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La HONTE

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Il aura fallu attendre l’arrivée à Plateau Roy de M. Serge Letchimy, pour qu’enfin, accédant à la demande du maire de Lucien Veilleur, les études de la mise hors d’eau du Bourg soient programmées. 40 ans après 1971 !
Par Henri Pastel – 28/04/2011

Quel mois d’avril mes amis. Avril, ce mois réputé le plus sec et le plus chaud de l’année nous aura réservé bien des surprises avec ses averses incessantes. C’est la faute à La Niña parait-il. En tout cas, nous nous en souviendrons et nous Pilotins encore davantage, puisque de mémoire, c’est la toute première fois que nous avons eu à pâtir d’une inondation en avril. Oh ! Pas des plus graves, mais une inondation tout de même qui une fois de plus a fait des dizaines de sinistrés, notamment parmi les commerçants du bas du bourg.

En classant nos archives cette semaine, nous avons retrouvé trace de la campagne électorale des municipales de 1971 à Rivière-Pilote. (Cassettes, affiches, tracts, bulletins, etc.) Trois candidats s’affrontaient. Jules Sauphanor, Silvère Kichenama et Alfred Marie-Jeanne. Personne, nous disons bien personne ne misait un sou percé sur ce dernier et pourtant il l’emporta, avec il est vrai l’appui de toute la jeunesse.

Il est vrai aussi et il faut le dire, qu’Alfred Marie-Jeanne avait objectivement fait montre d’une abnégation sans faille à la tête du club de football de la commune. Il se donnait sans compter. Il était apprécié de tous.

Il est vrai enfin que sa profession de foi était des plus mobilisatrices. Contentons-nous d’en rappeler trois des principaux points.

1-La fin des prébendes et de l’assistanat.
2-Non au cumul des mandats et oui à la limitation du nombre de mandatures. En l’occurrence : Pas plus de deux mandats. (Sauphanor en avait fait trois)
3-Mettre Rivière-Pilote hors d’eau, une priorité après l’incendie de 1970 qui avait ravagé le bourg et avait porté grand préjudice à Jules Sauphanor pour sa mauvaise gestion de la catastrophe.

Au résultat et après avoir été 31 ans maire de Rivière-Pilote, 28 ans Conseiller général, 24 ans Conseiller régional, 12 ans Président du Conseil régional, 15 ans Député – soit 110 ans d’activités politiques cumulées -, force est de constater qu’aucun de ces engagements n’a été tenu. En effet :

Alfred Marie-Jeanne a fait de la corruption mentale et de l’assistanat l’axe majeur de sa doctrine politique.

Il a cumulé tous les mandats possibles et malgré la déculottée qui lui a été infligée l’an passé, l’on dit qu’il est encore en piste pour briguer à nouveau les suffrages des électeurs, alors qu’on le pensait sagement à la retraite.

Quant à la mise hors d’eau du bourg, elle a été la grande oubliée ! D’ailleurs, en a-t-il jamais été question pour cet homme qui habite sur les hauteurs bien à l’abri des crues.

De même qu’il n’a jamais été question pour lui d’installer le tout à l’égout, de même encore qu’il n’a jamais été question de construire dans la commune, ni une piscine, ni un cours de tennis, ni un quelconque équipement structurant qui puisse contribuer à la cohésion et au vivre ensemble des Pilotins.

Rien en somme de notoire n’a été construit dans cette commune dont le seul rôle n’aura été qu’être une fidèle pourvoyeuse de voix.

Il aura fallu attendre l’arrivée à Plateau Roy de M. Serge Letchimy, pour qu’enfin, accédant à la demande du maire de Lucien Veilleur, les études de la mise hors d’eau du Bourg soient programmées. 40 ans après 1971 !

En tant que Pilotin, nous ne pouvons qu’approuver la démarche du Président du Conseil régional, mais aussi, nous ne pouvons objectivement que féliciter Lucien Veilleur, parfaitement informé de l’historique politique de notre commune, d’avoir eu le courage, la clairvoyance et l’humilité de proposer l’inscription de ce chantier dans le plan de relance du Conseil régional.

Nous y reviendrons un de ces jours, mais d’ores et déjà, espérons que les Pilotins comprendront une fois pour toute, qu’ils auront été durant 40 ans, les dindons d’une mauvaise farce et les marionnettes d’un grand farceur.

Henri PASTEL – 28 Avril 2011

Auteur : Jean Jack LAPORTE

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4 Comments

4 Comments

  1. destin

    30 mai 2013 at 10 h 46 min

    pendant ces 40 ans qui gérait la région ce n’était pas chabin mais la bande à darsière et con…-sort OK frère alors il faudra déterrer certain pour te répondre. un de tes amis PPM pet-être! donc tu es mal barré au départ, ou ……cherches toi une place au chaud à la région!

  2. Pour DESTIN

    30 mai 2013 at 10 h 46 min

    Ou destin est un malade quand il oublie la gestion d’Alfred Marie-Jeanne pendant 12 années de dictature et de hurlements de fauve sans griffes… donc pardonnable ou alors c’est un connard de première qui ne mérite aucun intérêt. Par contre Henry Pastel doit être vénéré pour cet article qui met à nu ce tyrano de village qu’est l’ancien Maire de Rivière-Pilote.

  3. raison

    30 mai 2013 at 10 h 46 min

    pourquoi traiter destin de malade? tu te sens tellement concerné! mais au fait tu aimes les histoires;c’est la vérité le maire est en place gentiment;il ne fait aucun effort de demander,et toi tu pleure pour lui; frère arrêtons cette espèce d’hypocritie ;et avançons dans le pays;surtout mets toi au boulot et faisons avancer les choses trop de chicanerie pour une place politique; pourquoi c’est maintenant que tu dénonce ta commune?il y a eu les débats pour les cantonales; t’as fermé ta ……. et aujourd’hui tu veux faire comprendre qu’il y avait des problèmes pas réglés; pour moi c’est mette la zizanie entre 2 personnes;diviser pour mieux régner

  4. je constate

    30 mai 2013 at 10 h 46 min

    2 Aout 2011, Fort-de-France sous les eaux!! j’attends avec impatience la réponse de Mr Henri Pastel. Aimé Césaire après 56 ans de règne sans partage, n’a visiblement pas fait mieux qu’ AMJ. Pitoyable…

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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