Connect with us

CARAIBES

La voyoucratie pétrolière assassine nos pays Par Camille CHAUVET

Published

on

3526448-5079980.jpgRédaction du Naïf : Entre les communiqués à l’apaisement et au dialogue social de Serge Letchimy et les propositions du LKP, les maîtres du jeu restent encore les pétroliers qui assassinent l’économie de nos pays Martinique, Guadeloupe et Guyane sans distinction.

Ce conflit et son durcissement étaient prévisibles. Le soutien de la démocratie d’opinion et de la démocratie représentative au Ministre Victorin Lurel ne pèse pas grand-chose face aux intérêts des pétroliers.

Finir avec le surprofit des pétroliers.

Finir avec le surprofit des pétroliers c’est la seule solution et cela passe par la mise en place d’un service public d’approvisionnement et de distribution des carburants dans nos trois Pays (Martinique-Guadeloupe et Guyane) sous l’administration française. La Penchard avec son décret de novembre 2010 était aux ordres des financiers et des cadors du pétrole. Le pauvre Toto Lurel proposait sans concertation l’impossible oubliant qu’un petit nègre ministre reste nègre … Et c’est la totale pour Total, actionnaire principal de la  SARA et principal propriétaire des stations service de Guadeloupe et en Martinique. Les solutions sont là, tous les élus le savent y compris le Toto Lurel : Pour mettre fin à la mainmise des compagnies pétrolières sur l’approvisionnement, sur la distribution, sur les consommateurs, sur les gérants de stations services, il convient de mettre en place les outils qui conviennent.

D’abord la mise sous contrôle public de l’approvisionnement et de la distribution des carburants. Dans ce dispositif, un modèle d’une SEM on y trouverait les Collectivités Territoriales mais également les compagnies pétrolières y compris celles non actionnaires de la SARA et les gérants. Les syndicats et associations de consommateurs seraient représentés au sein du conseil d’administration.

Ensuite casser la domination des compagnies pétrolières. Les gérants doivent devenir propriétaires pleins et entiers de leur outil de travail et pouvoir contracter librement avec la compagnie de leur choix. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Le gérant est lié par un contrat d’exclusivité et doit obligatoirement acheter aux mains de « sa compagnie » et au prix fixé par celle-ci et même reverser un pourcentage des recettes de la boutique. Ce rapport commercial très particulier a été pointé du doigt par l’inspection des finances en 2009. La compagnie a donc un droit de vie ou de mort sur le gérant. Ni le décret PENCHARD, ni le décret LUREL ne mettent fin à cette abomination.

Enfin la liberté de s’approvisionner dans la Caraïbe : au Venezuela, à Trinidad et Tobago, à Curaçao. Contrairement aux dires de François HOLLANDE, on trouve du carburant aux normes européennes dans ces différents pays à des prix nettement plus bas. D’ailleurs, le carburant vendu par la SARA en Guadeloupe, Martinique et en Guyane provient pour une bonne part des producteurs de la Caraïbe alors que nous le payons au prix fort comme produits pétroliers venant d’Europe du Nord.
Ces nouvelles mesures seront immédiatement lisible dans le tissus économique  seront un pas de fait dans la lutte contre les monopoles békés, Chinois, Mulâtres et autres.

Une voyoucratie organisée 

Le ministère du budget de droite ou de gauche garantit à la SARA une marge bénéficiaire annuelle. On a en mémoire les mensonges de la Marie-Luce Penchard à l’époque Sous- ministre des Outres Mer déclarant que son décret baisserait la marge de la SARA de 15 à 10%,mais son successeur Victorin Lurel découvre l’arnaque et la marge qui est de l’ordre de 20 à 25%.La manœuvre s’appuie sur un arrêté mensuel de prix publié par les Préfets qui ne repose sur rien. En clair, c’est la SARA qui fixe le prix des carburants chaque mois. Cette entreprise connait dès le 1er janvier ce qu’elle va gagner le 31 décembre. L’Etat-voyou autorise une marge bénéficiaire annuelle pour une entreprise privée, en situation de monopole, dirigée par une multinationale (Total) dégageant plus de 15 milliards de bénéfices, qui ne paie pratiquement aucun impôt dans nos Pays.

Les voyous se défendent

Sans vergogne les compagnies pétrolières qui hurlent contre la soit disant baisse de leurs bénéfices pour réorganiser le système et augmenter leurs profits et cela passe par la fermeture de stations-service programmées depuis plusieurs années car ne vendant pas suffisamment de carburants et
restructurer le parc des stations-service. Et surtout interdire l’accès au marché  de nouvelles compagnies pétrolières clientes de la SARA mais non actionnaires de celle-ci en augmentant le prix de leurs prestations.

La fin de la récréation ?

Sans aucun doute le mouvement social va s’éteindre et tout va reprendre …pour recommencer si ces financiers exploiteurs ne sont pas réglés. Irons-nous vers une corsification ou un modèle bonnet rouge breton contre Total pour trouver une solution ? Cela n’est pas souhaitable, mais n’oublions jamais que quand l’ordre est injuste le désordre est la première forme de Justice.

Camille CHAUVET

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

GUADELOUPE

Source CaraïbeCreolsNews :La France a-t-elle aboli l’esclavage ? Par Danik I. Zandwonis *

Published

on

By

La France a-t-elle aboli l’esclavage ?  C’est le titre d’un ouvrage de l’historienne Nelly Schmidt qu’il faut avoir lu. Elle décortique avec une grande justesse d’analyse, les 2 « abolitions » de 1794 et 1848 en Guadeloupe et qui sont aujourd’hui encore des marqueurs de notre société coloniale.Mais c’est l’actualité africaine la plus brûlante qui nous ramène vers l’ouvrage de N. Schmidt. Le fait que des migrants d’origine africaine aient été vendus en Libye remet un coup de projecteur sur la politique francafricaine.

D’abord c’’est un média américain, (CNN) qui a révélé cette affaire, pourtant la présence politico-médiatique française en Afrique est plus que réelle. Ensuite on est en droit de s’interroger sur le black out de la France sur cette affaire. Ce silence gêné de médias français, tout comme celui de la diplomatie et du gouvernement français peut être compris comme une volonté affirmée de « zapper » ce fait gênant pour les uns et les autres. Il suffit pour s’en convaincre, de mesurer à l’inverse l’impact émotionnel de ces mêmes médias et du gouvernement français quand un ressortissant français blanc, soldat ou autre est la victime d’une agression en terre africaine.

Il est bon de rappeler, que le chaos existant actuellement en Lybie est l’une des conséquences de la politique Moyen -Orientale des européens, la France en tête. Chez nous en Guadeloupe, pays peuplé majoritairement d’Afro descendants , la réaction s’est aussi fait attendre. Silence radio total des deux assemblées majeures, pas un communiqué de Josette Borel ou de Chalus sur cette problématique. Faut -il penser que nos deux présidents ne sentent pas concernés ? même silence embarassé des parlementaires : ce n’est que 48h après qu’Olivier Serva a sorti un timide post sur les réseaux sociaux.

On en arrive même à se demander si toutes les manifestations qui sont généralement organisées au mois de mai pour « commémorer » l’abolition(?) de l’esclavage en Guadeloupe, ne sont pas totale hypocrisie ? 

En réalité, ces élus guadeloupéens, « marchent » au rythme du gouvernement français, quand le « maitre blanc » parle , ils vont dans le sens de sa parole, mais quand le maitre est silencieux, ils adoptent une attitude similaire. C’est bien là, le mal profond de notre pays, la classe politique dans son ensemble, manque cruellement de courage, elle préfère aller dans le sens du vent pour n’avoir jamais à s’opposer à ceux qui depuis Paris, décident pour nous.

Ce qui s’est passé en Libye et le silence -j’ai presque envie de dire- silence complice, prouve et démontre que les chaines de l’esclavage politico-mental sont toujours présentes dans les cerveaux. Mais il n’y a pas que pour la Libye. Il y a de cela quelques semaines, les Catalans ont posé avec force et détermination, la question de leur indépendance face à l’état central espagnol : vous avez entendu un élu guadeloupéen oser prendre une position contraire à celle du gouvernement français actuel ? la réponse est négative.

Fort heureusement, il y a encore quelques journalistes guadeloupéens qui osent dire tout et tout haut.( je me permets içi de saluer mes confrères de « Presse Hebdo « sur Radio Guadeloupe 1ére : Eric Lefèvre, Gilbert Pincemail, Olivier Lancien, Eric Bagassien…. ils font le job et ouvrent sans crainte les débats. On ne dira pas autant de cette radio commerciale au service du pouvoir devenue depuis 2009 quasiment murette sur tout ce qui peut déranger les pouvoirs en place.En réalité, notre classe politique, volontairement s’absente de tous ces débats, elle ne semble préoccupée que par ses questions électoralistes.

Et pourtant, la situation sociale s’aggrave en Guadeloupe ;les tensions couvent. il y a moins d’un mois, Elie Domota et les militants de l’UGTG ont lancé une première alerte, qui ressemble fortement à un avertissement. Mais là non plus personne n’a entendu. La vie continue « tranquillement », mais chacun se doit de savoir, que ce calme n’est qu’apparent, la Guadeloupe est de nouveau au bord d’une grosse crise.C’est à croire, que nous vivons dans une bulle. La Lybie, la Catalogne, la situation sociale et ses conséquences, tout cela n’interpelle personne : jusqu’à quand ?

*Danik I. Zandwonis Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site@ : danik@mediacreole.com

Continue Reading

GUADELOUPE

A lire source/ CCN/Danik I. Zandwonis/Guadeloupe

Published

on

By

Yohann, Lycéen de 15 ans a été assassiné… Par Danik I. Zandwonis

Sélectionner Pour Vous ! Source Creole News : Dans quel pays vivons nous vraiment? Dans quelle société sommes nous ? Qui peut dire ? Un ados tranquille, est poignardé sous les yeux de ses camarades à la sortie du lycée, juste pour lui voler son portable.

Celui qui a commis ce crime atroce d’une violence inouïe a été identifié et sera jugé et imprisoné. Ce jeune criminel est à l’image de tous les autres. Ils sont égarés, perdus, sans repères, et hélas produits de notre société : ce ne sont pas des extras terrestres et ce n’est hélas pas la première fois que la violence criminelle fait la une de l’actualité. Périodiquement des crimes de ce type sont hélas commis : Sandra Martial, (Baie-Mahault 2008), Gerty David ( Rivière Sens 2006), Marie Josée ( Capesterre-BE) pour ne citer que le cas de ces de 3 jeunes femmes sauvagement assassinées.

Pour en être arrivés à cette extrémité, c’est que ce pays est désespérément malade.
Comment va t-on le guérir de ces maux qui sont devenus au fil des ans le quotidien de la Guadeloupe ? Que faut-il faire ?Quelques instants après ce drame, quelques élus, qui sont eux aussi pères ou mères de famille, se sont fendus de communiqués pout déplorer, s’apitoyer sur ce qui s’est passé.

Et comme à l’habitude, la seule solution évoquée est l’envoi massif de renforts policiers, d’autres réclamant même la venue en Guadeloupe, du ministre français de la police : Bernard Cazeneuve. (Jadis alors qu’il était ministre de la police, Manuel Valls était aussi passé …Faut il penser que l’éventuelle visite en Guadeloupe, d’un ministre soit le remède efficace capable de guérir les maux dont souffrent notre pays ? J’en doute.

D’abord et je ne peux pas croire que nos élus ne soient pas informés de ce fait : La France, est depuis quelques années, le pays européen, où il y a eu le pus d’attentats meurtriers.

La France selon son président est en guerre ; Toutes les forces de police sont mobilisées, et les syndicats policiers français ne cessent de se plaindre de l’épuisement et de la fatigue des policiers très sollicités depuis près de 2 ans. Les policiers français, sont très largement insuffisants pour contrer la « menace terroriste ». Ce qui signifie que la France a autant que la Guadeloupe, besoin de policiers et en grand nombre. Bernard Cazeneuve peut débarquer ici, mais il ne pourra certainement pas déployer un nombre important de flics pour contrer ou prévenir toutes les violences urbaines. Les quelques flics supplémentaires qui pourraient être envoyés ici ne seront jamais en nombre suffisant au regard des demandes des élus et des syndicats policiers. Nous ne cessons de le dire, les questions liées à la violence et à la délinquance urbaines n’ont pas qu’une simple solution policière.

Il faut chercher ailleurs les racines de toutes ces violences et aussi les remèdes.

Depuis des années, dans toutes les villes et même dans les bourgs, les quartiers et la campagne, les jeunes de tous âges, fument de l’herbe et cela en toute impunité. Le trafic des substances illicites n’a pas cessé de croitre. Pourquoi ? D’abord parce que nos politiciens de tous bords parlent beaucoup, gesticulent, mais ne font strictement rien pour faire baisser vraiment le chômage ni le trafic de drogue. Comment penser que dans un pays où la majorité des moins de 25 ans est sans travail, sans argent et donc à la rue, elle puisse rester calmement en se laissant mourir au soleil ? Qui peut le croire ?

Ces délinquants qui font la une de l’actu, qui braquent ou qui agressent les gardiens de prison, tirent sur les policiers, ce sont-le mot est fort – nos terroristes à nous. Des terroristes –voleurs de smartphones, des terroristes -braqueurs de magasins… Terroristes sans pitié qui n’hésitent pas à égorger, à tuer.

Dans un Pays , le notre où un jeune de 20 ans n’a pas de travail, n’a aucune perspective, sa seule possibilité, pour participer à la consommation est d’utiliser la violence la plus primaire, la plus sauvage pour satisfaire son « besoin » de consommer. Pour continuer son trafic il a besoin d’outils : portables, bijoux, engins motorisés, il ne peut pas les acquérir, alors ils les vole et si pour cela il faut tuer, il n’hésite pas, car sa vie n’a plus pour lui aucune valeur, donc il est sans pitié pour vous, pour moi ou pour Yohann…

C’est ce problème social qu’il faut résoudre d’urgence, on pourra mettre dans les rues, devant les lycées le plus grand nombre possible de flics, de mamblos, d’agents de sécurité, tant que des milliers de jeunes seront ainsi livrés à eux mêmes et sans perspective ; la violence ne cessera pas. Ce qui se passe ici n’est donc pas surprenant.

Il est donc temps que nos politiques qui ne pensent qu’à se faire réélire, changent de logiciel et commencent à s’inquiéter réellement de la situation de pauvreté, de misère sociale, de rééducation de centaines de jeunes qui désespèrent.
En France face la montée de l’islam radical, le gouvernent français, croit avoir trouvé une parade et a créé des centres de déradicalisation. Quelle initiative majeure et efficace a été prise dans notre pays pour aider les jeunes désespérés à sortir de leur ghetto et de leur enfer quotidien ? Quand donc les 4O% de chômeurs pourront avoir un emploi dans un pays sans avenir ? Qui s’en préoccupe vraiment ?

Qui fait quoi et où ?
On voit certains maires plus intéressés à aller à pôle Caraïbe Airport accueillir des jeunes médaillés olympiques, que de se préoccuper de ce qui se passe dans les quartiers où la misère est devenue le pain quotidien.Les policiers ne font pas dans le social, ils sont là pour défendre la Société, réprimer et comme ils sont aujourd’hui pris pour cibles, ils vont riposter : ça ne va pas s’arranger. La violence va sans doute connaitre d’autres pics.

En résumé, je crains que le jeune Yohann assassiné pour un portable, ne soit mort pour rien, car dans une semaine, tout sera oublié, jusqu’au prochain : Kevin, Nathan, Harold, Mike ?

Source Créole News /Danik I. Zandwonis

Continue Reading

CARAIBES

La Caraibe : de Camille Darsieres à Alfred Marie-Jeanne Par Camille Chauvet

Published

on

By

Rédaction du Naïf : C’est feu Camille Darsières une des figures éminentes du Parti progressiste Martiniquais qui a été le premier politique à dénoncer le texte législatif français qui définissait une coopération régionale des ROM encadrée.

En sa qualité de président de la Région Martinique, il a proposé que les Conseil régionaux des DOM « peuvent décider avec l’autorisation due Gouvernement d’organiser des contacts réguliers et passer des ententes concernant la coopération en matière économique, sociale technique, scientifique, culturelle ou d’environnement avec le collectivités décentralisées de leur zone géographiques» et lors de cette allocution du vendredi 6 avril 1990 à Cayenne dans le cadre de la Conférence plénière pour la Coopération régionale dans la Caraïbe, suivi des Assises de la Coopération décentralisé Nord-Sud de la même année au mois de novembre, il évoquait tout ce qui se réalise maintenant.

Aujourd’hui, ce 4 juin de l’an de grâce deux mil seize, au rendez-vous de l’Histoire c’est Alfred-Marie-Jeanne qui est reçu comme un chef d’Etat sur le territoire Cubain, en représentant de l’autorité politique élue démocratiquement de Martinique. Réception sous le signe non pas du drapeau français symbole de la République, mais du drapeau négrier signe sans doute que nous sommes encore dans le monde l’Habitation. Et ce n’est pas plus mal.
Entre cette date et l’Allocution de Camille Darsières de l’année 1990, et ce 4 juin historique pour nous Martiniquais il y a eu le travail de tous les présidents de région et surtout la mise en œuvre de cette diplomatie Territoriale par l’ancien président de Région Serge Letchimy.

En Tout cas, ayons en mémoire feu Clovis F. Beauregard, Martiniquais Commissaire général chargé des Contacts Europe-Caraïbe dans les années 80-90.
Au fond, l ‘Histoire est en permanence tissée d’événements. L’événement est l’imprévisible, et est toujours pris dans un contexte qui en fournit les conditions. Aussi la responsabilité des hommes est toujours présente et c’est grâce à l’événement, parce qu’il faut le comprendre, que s’éclaire après coup le passé et demain. Ce 4 Juin2016 est un évènement rendez-vous de l’Histoire manque pour certains accomplis pour d’autres. Peut importe, car le Peuple Martiniquais est là dans cette Caraïbe. Les faits sont là têtus.

Comme elle a raison mon amie Hannah Arendt !

Continue Reading

Populaire

Copyright © 2017 La Naïf.