Connect with us

IMAGE DU JOUR

ETATS GENERAUX BIDON ! C’EST SANS SURPRISE POUR L’ATELIER DIALOGUE SOCIAL

Published

on

De la Rédaction du Naïf. La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Martinique comptait à peine une trentaine de personnes lors de l’atelier portant sur la rénovation du dialogue social et la formation professionnelle.
Bien évidemment tous les arnaqueurs et organisateurs de ces Etats-Généraux répondaient présents à l’appel. En fait une majorité de chefs d’entreprises, pas nombreux non plus.

La rénovation du dialogue social et la formation professionnelle ne mobilisent personne. Ni salariés, ni demandeurs d’emplois et encore moins les jeunes.

Bien sûr, certains profiteurs ont bien compris que le port de Fort-de-France est un lieu stratégique, et un profiteur n’a pas manqué de proposer une réglementation de l’activité portuaire de telle sorte que même en cas de grève les transferts de marchandises soient effectués. En fait sanctuariser le port.

Un projet qui mijote et que l’on compte mettre en place avec l’arrivée d’un béké président de la CCIM et avec à la clef des troubles sociaux.

Certains patrons qui eux ont bien compris que dans l’affrontement rien ne progresse, ils souhaitent la mise en place d’espace de formation pour leurs salariés, formation pour une meilleure compréhension de l’entreprise et de son fonctionnement.
Pas mauvais du tout pour faire comprendre que l’un est l’autre dans l’entreprise , et surtout : Pas de d’entreprise sans patron, pas d’entreprise sans salariés.

Par ailleurs, un jeune chômeur disait : je ne comprends pas l’absence des salariés précaires à cet atelier, en fait c’était l’interrogation de tous ceux qui avaient fait le déplacement.

Au final des comptes, la parole a donc été laissée aux seuls présents : « Les patrons ».

En fait on tourne en rond. Un représentant de la CCIM a déclaré, qu’il faudrait d’abord travailler sur « la valorisation de l’action syndicale dans les entreprises», ce qui éviterait les blocages, un lieu commun sans cesse répéter, et sans effet.

Un atelier sur le dialogue social et la formation professionnelle sans intérêt à cause de l’absence d’un des deux éléments du couple salariés-patrons.
Le couple n’a toujours pas compris que dans l’entreprise la devise doit être : On gagne ensemble ou on meurt séparément.

Mais ça ,c’est une autre histoire.
Auteur : Jean Jack LAPORTE

Continue Reading
4 Comments

4 Comments

  1. Duthie

    30 mai 2013 at 9 h 56 min

    Comme cet article le démontre, des états généraux ne vont servir à rien, si ce n’est qu’à faire des effets d’annonces, avec des mots très forts vidés des leurs contenues par leur mise en place bancale. De pat leur implications, et des acteurs, avec une surreprésentation des minorités qui décident, un truc parfaitement anti- démocratique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous avez là, un bal de macaques avec un parterre de nègres domestiques qui paradent. Rien de nouveau sous le soleil des tropiques !! il faudrait que l’on dise « YA BON BANANIA » non mais soyons sérieux les mecs ! Les états généraux c’est un machin qui a servi à notre voler notre révolution, et à remettre nos corrompus de politiques en selle ? Et comme dirait un camarade, il n’y a que le train qui n’est pas encore passé sur nos politiques ?

  2. Yoyotte

    30 mai 2013 at 9 h 56 min

    Jour,Qu’ajouter de plus sinon que ce truc de généraux des tas est une formidable opération de propagande pour remettre en selle les profiteurs. Mais lorsque je lis ici même sous la plume d’une certaine Mam soleil que les Martiniquaises ont du caca dans la tête, je me dis que l’autoflagellation pour se faire mettre profond profond par le colonisateur ne finira jamais ! Souvenons-nous du « nèg cé dènié race apwè crapo », etc., Je ne garantis pas mon kréol… Rectifiez-moi ça me fera avancer… De plus fort, nous avons le syro-libanais – qui s’est déclaré réfugié-cubain pour faire pliss révolutionnaire – et qui suit Elie Domota comme un petit toutou, comme pour se faire pardonner du reniement de ses frères de la plaine de la Bekaa ! Mais si, mais si, le gars qui a vendu son âme au diable pour avoir un strapontin et faire croire qu’il est alors qu’il sait qu’il n’est qu’un membre initil. Tellement insignifiant que tout le monde se demande comment un type comme ça peut exister. Mais ce genre de croûte est imperméable à la honte. Un coup de pied par la porte, ça rentre illico par la fenêtre. C’est comme la gélatine ou le papier glu, quand ça te colle au fondement tu l’as ad vitam eternam !Cherchant à exister après avoir couillonné les gogos (dont je suis), ce pôve être profite vent debout de la lâcheté et de la collusion des petits négrillons à la petite semaine pour monter en france la grande réhabilitation des békés après la réunion de la honte à la rue Oudinot – voir l’article du naïf à ce sujet. Je ne parle pas de la jégotte, il est dans son rôle. Néanmoins qu’un semi-ministère de la république prend partie pour une fange réactionnaire contre les opprimés, en créant une assoce parallèle à celle du béké qui promène ses rondeurs et son mal être en Matinik, tourmenté par l’esprit de nos ancêtres exterminés pour qu’il vive lui, tentant désespérément de se faire passer pour un kréol, je me dis que tout ça baigne dans une sacré merdouille ! Hé, machin, si t’as des remords, badigeonne-toi de bitume chaud ainsi tu prendras un peu de couleur et si tu te caches bien le soir à béléland, on pourra -peut-être – te confondre avec un nèg ! Mais désolé, t’es blanc, t’es blanc ! T’es bélé, t’es béké ! T’as pas choisi nous non plus ! Alors arrête de jouer à la grande réconcialiation car nous on en a rien à faire car nous savons bien que tu nous donneras des tabourets renversés pour nous asseoir si jamais on marchait dans ta combine ! Suivez mon regard !Kon se le dise ! Personne ne pourra arrêter le balancier de l’histoire. La connaissance et le savoir ont dékalaminé nos esprits – sauf pour les sempiternels fayots toujours prêts à se retourner et vlan ! Ca existait déjà du temps de l’esclavage et ça continue encore ! Zieutez autour de vous, vous en verrez qui gravitent dans les sphères de la politico-bakanal !Dès lors, tous les grands et petits de ce bas monde peuvent faire tout ce qu’ils veulent, créer toutes les assoces qu’ils imaginent, couillonner tous les incultes de derrière les fagots, les femmes et les hommes qui ont fini pas se lever ne seront plus jamais, jamais plus jamais, jetés cul par dessus tête et de nouveau asservis ! A bon entendeur !

  3. ZANDOLIS

    30 mai 2013 at 9 h 56 min

    Les EGOM apparaissent pour pour les citoyens censés comme une farce de l’histoire.Une de plus pour tromper les colonisés que nous sommes.C’est Elie Domota qui a raison de dénoncer les profiteurs du système politique. »Nos sociétés sont à deux vitesses les privilègiés qui appartiennent aux institutions bénéficiant d’un surplus colonial et tous les salariés de ces structures sont hameçonnés à vie et sont un frein à tous les changements,et les tous ceux qui doivent vivre sans ces avantages dont certains parmi qui vivent de minimas sociaux  » Je crois avoir entendu ces propos dans un débat au dialogue avec la Presse de KMT!!!!Les constats qui sont faits deviennent de coup des lieu communs.Vivement une autre génération de politique de la race des Delgrès et ich telga et non des kokichbéké.Je découvre ce site, félicitations,je reviendrais vous consulter.Une remarque vous devriez faire une newletter régulière et mettre des vidéos.Tchimbé rèd

  4. Girondin

    30 mai 2013 at 9 h 56 min

    BONJOUR!Chèrs(es) amis(e) je crois que nous en train de ns faire clairement avoirje me sens vidé,et dècapitè car je vois l LKP se ramollir et se faire controler par les sales politique et le gouvernement,pr qu’on puisse y arriver ns ne devons plus respecter les lois de ceux qui ns spolient,la GWADLOUP ne vit plus et se pose ds questions sur le bien fondé d LKP,une gande confusion règne dans la tete des gens,et les etats génraux amplifient la confusionIl est temp de passer à une phase supèrieure On obtient rien en restant gentil avec tout le monde,la preuve ,le gouvernement se moque de nousPassons veritablement àl ‘action ,car sinon le peuple Gwadloupéyen ne sera plus crédible,je suis a cent pour LKP,mais maintenant,il est temp d’arreter de jouer,passons au vrais boulot,je suis pret à adherer

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

IMAGE DU JOUR

Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

Published

on

By

Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

Continue Reading

IMAGE DU JOUR

Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

Published

on

By

DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

Continue Reading

IMAGE DU JOUR

BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

Published

on

By

REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
Auteur :

Continue Reading

Populaire

Copyright © 2017 La Naïf.