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HONTE A L’ETAT D’ISRAEL !Par Gilbert PAGO

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TRIBUNE LIBRE :Solidarité avec l’héroïque peuple palestinien martyrisé ! L’attaque de la « Flottille de la Liberté » par l’armée israélienne est un nouvel acte barbare de l’État d’Israël, qui bafoue les droits fondamentaux des Palestiniens depuis des décennies. Cet acte de guerre suscite une légitime indignation internationale, non seulement des peuples mais aussi et y compris dans les rangs des alliés traditionnels de l’Etat d’Israël.
La censure militaire entourant l’opération n’a pu empêcher la diffusion d’images de ces commandos héliportés attaquant à l’arme automatique, dans les eaux internationales, un convoi humanitaire chargé de 10 000 tonnes d’aides à destination de la population de Gaza. Neuf morts ? 20 morts ? Qu’importe le nombre des victimes, une serait déjà de trop.

Nous rendons hommage à ces militants et militantes de la liberté qui sont morts, lâchement assassinés, loin de chez eux, pour défendre le droit des Palestiniens à survivre dans le ghetto de Gaza. Comme des millions d’autres à travers le monde, ces militants entendaient protester contre le blocus inhumain imposé à la Bande de Gaza depuis de longues années. Et pour les empêcher de briser le blocus, Israël a, une fois de plus, montré son vrai visage.

Ce massacre vient en effet s’ajouter à la longue liste d’actes criminels perpétrés depuis sa fondation par la soi-disant « unique démocratie du Moyen-Orient ». Non, il ne s’agit pas d’un « accident ». Non, il ne s’agit pas d’une « bavure ». Israël a agi comme il l’a toujours fait dans sa guerre coloniale contre le peuple palestinien : le déni de droit, la violence, le meurtre. Et depuis quelques jours, comme d’habitude, les soutiens d’Israël défilent dans les médias et ont recours aux armes classiques de la désinformation : mensonge, dénigrement.

Les « condamnations » par les puissances occidentales de l’opération des commandos israéliens ne les dédouanent pas du soutien actif qu’ils portent à la politique agressive d’Israël et à l’embargo infligé à la Bande de Gaza. Depuis plus de 60 ans, Israël nie les droits et l’existence, du peuple palestinien. Massacres, expulsions, confiscations de terres, colonisation, répression contre toute forme de résistance…

Durant plus de six décennies, l’État sioniste a tenté, par tous les moyens, de se débarrasser des Palestiniens et n’a subi, sauf en de rares occasions, que quelques remontrances des dirigeants des grandes puissances. Ces derniers considèrent en effet Israël avant tout comme un allié de poids dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs, sur l’autel duquel les Palestiniens sont sacrifiés.

Mais les Palestiniens n’ont pas renoncé. Ils continuent de lutter pour leurs droits, avec une constance et une dignité qui forcent l’admiration. Et, malgré la propagande et l’ignoble chantage à l’antisémitisme, la solidarité internationale avec le peuple palestinien s’exprime toujours, que ce soit lors des massacres de Gaza en 2008-2009, ou ces derniers jours suite à la tuerie sur la Flottille de la Liberté.

Ces récents événements douloureux doivent être l’occasion de construire et d’amplifier la solidarité avec la Palestine et d’exiger que l’impunité de l’État d’Israël cesse enfin.

Nous, militants antillais, nous associons à l’accentuation de la pression internationale pour que la tragédie cesse et qu’Israël et ses dirigeants rendent enfin des comptes. Car nous ne devons pas perdre de vue que sans ses alliés internationaux, Israël ne serait rien. Une mobilisation internationale de masse, populaire, prolongée, est nécessaire.

Sanctions contre l’État d’Israël qu’il faut isoler et boycotter !
Levée immédiate du blocus de Gaza !
Fin de l’occupation militaire et civile des territoires palestiniens !
Reconnaissance et respect des droits nationaux des Palestiniens !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Fort de France le 1er juin 2010.
Groupe Révolution Socialiste (G.R.S)
Auteur : Jean Jack LAPORTE

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4 Comments

4 Comments

  1. ISRAEL ETAT TERRORISTE

    30 mai 2013 at 11 h 11 min

    Bien pour ton texte ti-Pago,il faut le compléter par cet article et faisons une manif à Fort-de-France par SOLIDARITE agissante et NON un article qui donne la bonne conscience au GRS !!! L’attaque de la « Flottille de la Liberté » par l’armée israélienne est dénoncée partout dans le monde. Il est temps que la communauté internationale condamne enfin l’État d’Israël, qui bafoue les droits fondamentaux des Palestiniens et les règles internationales depuis des décennies.L’acte de guerre de l’armée israélienne contre la « Flottille de la Liberté » suscite une indignation internationale contre Israël, y compris dans les rangs de ses alliés traditionnels. La censure militaire entourant l’opération n’a pu empêcher la diffusion, via internet, d’images de ces commandos héliportés attaquant à l’arme automatique, dans les eaux internationales, un convoi humanitaire chargé de 10 000 tonnes d’aides à destination de la population de Gaza. Neuf morts ? 20 morts ? Qu’importe le nombre des victimes, une serait déjà de trop.Nous rendons hommage à ces militants et militantes de la liberté qui sont morts, lâchement assassinés, loin de chez eux, pour défendre le droit des Palestiniens à survivre dans le ghetto de Gaza. Comme des millions d’autres à travers le monde, ces militants entendaient protester contre le blocus inhumain imposé à la Bande de Gaza depuis de longues années. Et pour les empêcher de briser le blocus, Israël a, une fois de plus, montré son vrai visage.Le massacre commis sur les bateaux de la Flottille vient en effet s’ajouter à la longue liste d’actes criminels perpétrés depuis sa fondation par « la seule démocratie du Moyen-Orient ». Non, il ne s’agit pas d’un « accident ». Non, il ne s’agit pas d’une « bavure ». Israël a agi comme il l’a toujours fait dans sa guerre coloniale contre le peuple palestinien : le déni de droit, la violence, le meurtre. Et depuis quelques jours, comme d’habitude, les soutiens d’Israël défilent dans les médias et ont recours aux armes classiques de la désinformation : mensonge, dénigrement.Nous ne nous laisserons pas tromper par la propagande, ni bercer par le chant des hypocrites qui s’élèvent aujourd’hui contre l’assaut sanglant contre la Flottille alors qu’ils sont muets, depuis des années, au sujet du blocus de Gaza. Les puissances occidentales et les dictatures arabes ont beau jeu de « condamner » l’opération des commandos israéliens alors qu’ils soutiennent activement ou passivement l’embargo infligé à la Bande de Gaza. La plupart des pays de l’Union européenne (UE) convoquent les ambassadeurs d’Israël. Dont acte. Mais pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ? Et pourquoi ces mêmes pays ont-ils voté, à l’unanimité, l’adhésion d’Israël à l’OCDE il y a quelques semaines ?Depuis plus de 60 ans, Israël nie les droits, pour ne pas dire l’existence, du peuple palestinien. Massacres, expulsions, confiscations de terres, colonisation, répression contre toute forme de résistance… Durant plus de six décennies, l’État sioniste a tenté, par tous les moyens, de se débarrasser des Palestiniens et n’a subi, sauf en de rares occasions, que quelques remontrances des dirigeants des grandes puissances. Ces derniers considèrent en effet Israël avant tout comme un allié de poids dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs, sur l’autel duquel les Palestiniens sont sacrifiés.Mais les Palestiniens n’ont, jusqu’à présent, pas renoncé. Ils continuent de lutter pour leurs droits, avec une constance et une dignité qui forcent l’admiration. Et, malgré la propagande et l’ignoble chantage à l’antisémitisme, la solidarité internationale avec le peuple palestinien s’exprime toujours, que ce soit lors des massacres de Gaza en 2008-2009, avec le développement de la campagne BDS ou ces derniers jours suite à la tuerie sur la Flottille de la Liberté. Aussi tragiques soient-ils, les récents événements sont l’occasion de construire et d’amplifier la solidarité avec la Palestine et d’exiger que l’impunité de l’État d’Israël cesse enfin.Nous devons accentuer la pression pour que la tragédie cesse et qu’Israël et ses dirigeants rendent enfin des comptes, sans perdre de vue que sans ses alliés internationaux, Israël ne serait rien. À ce titre, les autorités françaises ne doivent pas être épargnées. Nous n’oublierons pas les timides déclarations de Kouchner, qui essaie de ménager l’ami israélien, et les scandaleux propos du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui accuse les militants de la Flottille de « provocation ». Une mobilisation internationale de masse, populaire, prolongée, est nécessaire. L’État d’Israël doit, comme le préconise la campagne BDS, être isolé, boycotté, sanctionné. Le blocus de Gaza doit immédiatement être levé, l’occupation militaire et civile des territoires palestiniens doit cesser, et les droits nationaux des Palestiniens doivent enfin être satisfaits. Palestine vivra, Palestine vaincra !Julien Salingue et Alain Pojolat

  2. Phil

    30 mai 2013 at 11 h 11 min

    Et que dit Pago des békés qui ont tué nos pères, et empoisonné nos terres?

  3. LAKOLE POUR PHIL

    30 mai 2013 at 11 h 11 min

    Gilbert Pago comme tous les dits anticolonialistes est sans doute à tous créole sans le savoir ,il ne peut . donc dénoncer les békés . C’est facile de parler de l’abolition de l’esclavage ,de Lumina Sophie et de frimer en connaisseur de l’époque . Ti Pago comme l’appelle les stagiaires de son joujou IUFM est sur le devant de la scène comme tous ces pseudos indépendantistes qui profitent du système et la posture passe avant l’engagement sérieux .Cela ne coûte rien de se fendre d’une énième dénonciation de l’Etat d’Israël comme cela se fait partout dans le monde. Ces profiteurs du système le combattent… en le reproduisant pour le combattre… c’est ça l’anticolonialisme à la mode des Antilles et de la Guyane. Nos grands révolutionnaires sont à l ‘UAG,dans les Lycées et Collèges.Ils faut voir ces messieurs en cravate et en veste en France dans les couloirs des ministères, ils parlent en brodant … ils se battent comme des chiens pour leur poste de prof d’université…pour leur retraite… ils restent en poste jusqu’à 68 ans barrant la route aux talents qui montent … Mon phil c’est ça ton Pays.

  4. ZOBI LA MOUCHE

    30 mai 2013 at 11 h 11 min

    GLIBERT PAGO GROS FONCTIONNAIRE qui vit de l’argent de l’etat francais colonialiste et ca fait partie du GRS comme tous les fonctionnaires Pierre charles et CIE que des suceurs AVANT de Toccuper des affaires D’ISrael occupe toi de ce qui se passe chez toi !!! qu’est ce que tu connais D’israel qu’est ce que tu connais de la bande de gazza ?????

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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