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DISCRIMINATION RACIALE A L’ EMBAUCHE CHEZ GBH ? INFO IN FACE BOOK

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30 ans, 30 sociétés, c’est logiquement très suffisant pour que GBH soit le reflet racial du territoire sur lequel elle opère dans toutes ses catégories professionnelles.
Est ce trop demander ?
« En Guadeloupe, Parmi les nombreux problèmes soulevés par le LKP, la discrimination raciale à l’embauche revient régulièrement sur le tapis dès que l’on parle des groupes Békés, et tout particulièrement du Groupe Bernard Hayot.

Cette discrimination sévit principalement lorsqu’il s’agit de pourvoir certains postes de l’encadrement et tout particulièrement ceux de Direction.

Certes, il y a bien longtemps que Bernard HAYOT a compris la nécessité d’embaucher « local » et s’il avait un doute, les mouvements sociaux observés ces 10 dernières années ont fini de le convaincre.

En effet, la discrimination raciale à l’embauche est un thème récurrent de la plate-forme de revendication, tous syndicats confondus.

Mais voila, très souvent, ces belles intentions ne restent que de belles intentions car au sein des sociétés, les directeurs sont rois. La direction du groupe se donne- t-elle les moyens de vérifier la politique sociale appliquée sur le terrain ? Ces quelques exemples nous permettent d’en douter.
Carrefour Destrellan est le phare du groupe en Guadeloupe.

Depuis peu, l’annonce du départ du directeur adjoint n’est plus un secret. Il est encore moins secret que son successeur est déjà choisi. Il s’agit d’un des chefs de départements métropolitain qui attend son heure depuis quelques années.

Pourtant, Plusieurs chefs de départements Guadeloupéens présents depuis l’ouverture du magasin auraient pu prétendre à un tel titre mais voila, le constat est clair et sans appel, sur la trentaine de directeur que compte GBH en Guadeloupe, il n’y a aucun Guadeloupéen.

En Trente ans de présence sur le territoire, aucun Guadeloupéen n’a apparemment mérité le titre de directeur GBH.Ce renouvellement d’un poste de direction aurait pu être l’occasion de pallier à cet état de fait en cette période sociale très mouvementée, mais il n’en sera rien…

Pas de directeur adjoint Guadeloupéen, et encore moins de directeur « tout court »

A l’analyse des postes de DAF,RAF et chefs comptable, Le constat est quasiment le même. Seul 1 ou 2 Guadeloupéens occupent ces fonctions sur la trentaine de société GBH.

En fait, les rares cadres Guadeloupéens sont essentiellement cantonnés dans 3 secteurs : Commercial, Informatique, Ressources humaines.

Après 30 ans de présence en Guadeloupe,
et de vaines bonnes intentions, les secteurs de la direction et de la finance restent désespérément et quasi intégralement « blancs ». Et même dans leurs secteurs de prédilection, il reste très difficile de progresser normalement dans certaines sociétés du groupe.

A Monsieur Bricolage Destrellan, un chef de secteur Guadeloupéen en fait la dure expérience.
La compétence, et l’ancienneté au sein de GBH en Guadeloupe comme en Martinique
confirmée par le cabinet Guintrand, n’ont pas empêché le directeur de cette franchise d’embaucher un jeune chef de secteur métropolitain en lui octroyant un salaire de 50% supérieur à celui du Guadeloupéen.

Non content de son fait, il a poussé le vice jusqu’a déménager le Guadeloupéen vers un autre bureau avec 2 autres employés et installer le jeune Métropolitain seul dans le bureau de l’antillais.
Comme pour enfoncer le clou, même l’abonnement téléphonique est différent en nombre d’heures…
Que penser d’un directeur capable d’un tel acte en pleine période de conflit. Mais il est vrai que le dit directeur ne brille pas par ses qualités.

Que penser d’un directeur qui passe son temps à dire qu’il est là pour serrer les cordons de la bourse mais ne le fait que quand ça l’arrange. Les Quartes énormes écrans plats installés au dessus de l’entrée principale que même certains employés n’ont jamais remarqué et qui en plus sont désespérément éteints ne plaident pas en la faveur d’une quelconque récession.

Que penser d’un directeur qui logiquement payé comme un directeur, s’est fait remettre une carte employé Carrefour afin de bénéficier des 5% de réduction normalement exclusivement réservés aux
employés de Carrefour.

C’est en tout cas la réponse qui est inlassablement faite aux différents employés GBH qui en ont fait la demande. Le salaire de directeur GBH serait il donc insuffisant pour s’approvisionner à Carrefour ? Il nous est permis d’en douter…

Parachuté en catastrophe après la mort subite de son prédécesseur, ce directeur est la preuve vivante que les critères de recrutement des cadres de direction GBH ne sont en fait pas si élevés que ça…

Bien d’autres exemples pourraient être cités sur ce qui se passe au sein des entreprises GBH. Le secteur de l’automobile brille de milles feux en matière de discrimination lui
aussi, mais il faudrait bien plus de temps pour l’expliquer.

A coup sur, en ces temps sociaux perturbés, nous aurons droit à quelques nominations colorées au sein de GBH. Cadres commerciaux ou cadres RH, les noms circulent déjà.

A quand une réelle volonté du groupe de recruter local à tous les secteurs de l’encadrement (Direction et finance comprises)?

A quand une réelle volonté du groupe de contrôler réellement la politique sociale au sein des entreprises ?

Texte de Bruno GRAVA
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4 Comments

4 Comments

  1. PROFANE

    30 mai 2013 at 10 h 15 min

    Encore un texte hautement intellectuel ….si GBH n’a pas plus de cadres mentionés…..c’est peut être par souci de compétence et de réussite…(d où sa probable position actuelle)….et si la coloration était indispensable à la bonne marche d’une afaire ici….GAGEONS QUE TOUTES LES ADMINISTRATIONS,ASSOCIATION,CONSEIL GENERAL,CONSEIL REGIONNAL; auraient tous des comptes probants et sincères….ne seraient pas déficitaires lors que pas mis en examen pour détournement de fonds………heureusement que la justice locale est particulièrement atteinte de cécité et de surdité……sinon ce serait un festival….ET POUR LA SOUREPRESENTATION DES BLANCS DANS LES COLLECTIVITES : mais que fait la HALDE ,,,,,??? il va falloir se battre et imposer des cotats…

  2. Réponse à Bruno GRAVA

    30 mai 2013 at 10 h 15 min

    Quelle source extrêmeent fiable facebook. Bravo Monsieur le journaliste beau travail de recherche…!

  3. Réponse à Bruno GRAVA

    30 mai 2013 at 10 h 16 min

    Bonjour Bruno,En tant que journaliste vous devriez vérifier vos sources.Il semblerait en effet que vos accusations graves soient totalement fausses.Voici les chiffres et les sources Bruno…les sources : Carrefour Dillon : 10 cadres sur 15 sont noirs. Monsieur Bricolage : 4 cadres sur 8 sont noirs. Martinique Automobile : 12 cadres sur 22 sont noirs.Soit dans notre exemple plus de 55% de cadres noirs.Sources : http://avenirauxantilles.free.fr/GBH_CADRES_CHIFFRES.pdfBruno vérifier vos sources, car vos propos peuvent induire les Martiniquais en erreur et continuer à alimenter les idées reçues.

  4. fallon ludovic

    30 mai 2013 at 10 h 16 min

    bonjour a tous je comprends parfaitement ce que vous pouvez ressentir mais moi je postule pour venir travailler dans les DOM-TOM et j ai des entretiens prevus avec carrefour du groupe GBHma femme et moi meme révons de decouvrir un autre univers ,une autre culture que celle du continent , certes je risque de prendre la place d’1 personne né sur place mais est ce que je dois oublier mes reves et continuer a bosser et vivre sur le continentmoi je veux m’integrer participer a la vie des DOMj aimerais que l on me donne des infos sur le groupe gbh.mon adresse mail est ludovic.fallon@orange.fr

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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