, quand donc viendra-t-il le moment où il sera prêt, le peuple ? Seuls les devins spécialisés dans le marc de café pourraient le dire.

Et encore ? Il se trouve que bien des débats sur le statut débouchent sur les deux positions suivantes : certains, pour renvoyer aux calendes grecques toute idée d’indépendance, nous assurent doctement que dans le cadre de la mondialisation, aucun pays n’est vraiment indépendant.

D’autres, au contraire – de moins en moins nombreux, il est vrai – déclarent sans rire que l’indépendance résoudra tous les problèmes.

Aux premiers, il convient de rappeler l’existence à travers le monde d’une majorité de nations institutionnellement indépendantes et d’autres, minoritaires, qui ne le sont pas (encore).

Aux seconds, il suffit de suggérer que l’indépendance en soi ne résout rien, mais qu’avec elle, précisément commencent tous les problèmes. Ce qui ne signifie pas que ces problèmes soient insurmontables.

Il y a lieu de penser que le peuple, quel que soit son choix, en surmontera les difficultés d’autant plus aisément que les différentes options auront été clairement développées au préalable. Ces dernières doivent faire l’objet de simulations franches et particulièrement étoffées associant l’ensemble des citoyens concernés.

En ce sens, ceux qui, comme moi, ont déploré à l’époque l’intervention inopinée du fameux « nou pa ka achté chat an sak », s’ils approuvent mon raisonnement et entendent rester logique avec eux-mêmes, sont aujourd’hui obligés d’en admettre la pertinence d’alors.

Pour sûr, le peuple n’était pas prêt et un succès trop court eût été contre-productif à terme. Cela dit, il ne sert à rien de ressasser le passé, s’il n’éclaire pas le présent et n’esquisse pas les lignes, mêmes confuses, de l’avenir.

Aujourd’hui, force est de le reconnaître : la problématique de la décolonisation a encore beaucoup mûri depuis 2003 et le statut des différents « objets de la quête politique » bénéficie d’un cadrage de moins en moins obscur et de plus en plus pédagogique.

En l’occurrence, pour chacun d’entre nous qui avons à cœur de réfléchir à ces questions cruciales pour la survie de nos pays, le temps est venu de faire pour de bon exploser toutes les langues de bois.

Il y a lieu, à cet égard et à cette occasion, de poser les fondements d’une charte de la décolonisation à l’usage des dernières colonies (ou si on préfère : néo-colonies) de la France. Et ce, sans préjuger de la nature de la prochaine étape : néo-départementalisation, autonomie ou indépendance.

Libre à chacun d’argumenter en toute légitimité sa préférence pour tel ou tel type d’évolution statutaire.
Texte de Jean Bernabé.Source Montraykreol.
Auteur : Camille CHAUVET

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ATV…un huitième redressement judiciaire ! Par Paul Véyatif

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Rédaction du Naïf: Des combines qui n’en finissent pas dans ce monde de la télévision ou les mêmes qui sabotent reviennent chaque fois. Mardi prochain est appelé à la barre du Tribunal de Commerce de Fort-de-France l’affaire de notre chaîne locale bien aimée ATV. Pour la 8ème fois consécutive ATV est encore une nouvelle fois en redressement judiciaire !!! Le milliardaire Suisse ou Luxembourgeois on sait plus… Monsieur Jean-Michel HEGESIPPE actuel propriétaire d’ATV ne veux plus ou ne peux plus payer les factures…

Cette fois c’est la société SMART CONSULTING un cabinet Parisien avec son Président Monsieur Bernard CHAUSSEGROS homme d’affaire, homme politique candidat à l’investiture UMP et ancien Président débouté d’Euro Media France souhaite acquérir aujourd’hui l’entreprise ATV avec comme ticket d’accès Gilles CAMOUILLY ancien directeur d’antenne des programmes de France Ô et surtout ancien consultant de la chaîne de télévision Guadeloupéenne GTV aujourd’hui disparu.Quand on connait l’audience et les résultats de Gilles CAMOUILLY à France Ô ses dernières années qui pourtant gérait un budget de 30 Millions d’euros par an n’est pas arrivé à faire décoller l’audience de la chaîne qui est proche du Zéro absolu on se pose la question de la qualité de ses bons conseils et de sa capacité à gérer ATV ? Soit ! Et 1 et 2 et 3 Zéro…

Aujourd’hui Gilles CAMOUILLY  est porteur d’une carte de visite marquée d’un licenciement (Royal) de France Ô, doublée du rôle d’ancien consultant donneur de bons conseils à la chaîne GTV qui a néanmoins fait faillite un an après ses bons conseils. Il se positionne donc avec « ses bonnes idées » comme repreneur d’ATV mais sans reprendre les 16 journalistes qui produisent chaque jour l’information et les émissions locales de la chaîne !!! C’est dire que nous sommes loin « des feux de l’amour » entre ATV et l’agence WIPA qui emploi les journalistes…Accompagné de l’autre venu du froid Bernard CHAUSSEGROS ancien président d’Euro Media France, l’opinion publique  se demande comment feront-ils pour résorber les dettes d’ATV, surtout que dans les derniers comptes d’Euro Media France, leader des prestations audiovisuelles, qui était présidé par Bernard CHAUSSEGROS, pointent en effet un lourd passif de 100 000 000 € !!!

UN ENFUMAGE DE LA REDACTION !

ATV accuse une dette de plusieurs millions d’euros dont plus de 600 000 euros de factures impayés à l’agence WIPA Qui va payer ? Quelle entourloupe se met en place? Par le passé, Gilles Camouilly à son arrivé à France Ô a repositionné la ligne éditoriale de la chaîne et a entrepris ensuite un véritable nettoyage des dites « écuries d’Augias » et certaines collaborations surprenantes ont pris fin, dont le départ d’Eddy Murté. Autant dire que les journalistes d’ATV en stand by actuellement ne doivent pas bien dormir. Un nouvel enfumage se pointe et certaines en douce  quitte le navire. Cela sonne un peu comme la fin de la rédaction d’ATV, ou bien c’est peux être tout simplement un tour de passe-passe pour ne pas payer certaines factures, WIPA oui mais Woui Pa payé !!! Il y a de quoi se poser des questions quand on apprend que l’avocate de Monsieur Jean-Michel HEGESIPPE n’est qu’autre que Maître CAMOUILLY la sœur de Gilles CAMOUILLY !!! Que vont décider les juges ? Affaire à suivre mardi prochain….

Sources

France Ô, la chaîne à 0 téléspectateur/http://www.lepoint.fr/medias/france-o-la-chaine-a-0-telespectateur-30-10-2014-1877001_260.php

France Ô, un amer cocktail/http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2014/12/12/france-o-un-amer-cocktail_4539881_1655027.html

France Ô se separe d’Eddy Murté/http://www.fxgpariscaraibe.com/article-eddy-murte-demissionne-de-france-o-80531259.html

Avignon : la société de Bernard Chaussegros perd de l’argent/http://www.midilibre.fr/2013/06/08/avignon-la-societe-de-bernard-chaussegros-perd-de-l-argent,712794.

 

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POLITIQUE

Alfred Marie-Jeanne sabote le transport TCSP  Par Jean-Marc  Fortuné

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Rédaction du Naïf : Président de Martinique Transport au conseil d’administration du 22 janvier 2018, il le dit entre les lignes. Le pauvre Louis Boutrin s’est ridiculisé en annonçant une ouverture de ce qui est devenu le monstre du Lochness kréol

LE DISCOURS DU SABOTAGE

« Je dois tout d’abord vous rappeler un certain nombre d’éléments qui sont prépondérants dans la décision que nous devons prendre sur ce dossier aujourd’hui. En ma qualité de Président de Région, j’ai toujours voté le budget primitif de la collectivité en décembre de l’année précédente.Pour l’exercice 2018, je n’ai pu le faire jusqu’à ce jour. Je vais le proposer au début d’avril 2018. La raison est simple, c’est que nous nous trouvons dans l’incapacité de l’équilibrer à cause d’un manque important de recettes et notamment la diminution des dotations de l’Etat, le transfert d’une partie du produit de notre fiscalité vers Martinique Transport et maintien des taux de fiscalité en l’état.

Je tiens à rappeler aussi que le projet de loi de finances 2018 a contraint les collectivités d’une certaine taille à prendre des mesures de mise en conformité de leur situation financière et comptable. En conséquence, augmenter la participation de la collectivité territoriale de Martinique au budget de Martinique Transport de 43 M€ à 70 M€, je préfère vous l’annoncer tout de suite : cela n’est pas possible ! A ce titre, il faudrait que chaque EPCI, représentée ici par leur président et par ailleurs, vice-président de Martinique Transport, prenne l’engagement d’augmenter leur contribution au budget de l’établissement pour l’exercice 2018.

A ma demande, des réunions de travail préparatoires sur la mise en service du TCSP et en prévision de notre séance du Conseil d’administration de ce jour ont été tenues les 11 et 12 janvier 2018. Une offre de service et une nouvelle grille tarifaire s’approchant des augmentations qui étaient censées être commandées par la CACEM en 2015 et 2017 lui ont été proposées. Ces informations vous ont été transmises pour examen aujourd’hui.

Parallèlement, des éléments d’explication quant au coût présenté pour la marche à blanc ont tenté d’être obtenus. Des questions précises ont été formulées par écrit à l’attention du délégataire et singulièrement de la CFTU. Sans grand succès. En retour, la réponse de la CFTU nous a transmis une nouvelle proposition et très peu de justificatifs ont été remis et il semble que pour tenter de comprendre les coûts annoncés, nous tournions en rond. Nous sommes toujours dans l’opacité. Suite à la marche à blanc, le délégataire annonçait un coût d’exploitation annuel de l’ordre de 13,5 M€ et un déficit de 12,78 M€.

Sur la base de l’offre de service travaillée et la nouvelle grille tarifaire, ce coût d’exploitation oscille maintenant entre 14 et 15 M€, et le déficit d’exploitation varie entre 13 et 14 M€. Les recettes sont plus que minorées, et ne tiennent pas compte du rabattement des passagers conduits par les taxis collectifs aux différents pôles d’échange. Ces charges étaient déjà insupportables pour Martinique Transport sur la base des coûts et du déficit de la marche à blanc, elles le sont encore moins avec la proposition technique et financière de la CFTU, avec des recettes minimalistes mais des dépenses bien maximisées. A titre d’exemple, ce ne sont pas moins de 104 personnels qui devaient être embauchés pour le fonctionnement des 2 lignes du TCSP suite à la marche à blanc. La nouvelle offre propose 14 recrutements supplémentaires, soit 10 chauffeurs et 4 électromécaniciens (on en est maintenant à 1 électromécanicien par bus !), c’est-à-dire 118 personnes que l’on devrait embaucher pour exploiter commercialement le TCSP.

Messieurs les Présidents de la CACEM, de l’Espace Sud et de Cap Nord, j’attends particulièrement vos positions sur ce dossier et vos propositions financières qui serviront à bâtir le budget primitif de Martinique Transport que nous devrons examiner au mois de mars prochain, pour respecter les statuts et qui devront s’inscrire dans la durée. En l’état, en ma qualité de Président de Martinique Transport, je refuse d’accepter ces offres. Fort-de-France le 22 janvier 2018 »

NDLR : Ce projet commencé par sa volonté mais inachevé et finalement mis en place par Serge Letchimy le rend fou. Pauvre Martinique .Heureusement que nous ne sommes pas un Pays indépendant avec à la tête un fou pareil.

 

 

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L’assassin Coulibaly est la référence de Raphaël Confiant par Ti-kourilet

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Rédaction. TIKREOLKOURILET : Face d’ananas Raphaël Confiant disait dans montraykréol: « Il est vrai qu’il y a un an et demi, CHAUVET était déjà allé porté plainte à la police française, qu’il qualifie régulièrement de « colonialiste » sur les ondes d’une télé-poubelle locale, contre Raphaël CONFIANT au motif que ce dernier l’aurait « menacé de mort » !!! CONFIANT avait été traîné au commissariat de Fort-de-France où on lui avait pris photo de face et de profil, empreintes digitales et empreintes ADN en lui déclarant que s’il arrivait la moindre chose à CHAUVET, il serait le premier suspect. » Camille Chauvet avait porté plainte contre cette pompe à merde qu’est Raphaël Confiant qui menaçait de le « coulibaliser ». Coulibaly , c’est le nom du terroriste, assassin de la policière martiniquaise. Aujourd’hui, c’est le pseudo vertical aux mains pas encore lavées dans cette Parrot, Alfred Marie Jeanne qui fait intervenir la police française, qu’il qualifie régulièrement de « colonialiste » dans sa radio RLDM contre des salariés de la CTM. Ces travailleurs dénoncent un élu Louis Boutrin qui perd toutes mesures. C’est dans ce contexte que BNA, député maire de Sainte-Marie victimes d’insultes et menacé décide symboliquement de mettre dans un charnier  le ptit père Alfred et ses courtisans. Ce Confiant dans son blog MontrayChauvet dénonce BNA. Quel toupet !

CHARNIER ET COULIBALISER 

C’est ce même acnéique surpris en sauteur de brebis derrière la distillerie de son grand-père qui menaçait de  « coulibaliser » Camille Chauvet qui hurle contre Brunot Nestor Azérot .Ce dernier dans sa campagne électoral dit  vouloir mettre dans un charnier les insulteurs de la CTM et le premier d’entre eux le p’tit père Alfred.Mettre. Le « charnier », et « coulibaliser » voilà la violence  circulaire dont parlait Frantz Fanon.Vraiment ce stakonoviste de l’écriture obsédé par la notoriété de Chamoiseau fait une fixation sur Camille Chauvet dont lui seul sait pourquoi.En tout cas, c’est bien l’Etat Islamique de « Coulibaly » model de Raphaël Confiant qui a laissé un charnier de 100 corps humains décapités près de Mossoul. Il devrait méditer et freiner sa grasse imbécilité.

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