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HISTOIRE

LE BEKE ROGER DE JAHAM ET SON NEGRE DOMESTIQUE ANDRE PETRICIEN ALIAS TONY DELSHAM ONT DECIDE DE PROFANER LE CAP 110 AU DIAMANT Par Camille Chauvet

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Rédaction du Naïf : La commémoration mise en place par l’association Tous créoles est une profanation du Cap 110, c’est-à-dire un acte sacrilège, un manque de respect pour ce que les Martiniquais tiennent pour sacré. En 1992, le pape Jean-Paul II s’était rendu au Sénégal et y avait demandé pardon à l’Afrique pour les crimes de l’esclavage. Les békés doivent demander pardon.
Cette Commémoration du 22 Mai 1848- par les héritiers de ce Crime contre l’humanité qu’est l’esclavage des Nègres organisée par un attelage d’un « se prenant pour » « et « d’un je suis béké » banalise l’horreur. Justement au Diamant.

Pour certains Békés et deux ou trois romanciers martiniquais, il faut effacer le passé pour construire l’avenir. Ces négationnistes qui apparaissent au grand jour voudraient faire que ce qui a été n’ait pas été ou encore, ils veulent oublier le passé pour ne plus le ressentir et le mettre à la merci de toutes les interprétations du présent.

L’effacement du passé ne permet pas de construire l’avenir. Tout projet, toute orientation vers l’avenir, implique une lecture du présent dans lequel nous devons tirer les enseignements de notre état actuel. Si le présent est issu d’un passé qui l’a fait ce qu’il est, le bon usage du passé est de comprendre le tort que font certains békés- accompagnés de leurs nègres domestiques- aujourd’hui au Peuple Martiniquais. Si l’empoisonnement des terres et leur volonté de freiner le développement endogène de la Martinique, est chose normale pour certains Martiniquais voulant jouer aux humanistes, il ya ceux qui disent Non.

Non à ceux qui n’ont pas le courage de demander pardon au Peuple Martiniquais, pardon aux petits-fils d’esclaves de cette Terre fécondé de la sueur et du sang de leurs arrière grands-parents.

Non au sacrilège organisé.

UN VERITABLE SACRILEGE

Le sacrilège est commis par celui ou ceux qui manquent de respect pour ce que d’autres tiennent pour sacré, et si l’acte sacrilège est délibéré il est appelé « profanation » .Tony Delsham de son vrai nom André Pétricien s’est transformé en Grand Prêtre adjoint de la Profanation du Cap 110 en compagnie du Béké raciste Roger de Faham héritier de ses ancêtres fouettard d’esclaves. Une profanation commise au nom de  » TOUS CREOLES « .

Tony Delsham qui a sans doute lu Aimé Césaire devrait se souvenir de cette phrase : « il n’est pas toujours bon de barboter dans le premier marigot venu… ». Comme il a raison, Aimé Césaire !!!

Et dans la foulée, ajoutons cette fine analyse du Psychanalyste Guillaume Suréna: » Dans ce pays colonial, « il y a quelque chose de pourri »(…)La société créole des békés avait façonné le pays à sa convenance : ses terres étaient créoles, ses « hautes demeures » étaient créoles, ses meubles étaient créoles, ses vêtements étaient créoles, sa cuisine était créole, ses contes en tant que système de représentation de soi étaient créoles, ses mulâtres étaient créoles, ses câpres et caresses aussi, ses chabins et autres « chapés » étaient créoles, ses coolies aussi et bien sûr ses nègres ne pouvaient qu’être créoles ; ses poules et autres bipèdes aussi, ses chiens et autres quadrupèdes étaient créoles, le parler de chez nous étaient créole, ses intellectuels et littérateurs dont Baudelaire dénonça le manque de profondeur dans la créativité esthétique (et ça dure…) étaient les créoles des salons parisiens. Tout semblait aller pour le mieux dans un pays qui n’a cessé de « crier pendant des siècles… que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la nègrerie ».

C’est à ce moment, le pire de tous les moments, que Césaire se leva et dit : Assez de ce scandale ! Les bonnes consciences martiniquaises furent scandalisées à juste titre, car cette voix des profondeurs menaçait l’équilibre construit par les classes moyennes entre les Békés et le peuple noir.
Que n’a-t’on pas dit dès lors contre Aimé Césaire ?
Il était fou a-t-on fait dire. Effectivement, il ne pouvait qu’être fou pour oser remettre en cause « trois siècles de nuit amère conjurés contre nous ». Il était dangereux, et là les Békés et les classes moyennes n’avaient pas tort devant « la houle torrentielle » qu’il annonçait : « la négraille inattendu ment debout ! »
Surpris par l’extraordinaire effet Césaire, les blancs créoles, qui ont de l’expérience historique à revendre, ont attendu, car ils tiennent à leur revanche. Ils savent que ce que Césaire, à l’instar de Christophe, le Roi, demande aux hommes de ce pays exige un immense effort sur soi et contre soi-même et que cette contrainte entrainera la haine contre lui. Il suffisait de persévérer et d’attendre que la petite bourgeoisie avide de reconnaissance lance la contre offensive créole (…).Le racisme est à la base de ce projet qui veut que « nous nous rencontrions toutes « couleurs » réunies pour refonder notre communauté ».

L’idée de métissage biologique qu’il y a au fond de cette pensée est une catastrophe pour notre pays. Car il est faux de croire que c’est la couleur qui divise la Martinique. Ce sont les intérêts concrets des classes sociales qui sont à l’œuvre. Les Békés qui forment la classe sociale la plus cohérente du pays savent que c’est d’eux que découle toute légitimité dans cette Martinique. Ils ont la conscience aigue que leur présence rassure les autres en les empêchant de s’entretuer. Tout rassemblement devra se faire donc autour d’eux et au détriment des autres comparses »

Aujourd’hui Tony Delsham un romancier martiniquais de renom vend son âme à un héritier du Crime, au béké dénommé Roger de Jaham. Allez savoir pourquoi ?

DE JAHAM ESCLAVAGISTE

Pour ta mémoire Tony Delsham déguisé en défenseur de l’indéfendable, ne feint pas d’ignorer ce procès : Les frères de Jaham ( Fort-Royal-1845) : L’accusé reconnaît : avoir donné à l’esclave Rosette, enceinte, dix-sept coups de rigoise et vingt-cinq coups administrés par lui-même ;qu’à diverses époques et en dépit de sa maladie avait infligé au jeune Gustave des châtiments corporels sévères et l’avait fait mettre dans un parc à veau ; bien que malade il lui avait fait mettre un carcan rivé par une chaîne et le forçait à travailler ainsi le jour, et la nuit le jetait dans un local insalubre avec morceau de planche pour se coucher ; il en est mort ;sévices sur Jean-Baptiste ( 9 ans ) ; on lui coupa le lobe de l’oreille et fut contraint avec deux autres enfants Gustave et Vincent, de manger des mélanges excréments humains et d’excréments d’animaux ; Jean-Baptiste et Gustave étaient les fils de Rosette. (…) Un des frères de Jaham prit la fuite. L’autre fut acquitté…

Rien que pour ça, quand on se revendique de ces esclavagistes, il faut se repentir et demander pardon.C’est ça la réalité et ce Roger de Jaham qui sans vergogne va sur RCI crier haut et fort que sa famille a construit ce pays… et qui envoie des mails : je suis fier d’être blanc

LE SANG SECHE VITE…

Après tout, Roger de Jaham le petit-fils d’un esclavagiste fouettard a bien compris que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire, mais il aura toujours des voix pour s’élever contre ces messieurs comme il faut qui veulent installer l’oubli de l’intolérable par des manifestations pièges.

Oui, au Devoir de mémoire, mais un devoir de mémoire doublé d’un devoir de cohérence qui impose donc tant aux victimes qu’aux héritiers du Crime de rendre inoubliable cette blessure de l’humanité et la rendre présente en chacun comme souvenir, réellement ressenti. Oui, comme souvenir réellement ressenti.

TONY DELSHAM DANS LE ROLE DU NEG DOMESTIQUE

Le romancier comparse n’a toujours pas compris la nécessité du refus d’une amnistie morale qui n’est qu’une honteuse amnésie… être complice de la banalisation de ces événements serait ici une grave insulte.Il ne faut pas laisser la Célébration et non Commémoration du 22 mai se transformer en farce de l’Histoire et perdre de son poids dans la structuration de la conscience collective du Peuple Martiniquais.

Les Nègres domestiques sont encore bien là, dans cette société d’habitation qu’est encore cette Martinique. Pour bien comprendre, référons nous à la définition du nègre domestique par cet extrait d’un discours de Malcom X « Il y avait une différence au temps de l’esclavage entre le nègre domestique et le nègre travailleur des champs.

Les nègres domestiques, ce sont ceux qui vivaient dans la maison du maître ;ils étaient bien vêtus, ils mangeaient bien parce qu’ils mangeaient comme le maître, ce dont il ne voulait pas. Ils vivaient au grenier ou dans la cave, mais ils vivaient près du maître ; et ils aimaient le maître plus que le maître ne s’aimaient lui-même. Ils donnaient leur vie pour sauver la maison de leur maître, plus volontiers que le maître lui-même. Si le maître disait : « Nous avons une bonne maison », le nègre domestique disait : »Ouais, nous avons une bonne maison ».Lorsque le maître disait « nous »il disait « nous ».

C’est en cela qu’on reconnaît un nègre domestique. Si la maison brûlait, le nègre domestique disait « notre maison brûle », le maître le battait encore .Il combattait le feu avec plus d’énergie que n’en mettait le maître lui-même. Si le maître tombait malade, le nègre domestique disait : « qu’il y a-t-il, patron, nous sommes malade ? ».Nous sommes malades. Il s’identifiait au maître, plus que le maître ne s’identifiait à lui-même.

Et si vous veniez trouver le nègre domestique pour lui dire : « Echappons-nous, sauvons-nous, quittons cette maison », le nègre domestique vous regardait et répondait : « vous êtes fou, mon vieux, qu’est-ce que ça veut dire, quitter cette maison ?
Connaissez vous meilleur maison que celle-ci ?Ou serais-je mieux vêtu qu’ici ? Ou serais-je mieux nourri qu’ici ? »Voila ce qu’était le nègre domestique, on l’appelait le nègre d’intérieur .
Sur la plantation, il y avait aussi le nègre travailleur. Les nègres travailleurs, c’était les masses. Les noirs étaient toujours plus nombreux dans les champs que dans la maison.

Le nègre travailleur menait une vie d’enfer. Il mangeait les restes. Les nègres domestiques mangeaient les morceaux du porc. Le nègre des champs n’avaient rien d’autre que ce qui restait des entailles du porc. Le nègre des champs était frappé du matin au soir ; il vivait dans une cabane, une hutte ; il portait de vieux vêtements dont personne ne voulait plus. Il haïssait son maître. Oui, il le haïssait. Il était intelligent.

Quand la maison brûlait, il n’essayait pas d’éteindre le feu : le nègre des champs priait pour qu’il vienne un coup de vent. Quand le maître tombait malade, il priait pour qu’il meure. Si quelqu’un venait le trouver pour lui dire : « quittons cette maison, sauvons nous », il ne répondait pas ; « pour aller ou ? », mais « tout plutôt que cette maison »…

DEMANDER PARDON

En conclusion reprenons le encore Guillaume Suréna: «Tous ceux qui se rassemblent autour de l’esprit créole ne sont pas (il y en a !) Des chiens de garde. Il y en a qui veulent tenter l’expérience et voir où ça mène. De toutes les façons, les sacrifices ne seront pas énormes puisque l’appartenance à la France n’est pas remise en cause. Il y a aussi ceux qui ont entraîné des générations de martiniquais. Dans tellement d’échecs sans remettre en cause leur soi-disant supériorité intellectuelle, qu’ils pensent qu’un échec en plus n’est pas bien grave. »

Et surtout, retenons que tant que les békés n’auront pas demandé pardon au Peuple Martiniquais, comme l’a fait 1992, le pape Jean-Paul II qui s’était rendu au Sénégal et y avait demandé pardon à l’Afrique pour les crimes de l’esclavage,
il s n’auront pas le droit de se recueillir sur un monument érigé à la Mémoire de l’Histoire du Peuple Martiniquais.

Camille CHAUVET
Auteur : Jean Jack LAPORTE

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39 Comments

39 Comments

  1. PASTOUR

    30 mai 2013 at 11 h 32 min

    C’est Suréna qui dit que : La légitimité martiniquaise est békée, ai-je dit dès le départ afin d’éviter toute ambiguïté. Il suffit de voir les lieux des confrontations d’idées depuis quelques années : l’habitation de Fond Saint-Jacques, l’habitation Saint-Étienne, le Leyritz, l’habitation Clément, etc. Branchez votre radio ou votre téléviseur, les éloges du style créole, des villas créoles de békés n’en finissent pas. Essayez de lancer un débat critique, dans une soirée d’amis, sur l’attitude des Békés et permettez-vous une goutte d’insolence à l’égard de ces Blancs : vous serez immédiatement accusé de jalouser, injustement, leur réussite sociale, d’être un complexé qui n’a pas compris… et tout cela par des nègres, des Indo-Martiniquais, des mulâtres et autres chabins.Alors taisez vous messieurs arrêtez vos sanglots agissez !!!!

  2. ALPHA ET OMEGA

    30 mai 2013 at 11 h 32 min

    J’ai rêvé qu’il faudrait en Martinique, la création comme en 1993 en Afrique du Sud, une Commission Vérité et réconciliation, car sans cela un de ces quatre matins ce sera un bain de sang. En Afrique du Sud La personnalité de Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican de Johannesburg, prix Nobel de la paix, l’a présidée, et n’est évidemment pas étrangère à la réussite de cette expérience d’amnistie. Une expérience aussi originale sur le plan juridique qu’éprouvante pour les victimes-esclaves (en majorité noires) et les esclavagistes (békés pour la plupart). Cette Commission Vérité et Réconcilaition devrait comporter MM Camille Chauvet. Roland Laouchez. Garcin Malsa. Bernard Hayot . Léon-Laurent-Valère. Monseigneur Michel Méranville. Et d’autres personnalités volontaires … proposez les !!! La Commission réussirait la catharsis qu’elle se fixe comme objectif et le Pardon accepté et la Naissance d’une nouvelle Martinique. C’est là NOTRE chance de survie et non les 74 ou les plans de relance…

  3. jean

    30 mai 2013 at 11 h 32 min

    Pourquoi tant de haine !Que la co initiative de M Delsham puisse être questionnée, analysée, critiquée voire rejetée cela s’entent parfaitement. Mais pourquoi diable faut il l’affublé d’une injure en l’espèce, Neg domestique. Et pourquoi ce moment sigulier à bien des égards ne serait pas aussi l’occasion d’une vraie remise en cause et d’un questionnement sur les conditions d’un vrai vivre ensemble.Pourquoi cette initiative devrait elle disqualifiée Delsham a priori ?N’a t-on pas créer en janvier 2010 une nouvelle domesticité d’ailleurs?

  4. Un lecteur

    30 mai 2013 at 11 h 32 min

    C’est vrai pourquoi tant de haine…Mais au fond c’est le besoin de reconnaissance de TONY DESLSHAM André Patricien de son vrai nom, le pousse dans les bras des békés. Tony Delsham est certes lu, mais ce n’est pas un penseur, un intellectuel. Lors du déjeuner de l’Elysée dont il est si fier, il s’est couvert de ridicule. Parler de TD à Daniel Maximin et vous serez fixé. Monsieur Tony a donc développé un besoin viscéral de reconnaissance et il souffre mille morts parce qu’il ne reçoit pas en permanence cette reconnaissance. Le magazine littéraire l’ignore. Et ce qui s’inscrit sur son “site Internet subliminal” c’est : “Je ferai tout et n’importe quoi pour être reconnu, ne me rejetez pas !” En interviewant Aimé Césaire des dizaines de fois on ne devient pas pour autant célèbre. Tony Delsham va donc dans les bras de ceux qui lui donnent l’affection les B-ké. Sans doute se prend-t-il un B-ké. Je ne veux pas croire ça !!!J’achète ces livres par solidarité créole.

  5. Pour Jean

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    C’est vrai en janvier 2010 le Peuple n’a pas suivi les aventuriers du 74 ,heureusement car la nouvelle collectivité serait un bassin de copains-coquins avec fifilles par çi…fifils par là… voiture de fonction vendu pour fils…Attendons l’audit de septembre et suarons ce qui s’est passé .C’est vrai aussi que l’article de Monsieur Camille Chauvet ouvre un débat et il pose magistralement les termes de ce débat, mais il pollue cet écrit par un terme lourd de symbolique: Nègre Domestique… cela fait très mal .Monsieur Camille Chauvet enlever de votre vocabulaire certains mots.Soyez moins provocateur. Merci et ne prenez pas de l’altitude pour crasher après …

  6. Depuis Paris

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Je vous capte au vol…sur cette article et j’ajoute,Les vrais hommes du progrès sont ceux qui ont pour point de départ un profond respect du passé. Le progrès est intimement lié à une conception linéaire du temps, l’idée selon laquelle le passé peut constituer un point de départ également, un rapport au passé, dans sa continuité mais dans une continuité transformante. L’histoire y est pensée en mouvement, mouvement transformateur mais continue dans le cadre de la transmission, transmission des valeurs du passé comme héritage pour le futur. Camille Chauvet avec qui je ne suis pas souvent d’accord pour son extrémisme à raison, le point de départ c’est la reconnaissance du Crime et le Pardon. L’absence du pardon c’est CAUTIONNER le Crime.Tony D. Vit déjà le complexe d’écriture face aux deux monstres de talent que sont le Cham et le Chab laisser le vivre. La question est de savoir comment le Béké RdJaham le tient ?

  7. Pour Jean de Fort-de-France

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Oui, Camille Chauvet a raison, fallait cet article et mettre en avant le DEVOIR de Mémoire.Le Devoir de mémoire consiste d’abord à RECONNAITRE la réalité de l’état de victime, de persécutions ou de spoliations subies par des PEUPLES et leur environnement. (Empoissonnement des terres par les békés avec l’aide d’un Député Martiniquais).C’est le cas de notre Pays la Martinique.Devoir de Mémoire pour des raisons éthiques, pour répondre aux besoins de l’Histoire, et parce que la psychologie a montré combien cette reconnaissance était essentielle à la résilience, pour la reconstruction des individus et des sociétés après les crises, afin que ces crises n’en engendrent pas d’autres.

  8. A PROPOS DE RESILIENCE

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Le commentaire 8 parle de résilience. Expliquons :La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour quelqu’un ou un PEUPLE touché par un traumatisme,-L’ESCLAVAGE – à prendre acte de son traumatisme pour ne plus vivre dans la dépression ou la schizophrénie que ce traumatisme peut causer. C’est « vivre avec », dans le sens où cela fait partie de la vie de cet individu, ou de ce PEUPLE et cela ne le diminue pas mais au contraire lui permet de revivre. La résilience est rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et dans le meilleur des cas grâce à l’encadrement médical d’une thérapie, d’une analyse. Une phrase célèbre qui permet de résumer la notion de résilience est de Nietzsche : « Ce qui ne tue pas rend plus fort. ».Mais attention ne mettons pas derrière ce mot, le mythe de la Rédemption qui n’est pas loin, le « résilient » étant censé avoir dépassé la part sombre de ses souffrances pour n’en garder que la part glorieuse et lumineuse. Dans notre cas de Martiniquais, notre part glorieuse et lumineuse n’est pas encore là. On entend de plus en plus de gens parler de leur « résilience » comme si c’était une qualité à porter à leur crédit, voire quelque chose qui pourrait nourrir l’estime d’eux-mêmes.

  9. jean

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Devoir de mémoire, déjà de soi même et pour soi-même, pour mieux assumer présent et future, dans la responsabilité, l’action et la dignité, Oui.Devoir de mémoire, lamentation éternelle, point pour moi.Attendre que l’autre reconnaisse éventuellement un jour ses crimes envers moi pour enfin dire j’existe et que je suis guéris de je ne sais quoi est une chimère.J’existe. J’agis. Je suis surtout ce que je fais de moi. Point.Je n’attend aucune reconnaissance venant de l’autre. Je suis.

  10. Pour le débat

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Vous perdez votre temps TONY DELSHAM est un neg de béké et ce n’est pas d’aujoud’hui,il suufit de lire ce qu’il écrit comme roman. Et aussi dans Antilla. C’est son choix. Ses intérêts sont dans cette caste.C’est son droit.. Aussi servir un béké nul et sans instruction comme le Roger deJaham le rend intelligent !!!Alors messieurs merde pour VOUS. Laissez yo fé zafé yo.

  11. Pour André Pétricien&Cie

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    TONY VOUS UN JOUET SOMBRE AU CARNAVAL DES BEKES et du plus RACISTE RdJ.Relisez ce texte monsieur Pétricien -le traitre.Aimé Césaire vous parle… A Darling,Eliza-bête Hector,Hersilie l’idiot de la rédaction,pas pour RdJ car nous ne savons pas s’il fait partie du Peuple à qui s’adresse le NEGRE debout. Cela n’existe pas de Nègre créole.Le nègre-créole est le négre-domestiqueMon peupleQuandHors des jours étrangersGermeras tu une tête bien tienneSur tes épaules renouéesEt ta paroleLe congé dépêché aux maîtresAux traîtresLa terre donnéeLa terre lavéeQuandQuand donc cesseras d’êtreLe jouet sombre au carnaval des autresOu dans les champs d’autrui l’épouvantail desuetDemainA quand demain mon peupleLa déroute mercenaireFinie la fêteMais la rougeur de l’Est au couer de balisierPeuple de cauchemars domptésPeuple d’abymes remontésPeuple unique amant des fureurs du tonnerreDemain plus haut plus doux plus largeEt la pluie torrentielle des terresA la charrue salubre de l’orageAIMÉ CESAIRE

  12. La Conscience

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Tony,On ne se joue pas d’un pays Pas plus qu’on ne se joue d’un peuple On ne se joue jamais que de soi-même

  13. Un lecteur

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Monsieur Camille Chauvet, il y a Luc972,Guy,Grimel,Lanoiraude (un béké),Gilou un autre taré béké, ils vous attaquent sur un site @… Mais continuez à dénoncer ces békés. CONTINUEZ .Depuis toujours, il y a dans le monde des hommes et des femmes qui ont su dire NON. Dire « NON », aujourd’hui, est sans doute la chose la plus compliquée qui soit, parce qu’elle implique une lutte de toute ses propres forces intimes contre tout un système . Dire « NON», c’est se lever et aller à contre courant, lutter, tant il est plus simple de se laisser porter et de fermer les yeux. Dire « NON », c’est oser regarder l’autre et y voir soi-même dans un état inadmissible, et ne pas l’admettre. Dire « NON », enfin, c’est oser être vivant. Laissez les nègres domestiques exister, tant qu’il aura des békés… nous aurons leurs Pétricien-Tony Delsham et les autres . Continuez monsieur.

  14. FRATERNITE 347

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Monsieur Camille Chauvet, vos frères Roger .Dj et André-Tony.D aiment aussi la Martinique. Une question si Roger deJ ou Bernard. H demandent pardon, seriez vous prêt à donner la main et vous recueillir devant le monument de LA LIBERTE de Trénelle ? Car au fond ne souhaitez-vous pas cette situation qui alimente la fracture de notre identité collective ? En privé je vous adresse un @ sur votre GSM . Merci. Un jeune Béké qui vous écoute souvent sans haine et beaucoup de respect.

  15. A SAVOIR

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Tiré du @ Montraycréole: ORIGINE DES BEKES : QUAND ALAIN HUYGHES-DESPOINTES REECRIT L’HISTOIRE…par Jean-Laurent Alcide Au cours du reportage consacré aux Békés martiniquais par la chaîne française CANAL +, on a pu entendre, entre autres insanités, de la bouche de M. Alain Huyghes-Despointes, la phrase suivante :« En 1635, des nobles français colonisent l’île de la Martinique… »Il y aurait de quoi rire, si cela ne révélait pas l’incroyable inculture, mêlée de duplicité, des « derniers maîtres de la Martinique ». En effet, il est bon de rappeler la composition des premiers colons :60% de paysans venus du fin fond des provinces du Nord-Ouest de la France (Vendée, Normandie, Poitou, Bretagne etc.) qui étaient employés comme « engagés » ou « 36 mois » par quelques grands planteurs et qui travaillaient sur les « habitations » aux côtés des esclaves noirs. S’ils parvenaient à survivre au bout de leur période d’engagement, ils se voyaient octroyer un bout de terrain pour devenir propriétaires à leur tour. En 1635, au 17è siècle donc, l’école gratuite, laïque et obligatoire n’existait pas encore (ce sera le cas 2 siècles plus tard), donc la quasi-totalité de ces paysans est analphabète et parle les dialectes d’oïl (normand, poitevin, vendéen etc…).. 30% de repris de justice, de malandrins, de hors-la-loi, bref de gens qui n’ont rien à perdre et qui sont prêts à tenter l’aventure vers l’Amérique afin de se refaire une nouvelle vie. Beaucoup d’entre ces gens de sac et de corde étaient d’ailleurs expulsés vers les colonies afin de purger le Royaume de France de ses impuretés.10% de cadets de famille, c’est-à-dire de fils de nobles qui, dans le droit d’Ancien régime, ne pouvait bénéficier d’aucune part de l’héritage de leur père (cet héritage revenant tout entier à l’aîné) et qui n’ayant aucune perspective en France, tentaient eux aussi de se construire une vie meilleure par-delà l’Atlantique.Autrement dit, contrairement à ce qu’affirme Alain Huyghes-Despointes, seule une infime minorité des Békés est d’origine noble. Tous les historiens sont d’accord là-dessus. Il suffit de lire le monumental travail de Petit-Jean-Roget (Béké lui-même), « La société d’Habitation à la Martinique—1635-1665 » ou encore Sydney Daney, Gabriel Debien ou Paul Butel pour se rendre compte que l’origine noble de nos actuels Békés relève de la pure fable. Et il ne faut pas se laisser tromper par la particule que beaucoup d’entre eux arborent : au 17è siècle, un Jean Martin, originaire du village appelé « La Garrigue », par exemple, se faisait appeler « Jean Martin de La Garrigue ». C’était courant, banal même, Et surtout ça n’indiquait aucune origine noble !S’agissant des femmes békées, les choses sont encore moins reluisantes. A l’époque, les voyages vers l’Amérique sont longs (1 mois et demi), difficiles (cyclones) et surtout dangereux (pirates). De plus, ce continent inconnu a une mauvaise image : en Europe, elle est vue comme une terre sauvage, étrange, où vivent des « hommes à deux têtes » (sic) et qui n’a qu’un seul intérêt, celui de posséder de l’or. Le colon européen va donc aux Amériques pour essayer de s’enrichir au plus vite afin de retourner vivre en nabab dans le seul lieu où, selon lui, s’épanouit la Civilisation avec un grand « C », à savoir l’Europe. Le colon n’était pas venu fonder une nouvelle civilisation en Amérique ni planter la canne à sucre, le coton ou le café. Cela s’est fait par hasard. Jusqu’au 19è siècle, cette obsession du retour en Europe perdurera chez les Békés, soit plus de 2 siècles après leur installation aux îles ! Il n’y a qu’à lire pour s’en convaincre les « Mémoires d’un colon à la Martinique » du Béké Pierres Dessales, propriétaire de l’habitation Nouvelle Cité, à Sainte-Marie. Il passera sa vie à essayer de gagner suffisamment pour se réinstaller en France, chose qu’il fera pour sa famille, lui demeurant seul sur son habitation des années durant ! Et se lamentant sans arrêt de devoir vivre dans ce « maudit pays » !!!Donc, au 17è siècle, début de la colonisation, très peu de femmes blanches émigraient vers ces « isles » mal connues et réputées dangereuses qu’étaient les Antilles. A tel point que les premiers colons sont obligés d’avoir recours aux Caraïbesses (femmes caraïbes) et quand ce peuple sera exterminé, aux femmes noires. Beaucoup de colons assiégeaient littéralement le cardinal Richelieu, premier ministre de l’époque, de lettres suppliantes : « Envoyez-nous des femmes ! ». Il y allait, en effet, de la perduration des établissements français aux Antilles, médiocrement rentables à cause du manque d’or. Alors Richelieu ordonna à sa maréchaussée de razzier des péripatéticiennes sur les quais de Nantes, de La Rochelle et de Bordeaux afin de les envoyer de force aux Antilles. Et quand leur nombre n’était pas suffisant, cette maréchaussée kidnappait des jeunes filles de quatorze-quinze ans (des enfants abandonnés donc) pour les expédier aux colons. S’il y eut donc 10% de nobles parmi les hommes colons, il y en eut…0% s’agissant des femmes colons. Aucune femme d’un certain rang – et surtout pas noble – n’aurait pris le risque, en ce 17è siècle, de partir à l’inconnu, à bord de bateaux peu fiables et dont les équipages étaient composés de rustres et de ruffians. Ce n’est que lorsque le miracle de la canne à sucre se produira, vers 1660-70, enrichissant brutalement les colons (qui deviennent dès lors « Békés ») ainsi que les grands ports de la métropole française, que le « Code Noir » interdira les unions – et même les relations sexuelles – entre Blancs et Noirs. Avant 1685, beaucoup de Blancs concubinaient avec des négresses et même se mariaient parfois (on a retrouvé des actes de mariage de ce type dans des archives paroissiales).Monsieur Alain Hughes-Despointes réécrit donc l’histoire, comme le font d’ailleurs, nombre de Békés, afin de tenter d’effacer ces origines peu reluisantes.C’est à la fois ridicule et pathétique. Ridicule parce qu’il n’y a aucune honte, quand on est Antillais, à avoir des origines peu reluisantes. C’est le cas de toutes les populations qui sont venues s’installer dans les îles ou qui y ont été emmenées de force. De même que 90% des Békés descendent de serfs et de putes, la grande majorité des esclaves noirs n’étaient pas des fils de rois, ni les Indiens (dits « Coulis ») des fils de Maharadjah, ni les Chinois fils d’empereurs, ni les Syriens fils de cheicks. Personne n’émigre de gaieté de cœur ! Surtout à l’époque où les voyages étaient très longs et où on ne disposait d’aucun moyen (téléphone, télévision, Internat etc…) de garder le contact avec sa terre natale. Partir était le plus souvent un voyage sans retour.Les Noirs antillais descendent pour beaucoup de gens qui étaient déjà esclaves ou prisonniers de guerre en Afrique. On connaît le rôle sinistre d’intermédiaire joué dans la Traite par maints roitelets de la côte occidentale de l’Afrique. Il y a pu avoir, ici et là, un roi ou deux-trois nobles vaincus qui ont dû faire partie des « bois d’ébène », mais ce n’était pas très fréquent. Quand aux Indiens, ils descendent pour la plupart des « Intouchables », ces hors-castes qui, jusqu’à aujourd’hui, sont considérés comme la lie de la société indienne. Pourquoi un fils de Maharadjah abandonnerait-il ses épouses, ses serviteurs et son palais pour s’en aller couper la canne à sucre aux Antilles ? Pareil pour les Chinois. Il n’y eut guère qu’un seul Mandarin parmi ceux qui sont arrivés à la Martinique ! Et c’est parce qu’il avait été embauché comme interprète. Tous les autres étaient déjà des « Coolees » à Canton ou à Shanghai, c’est-à-dire des gens taillables et corvéables à merci. Quand aux Syro-libanais, ils ont fui leur pays à cause des guerres claniques qui s’y déroulaient, de la misère et de la colonisation franco-britannique.Aucun Antillais (blanc, noir, indien, chinois ou syro-libanais) ne saurait donc se targuer d’une quelconque noblesse. Nous sommes tous les fils et filles de repris de justice, de bannis, de réprouvés, d’esclaves ou de fugitifs. Et quand aux métis (mulâtres, chaben etc…), ils sont le fruit de l’union de ces mêmes réprouvés, esclaves et fugitifs et donc sont des bâtards à la puissance 2.Assumons notre bâtardise commune, messieurs les Békés, et tentons de rebâtir ensemble une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme et du préjugé racial .

  16. HO-PI-YAGE

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    Pour Tony ,Roger et Camille : LE VAMPIRE de Charles Beaudelaire.Toi qui, comme un coup de couteau,Dans mon cœur plaintif es entrée,Toi qui, comme un hideux troupeauDe démons, vins, folle et parée,De mon esprit humiliéFaire ton lit et ton domaine,Infâme à qui je suis liéComme le forçat à la chaîne,Comme au jeu le joueur têtu,Comme à la bouteille l’ivrogne,Comme aux vermines la charogne,Maudite, maudite sois-tu !J’ai prié le glaive rapideDe conquérir ma liberté,Et j’ai dit au poison perfideDe secourir ma lâcheté.Hélas ! le poison et le glaiveM’ont pris en dédain et m’ont dit :« Tu n’es pas digne qu’on t’enlèveA ton esclavage maudit,Imbécile ! de son empireSi nos efforts te délivraient,Tes baisers ressusciteraientLe cadavre de ton vampire ! »A lire et A comprendre !!! vive de Gaulle qui nous a sauvé de l’allemagne NAZI car nous serions tous déjà gazé neg,kouli,chinois,syriens,béké, et autres migannés ethniques. OUI vive de GAULLE.!!!!

  17. En savoir plus !

    30 mai 2013 at 11 h 33 min

    J’en ai assez. J’ai lu un cours de monsieur Camille Chauvet à ses élèves en 1998 ,il donnait un document que voici : Principales révoltes d’esclaves ayant eu lieu en Martinique-Au début du XVIIe siècle – Edification des premiers grands camps de nègres marrons en Jamaïque, dans les Iles Vierges, en Guadeloupe et en Martinique.- 1636 – Etablissement du premier grand-camp de nègres marrons en Guadeloupe, dans les hauteurs de Capesterre.- 1678 – Soulèvement d’esclaves en Martinique et en Jamaïque.- 1699 – Soulèvement d’esclaves en Martinique.- 1710 – Soulèvement d’esclaves en Guadeloupe et en Martinique.- 1748 – Soulèvement d’esclaves en Martinique.- 1752 – Soulèvements d’esclaves en Guadeloupe et en Martinique.- 1807 – Insurrections d’esclaves au Brésil, en Jamaïque, en Martinique.- 1820 – Insurrection d’esclaves à Puerto Rico, Antigua, Tortola, Cuba, en Martinique et au Honduras britannique.- 1822-1823 – Insurrection d’esclaves en Martinique.- 1831 – Insurrection d’esclaves en Martinique, en Guadeloupe, en Jamaïque, aux Etats-Unis (Nat Turner en Virginie).- 1833 – Insurrection d’esclaves en Martinique et à Puerto Rico.- 1843 – Insurrection d’esclaves à Cuba, en Martinique, à Puerto Rico.- 1848 – Insurrection d’esclaves en Martinique. Soulèvements en Guadeloupe. Insurrection d’esclaves à Sainte-Croix et à Puerto Rico.-22 Mai révolte de Saint-Pierre.Y aurait-il eu d’autres révoltes.Monsieur de Jaham pourquoi ne parle-t-on pas des révoltes sur le site de Tous créoles ? Vos enfants et les autres petits békés connaissent-ils l’histoire de l’esclavage ?Nous devons nous donner la main sinon les étrangers s’amusent à nous regarder nous entretuer.

  18. Pour le Commentaire 18

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Abolition de l’esclavage Aux Antilles:LES ESLAVAGISTES D’HIER SONT LES BEKES D’AUJOURD’HUI.Il faut attendre la Révolution de février 1848 pour qu’enfin, dans l’effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l’opposition des planteurs. Le décret d’abolition est rédigé par Victor Schoelcher, riche philanthrope libéral et républicain, alors sous-secrétaire d’État à la Marine dans le gouvernement provisoire.Victor Schoelcher lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago (62 ans). Celui-ci appartient à l’extrême-gauche républicaine et s’est fait le porte-parole des revendications sociales à la Chambre des députés, dès 1840.Victor Schoelcher et François Arago libèrent par décret 27 AVRIL 1948 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles et à la Réunion comme à Saint-Louis du Sénégal.Une application précipitée: Le décret, qui prévoit l’abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quelques semaines plus tard. Mais les gouvernants des colonies et les planteurs ont en général pris les devants, en multipliant les affranchissements.À leur manière, les esclaves ont aussi accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection a éclaté le 22 MAI 1848, avant qu’ait été connue l’existence du décret. Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l’esclavage dès le 27 mai 1848 pour éteindre l’insurrection.Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire. Ils contournent aussi l’interdiction de l’esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine du sud ou d’Inde du Sud). Il s’agit d’un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. L’abolition se traduit par un regain de l’activité économique dans les colonies.Les anciens maîtres gagnaient sur toute la ligne et s’enrichissaient : Ce sont békés d’aujourd’hui.C’est ça l’Histoire.

  19. Seb

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Autant de haine est quand même déprimant.La Martinique n’arrivera jamais à rien, si elle ne sait que regarder en arrière en se lamentant et en gémissant pour un pardon de gens qui ne sont pour rien dans ce qui a pu arriver.Demandons aux jeunes Allemands de se repentir à jamais pour la folie de leurs Grand-Parents…Triste monde.

  20. Pour le SEB

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Oui monsieur Seb,les jeunes allemands ont demandé pardon,mais vous meprisé les nègres donc les criminels békés n’ont pas a demander pardon.Oui, monsieur c’est vous qui porter la haine et le mépris des nègres . Lisez ce qui suit et ayez le courage d’y répondre.C’est Willy Brandt qui, le7 décembre 1970, cristallise symboliquement cette nouvelle dimension du pardon. En visite officielle à Varsovie, le chancelier allemand s’agenouille devant le mémorial dédié aux héros et aux victimes du ghetto de Varsovie. Trois ans plus tard, devant la dalle du Yad Vashem à Jérusalem, il lit un psaume implorant le pardon divin. En 1990, c’est le président tchécoslovaque, Vaclav Havel, qui adresse des excuses officielles au président allemand concernant l’expulsion des Allemands des Sudètes. Depuis lors, les exemples n’ont cessé de se succéder : Lech Walesa présente des excuses au nom des Polonais qui ont causé des tortsaux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ; Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans les rafles de Juifs de l’été 1942 ; Guy Verhofstadt demande pardon devant des milliers de Rwandais. Plus récemment, les présidents de la Croatie et de la Serbie- et-Montenegro échangent publiquementleurs « excuses » pour le « mal » que leurs pays se sont causé l’un à l’autre.Bref, le pardon envahit la sphère politique.Le triste c’est Vous !!!

  21. Un lecteur pour Seb

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Je dirais que Seb est sans doute un Martiniquais peu cultivé.Les békés ou un béké symbolique doit demander pardon comme l’ont fait d’autres hommes pour des crimes contre l’humanité.Lagrosillère aurait demandé Pardon et Bissette aussi.Un exemple: Kwasniewski: « Je demande pardon aux juifs.Le président polonais Aleksander Kwasniewski a solennellement demandé pardon aux juifs mardi au nom de ses concitoyens. Ce pardon intervient 60 ans après le massacre de plusieurs centaines de juifs par leurs voisins polonais dans le village de Jedwabne.Pourquoi pas un Pardon collectif d’un groupe de békés et une prise de parole de Bernard Hayot et planter un arbre de la réconciliation dans chaque commune comme l’ont souhaité MM Camille Chauvet et Rolland Laouchez. Pourquoi pas ce chemin au lieu d’entretenir la discorde ?Je connais personnellement monsieur Camille Chauvet,c’est un homme très sensible, d’une grande fraternité et c’est dommage pour Nous de le laisser s’enfermer tout seul dans ce combat à crier haut et fort ce que nous pensons Tous.l’Histoire lui donnera raison tôt ou tard .Seb repenser votre commentaire.Ayez l’espoir ne soyez pas triste.

  22. UN SCRUTATEUR

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Le Seb est un membre de tous créole et il ne supporte pas l’idée d’un Pardon pour le Tous Martiniquais.Seb,Carter,Elizabette,Célimène regardez-vous !!!! Soyez digne demander aux békés de faire l’effort de perdre leur arrogance.Si vous aimez ce Pays,ce Peuple et que vous vous aimez, le Pardon est la voie,la voix royale d’un se mettre ensemble pour conquérir le monde. Oui ! la reconstruction passe par le Pardon.

  23. En vérité...

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Ils demandent pardonLes terres seront toujours empoisonnéesIls demandent pardonLa profitation continueIls demandent pardonL’accumulation du capital béké sur le dos des nègres continuent et ils misent ailleurs ce profitPas de pardonIls doivent réparer le Crime en restituant les Terres des habitations fécondées de la sueur et du sang de nos ancêtres esclavesRestituer ces Terres à la Collectivité Martiniquaise.Autrement ils doivent quitter la Martinique et avec eux leurs nègres domestiques.

  24. Un negzagonal

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Le pseudo est un nom d’emprunt qui a été choisi par une personne, auteur ou artiste, pour éviter de faire connaître sa véritable identité. Que je sache dire le vrai nom d’un homme public n’est pas un délit dans une démocratie. Je viens de lire une lettre de André Patricien alias Tony Delsham adressée à ses amis Laouchez et Chauvet et le monsieur pleurniche sur le fait que son vrai nom soit connu et nous invente des histoires à dormir debout de sa soeurette et de fifils . Quel pays le Pays de mes parents !!! Vous êtes drôles les mecs…

  25. jean pour negzagonal

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Delsham ne pleurniche point sur un pseudo qui serait dévoilé aujourd’hui puisque c’est déjà le cas depuis fort longtemps. Il évoque surtout un principe et un précédent à une époque fort compliquée pour la libre expression. Les arguments qu’il développe sur ses motivations et sa démarche d’hier et d’aujourd’hui valent bien plus d’attention qu’une caricature brossée à la va-vite ou une attitude conscendante pour le « pays de vos parents » jugé à l’aune d’une controverse.Il est vrai qu’il n’ y a point de controverse ailleurs.

  26. Pour Jean

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Vous êtes … de Tony. Très bien. Il faut ramener votre producteur d’écriture à son juste niveau.Quant à ses arguments, la vérité va éclater et l’opinion publique saura qui est André Pétricien.Le negzago est un innocent et trop naïf. Le seul inconvénient que je peux noter dans cette affaire c’est le business de livres de ce romancier.Qui paie l’impôt ? André Pétricien ou Tony .D !!! et dire nom c’est le mettre tout nu face aux services fiscaux.Au fond,cette affaire à une dimension café du commerce et une autre bien plus importante le Pardon que soulève Camille Chauvet.

  27. jean

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Je ne suis point … de Tony qui est loin d’être mon « romancier préféré ». Mais se cristalliser sur cette histoire de speudo n’a aucun sens. Et aucune motivation fiscale qui tienne puisque le personnage est connu. Par contre, je maintiens que les principaux arguments qu’on lui jette à la figure ne tiennent pas sérieusement.

  28. La vérité

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Votre Pétricien André dit Tony Deslham qui joue à l’anticolonialiste est un ancien engagé militaire à la con de l’armée française.Quel était son prof de philo en Terminale ? Roger de Jaham était sans doute en classe terminale avec le Tony ? votre frère neg domestique messieurs Chauvet et Laouchez est un sacré pinochio des tropiques.Un menteur qui utilise Antilla pour sa pub perso et se valoriser… sans antilla c’est qui dédé Pétricien ? Vous êtes tous des connards dans ce pays. L’essentiel est cette affaire de profanation du Memorial 110. Il ne manquat qu l’hymne de tous créoles: La chanson de Paulo Albin….

  29. Le corbeau et la corbelle:INITIES

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Le nègre qui se prend pour un béké et qui va ses conversation avec le béké revendiquer sa part béké à perdu son âme pour moins qu’un plat de lentilles.Pétricien André le sait autant que Tony Delsham.On est ce qu’on devient et souvent on oubli d’où l’on part quand on fabrique de toutes pièces ce devenu qui repose sur le mensonge à soi dans un biographie de wikipédia du @. Le schizo est là en devenir… Jeux de masques et seul avec soi -même on se cache pour mourrir car la Malédiction du Cap 110 FRAPPE souvent par la terrible combinaison de la Pierre Cubique placée par le créateur pour protéger son Oeuvre.La malédiction commence … Les âmes de d’esclaves ont été dérangées par VOUS .

  30. NIKOLE

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    TONY DESLHAM VEUT ETRE BEKE A CAUSE DE LA MALÉDICTION DE CHAM : Les noirs maudit dans la bible. Afin de ne pas être un esclave mental, il faut savoir que la race noire est maudite dans la bible : Voici le passage de la bible où se trouve de la malédiction :(Genèse ch.9 v.20-27« Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit: Maudit soit Canaan! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères! Il dit encore: Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave! Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave! ».Cham (Kam > Kamit) est l’ancêtre biblique des noirs, ceci est indiscutable d’après la genealogie donné ;(Genèse ch.10 v.6) « Les fils de Cham furent : Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan. Cusch (Kush) est un terme d’origine hébraïque et signifie “noir” cela désigne la Nubie, actuel Soudan, un pays habité majoritairement par des noirs. Il est plus facile de s’arrêter a l’explication la plus simple qui serai que Cham fut maudit pour avoir vu le zizi de son papa, mais en réalité ce récit nous apprends que Noé, en état d’ivresse, a été abusé sexuellement par son fils et que ce dernier (donc sa descendance) devint noir par conséquence. Trois rabbins R. Joseph (mort en 333), R. Huna (mort en 297) et R. Chiza bar Abba (136-217) commentent une agression commise par Cham sur son père déjà dans l’arche. En raison de cet acte, sa descendance devin noire. « Coush, descendant de Cham, deviendra noir à cause de la malédiction (…) Le corbeau, le chien et le Coushite seront noirs à cause de leurs méfaits ».Le rabbin Maïmonide dans son ouvrage considéré par les Juifs comme le plus grand en matière de philosophie religieuse juive nous dit ceci du peuple noir: »leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n’atteignent pas au rang d’être humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l’homme mais supérieur au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l’image et la ressemblance de l’homme ». CONCLUSION : Non seulement la race noire est maudite mais on nous donne une vision fictive et erronée de l’histoire ; on sait d’après la science et l’archéologie que les noirs étaient les premiers sur terre, ce récit biblique met donc l’homme blanc en première place tout en introduisant l’homme noir dans des circonstances indésirables.C’est ça la vérité .

  31. Jean pour NIKOLE

    30 mai 2013 at 11 h 34 min

    Soyons mécréant s !Ce passage, comme certains autres, porte trace sutout des préjugés des humains qui l’ont écrit et n’ont rien d’inspiré ou de divin et fut bien commode pour participer à la justification d’une des plus grandes grandes scélératesses de l’histoire humaine.Conclusion : sont certainement maudis ceux qui ont écrit cette fable et ceux à travers l’histoire ont concouru aux ignominies dérivées

  32. Pour Jean

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    Mon pauvre Jean ,tout cela est bien beau,les békés intelligents vont demander Pardon … et ils ,pourront continuer à vampiriser cette Martinique.Par contre, si l’on récupère des terres,une vraie expropriation de ces criminels et que ces terres soient mises au service de ceux qui veulent travailler et nous conduire à une autonomie alimentaire…là commence les choses sérieuses.Le reste reste des mots et du vent…

  33. Pour Monsieur PETRICIEN-DELSHAM

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    Monsieur Pétricien dit Tony Delsham,si le texte de monsieur Camille Chauvet est fort juste ,la forme est bien de ce monsieur bon héritier de Delépine dans la provocation.Le texte aborde une question de fond: La Commémoration de Notre Mémoire.J’ajoute pour vous Pétricien André Tony Delsham points :1.La particularité de la mémoire de l’esclavage est la dilution des responsabilités. La particularité de la mémoire de l’esclavage est la dilution des responsabilitéset des discriminations persistantes contrairement à d’autres tragédies plus récentes, dont les responsables directs peuvent être désignés, ou du moins différenciés du reste de la nation, la traite négrière et l’esclavage ont impliqué un éventail très large d’acteurs publics et privés, sur plusieurs générations, en toute légalité. Ils ont également touché des secteurs importants de la vie économique des pays qui en ont tiré profit : le commerce, la construction navale, l’extraction minière, la production manufacturière et agricole, les banques, les assurances etc. Cette dilution de la responsabilité a rendu plus difficile le processus habituel de transfert de la culpabilité collective et a, par conséquent, retardé la reconnaissance du crime. Lé légitimation légale de cette pratique criminelle, à travers notamment les monstrueux Codes noirs, a contribué également à cette déresponsabilisation. C’est pourquoi la question de la responsabilité dans la traite négrière soulève très vite des polémiques d’une extrême virulence entre les protagonistes du commerce honteux : les nations européennes, américaines et arabo-musulmanes, les sociétés africaines, et les descendants d’esclaves. L’accomplissement du devoir de mémoire de l’esclavage est également rendu plus difficile par la persistance de ses lourdes conséquences, à savoir les inégalités socio-économiques et la discrimination que subissent, comme une double peine, les descendants d’esclaves jusqu’à aujourd’hui. Le combat contre ces effets dépasse largement le simple acte de reconnaissance et de souvenir du crime : il appelle d’autres réponses politiques, économiques et sociales, que tous les pays concernés ne sont pas prêts à envisager.2 . Le silence organisé comme réponse et la banalisation. Dans la plupart des cas, le silence a été le prix à payer pour la liberté toute relative accordée par l’abolition de l’esclavage, avant que la servitude du travail mal rémunéré ne prenne le relais. Ce voile jeté sur la barbarie du système et sur les souffrances des victimes a perpétué l’injonction à l’oubli de leur identité imposée aux captifs avant qu’ils soient embarqués pour le voyage de non retour… Certains pays ayant pratiqué la traite ont essayé de contourner le problème en mettant l’accent sur les actes d’abolition et le combat courageux des abolitionnistes, en oubliant de rappeler l’horreur du système et les résistances acharnées menées par les esclaves eux-mêmes pour leur dignité et leur liberté. Ailleurs, le sujet reste souvent tabou, vécu comme un secret de famille dont la divulgation serait considérée comme une trahison du groupe.MONSIEUR PETRICIEN VOUS ETES LA HONTE DE CETTE MEMOIRE.

  34. Jean pour 34

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    Je ne crois pas aux vertus du pardons ni même de ladite « réparation ».Par contre je voudrais bien que vous m’expliquiez comment se fera cette expropriation. Je suis demandeur surtout après la dérobade du 10 janvier 2010 qui n’était qu’un lointain prémisse de responsabilité . Expliquez-moi ces choses sérieuses !

  35. Toto

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    On ne pardonne pas On ne répare pasOn continue au nom de quel principe absurde d’accepter que ces descendants d’esclavagistes vivent en toute impunité dans ce pays fécondé par le Sang, la Sueur et la Souffrance de nos ancêtres.Viendra un jour le temps des rebelles et la race des Delsham et des esclavagistes seront punis.Tony Delsham à vendu son âme pour une invitation à la Table des anciens Maîtres.Guillaume Suréna a raison et son commentaire est de haute volée.

  36. KAPSULE

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    POUR ECLAIRER TONY PETRICIEN ET SA FAMILLE.Ce discours a été prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d’esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d’esclaves. Le terme « Lynching » (lyncher) est dérivé de son nom.SALUTATIONSMessieurs, je vous salue ici sur la rive du fleuve de James en l’année mille sept cents douze de notre seigneur. D’abord, je vous remercie, messieurs de la colonie de la Virginie, de me faire venir ici.Je suis ici pour vous aider à résoudre certains de vos problèmes avec les esclaves. Votre invitation m’a atteint sur ma modeste plantation des Antilles, où j’ai expérimenté avec quelques-unes des plus récentes et des plus anciennes méthodes pour le contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme est mis en application. Alors que notre bateau accosta au sud du fleuve James, nommé après notre roi illustre, dont nous chérissons sa version de la bible, j’ai vu assez pour savoir que votre problème n’est pas unique. Tandis que Rome utilisait des cordes de bois comme croix pour tenir les corps humains en grand nombre le long de ses chemins, vous utilisez ici l’arbre et la corde occasionnellement.J’ai aperçu le corps d’un esclave mort pendu a un arbre quelques kilometres en arrière. Vous ne perdez pas seulement des réserves de valeurs par la pendaison, vous avez des soulèvements, les esclaves s’enfuient, vos collectes ne rapportent pas le bénéfice maximum, vous souffrez d’incendies occasionnels, vos animaux sont tués. Messieurs, vous savez quels sont vos problèmes; Je n’ai pas besoin de les énumérer, je suis ici pour vous présenter une méthode afin de les résoudre. Dans mon sac ici, J’AI UNE METHODE COMPLETE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS A CHACUN D’ENTRE VOUS QU’ÉTANT INSTAURÉ CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENT ANNÉES. Ma méthode est simple ; N’importe quel membre de votre famille ou de votre entourage peut l’utiliser.J’ai tracé les grandes lignes d’un certain nombre de différences parmi les esclaves, et je prends ces différences et les rends plus grandes. J’utilise la MÉFIANCE ET L’ENVIE pour la commande. Ces méthodes ont fonctionnées dans ma modeste plantation des Antilles et cela fonctionnera dans tout le sud. Prenez cette simple petite liste de différences, et métitez dessus. Au top de ma liste il y a L’AGE, mais il est là seulement parce qu’il commence par A. La seconde est COULEUR ou teint, il y a L’INTELLIGENCE, la TAILLE, le SEXE, la TAILLE DES PLANTATIONS, le STATUS dans les plantations, L’ATTITUDE des propriétaires, si les esclaves vivent dans la vallée, sur une colline, à l’est, à l’ouest, au nord, au sud, ont les cheveux fins, cheveux bruts, ou sont grand ou court.Maintenant que vous avez une liste de différences, je donnerai un contour d’action, mais avant à celui, je vous assure que LA MEFIANCE EST PLUS FORTE QUE FONT CONFIANCE, ET L’ENVIE EST PLUS FORTE QUE L’ADULATION, LE RESPECT OU L’ADMIRATION. L’esclave noir, après réception de cette endoctrinement, sera « auto-réapprovisionnant » pour des CENTAINES d’années, peut-être des MILLIERS.N’oubliez pas que vous devez monter le VIEUX mâle noir contre le JEUNE mâle noir, et le JEUNE mâle noir contre le VIEUX mâle noir. Vous devez utiliser les esclaves a peau FONCÉ contre les esclaves a peau CLAIRE, et les esclaves a peau CLAIRE contre les esclaves a peau foncé.Vous devez utiliser la FEMELLE contre le MALE, et le MALE contre la FEMELLE. Il faut également que vos domestiques blancs et les contrôleurs méfient de tous les noirs, mais il est nécessaire que VOS ESCLAVES FASSENT CONFIANCE ET DEPENDENT DE NOUS. ILS DOIVENT NOUS AIMER, NOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU’A NOUS UNIQUEMENT. Messieurs, ces kits sont vos clés pour la commande. Utilisez-les. Que vos épouses et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion. Utilisez cette méthode de façon intense pendant une année, les esclaves eux-mêmes resteront perpétuellement méfiants.Merci des messieurs,Willie LynchFAISONS UN ESCLAVEC’était dans l’interet et l’affaire (le business) des esclavagistes d’étudier la nature humaine, la nature de l’esclave en particulier, en vue de resultats pratiques. Moi meme et beaucoup d’entre eux ont atteint détonantes capacités dans cette direction. Ils n’avaient affaire ni a la terre, au bois et a la pierre, mais avec des hommes, et pour leur propre sécurité et prospérité ils avaient besoin de connaître le matériel sur lequel ils allaient travailler. Conscient de l’injustice et du mal qu’ils perpetraient chaque heure et sachant ce qu’ils feraient eux-mems (dans cette situation).Étaients-ils les victimes d’un tel mal ? Ils surveillaient constament les premiers signes de « craintives récompenses ». Ils observaient donc avec un œil abile, apprirent a lire avec une grande exactitude l’etat d’esprit et le cœur de l’esclave, a travers son visage.Une inhabituelle sobriété, des distractions apparentes, maussaderie et indifférence, toutes humeurs hors de l’ordinaire étaient suffisantespour suspition et enquetes. « LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas est une étude du procédé scientifique du « cassage » de l’homme et de la fabriquation d’esclave. Cela décrit les résultats des idées Anglo Saxonnes et des méthodes pour assurer la relation maitre/esclave.LET’S MAKE A SLAVE « The Original and Development of a Social Being Called « The Negro”. Faisons un esclave. De quoi avons nous besoin? Tout d’abors il nous faut un homme né..o, une femme nég….e enceinte et son bébé nég..o. Second, nous utiliseront le meme principe de base employé pour casser un cheval, combiné avec quelques facteurs plus sustaining.Ce que nous faisons avec les cheveaux c’est les casser d’une forme de vie a une autre qui les réduit de leur état naturel, dans la nature. Tandis que la nature les pourvoit avec les capacities naturelles pour prendre soin de leur progéniture, nous les cassons de ce cordon (lien) d’indépendance et nous créeons donc un état de dépendance, ainsi nous sommes capables d’otbenir d’eux une production utile pour les affaires et le plaisir.PRINCIPES CARDINAUX POUR FAIRE UN NÉ..ODe peur que nos generations futures ne comprennent pas les principes du cassage pour les deux betes, le né..o et le cheval. Nous savons que des plannings économiques courts resultent en des périodes économiques chaotiques; docn pour éviter des domage dans l’économie, nous devons plannifier en details.Le cheval et le né..o sont mauvais pour l’économie dans leur état sauvage.Ils doivent tout deux etre cassé et attaché pour une production ordonné.Pour l’ordre, une attention speciale et particuliere doit etre accordé a la FEMELLE et au JEUNE enfant. Ces derniers doivent etre HYBRIDES pour produire une variété et une division de labour. Tous deux doivent etre enseigné a répondre a un nouveau language particulier. Des instructions psychologiques et physiques de contentement doivent etre crée pour eux.Un animal et un né..o sauvage sont tous deux dangereux meme si ils sont captures, car ils auront tendance a chercher a retrouver leur liberté, et en faisant cela, ils pourraient vous tuer pendant votre sommeil. Vous ne pouvez pas vous reposer. Ils dormant quand vous etes eveillé, et sont éveillé lorsque vous dormez.Ils sont DANGEREUX pres de la maison familiale et cela demande trop de labour a les surveiller hors de la maison. Par dessus tout, vous ne pouvez pas les faire travaillerdans cet état naturel. C’est pourquoi le cheval et le négro doivent tous deux etre cassé; il s’agit de les casser d’une vie mentale a une autre. LAISSEZ LE CORPS, PRENEZ L’AME! En d’autre termes, cassez la volonté de resister. Le procédé du cassage est le meme pour le cheval et pour le né..o, il varie seulement et legerement en degrees.Mais comme nous l’avons dit plus tot, il y a un art dans le planning économique détaillé. VOUS DEVEZ GUARDER VOS YEUX ET VOS PENSÉE SUR LA FEMELLE et sur L’ENFANT du cheval et du né..o. Un breve discours sur le developpement de l’enfant va metre de la lumiere sur la clé des principes économique.Pretez peu d’attention sur la generation du cassage original, mais CONCENTREZ VOUS SUR LA GENERATION FUTURE. Ainsi, si vous cassez la mere, elle va casser l’enfant dans ses premieres années de developpement et lorsque l’enfant est assez agé pour travailler, elle va vous le livrer (comme sur un plateau) car ses tendances protectives auront étés perdues durant le cassage original.Par exemple prenez le cas de deux chevaux sauvages, une jument et un poney? (jeune cheval)et cmoparez le procédé du cassage avec deux né..o captures dans leur état naturel, une nég….e enceinte avec son enfant. Prenez le cheval et cassez le pour un containment limité. Cassez la femelle completement jusqu’a ce qu’elle deviennent tres docile, jusqu’a ce que vous ou n’importe qui puisse la chevaucher confortablement. Breed le cheval jusqu’a ce que vous obteniez le “mixage” desire. Ensuite vous pourvez liberer render la liberté au cheval jusqu’a ce que vous ayez a nouveau besoin de lui. Entrainez la femelle afin qu’elle vous mange dans la main, et elle enseignera son enfant a vous manger dans la main également. Quand au cassage du né..o non-civilisé, utilisez le meme procédé, mais varies le degrees et augmenter la pression pour créer un retournement d’esprit complet. Prenez le né..o le plus mean et restless, dénudez-le devant les autres né..o, la femelle et l’enfant, brulez-le, attachez chacune de ses jambs a un cheval different faisant face a une direction oppose, faites partir les cheveaux pour le “déchirer” devant l’autres né..o . L’étape suivante consiste a prendre un fouet et de battre au point de mort, devant la femelle et l’enfant. Ne le tuez pas, METTEZ CRAINTE DE DIEU EN LUI afin qu’il soit utile pour les futurs reproductions.LE PROCÉDÉ DE CASSAGE DE LA FEMME AFRICAINEPrenez la femelle et faites une série de test sur elle pour voir si elle se soumettra volontairement a vos desires. Testez la de toute les manieres, parce qu’elle est le facteur le plus important pour une bonne économie. Si elle montre le moindre signe de resistance a se soumettre completement a votre volonté, n’hésitez pas a utiliser le foutet sur elle pour extraire la derniere part de sa…e d’elle. Prenez garde a ne pas la tuer, car dans ce cas vous gaspillerez une bonne économie. En état de submission complete, elle entrainera son enfant des son plus jeune age a travailler quand elle sera en age de le faire. Comprendre cela est la meilleur des choses. Nous allons donc aller plus profondément dans ce domaine concernant ce que nous avons produit dans le procédé du cassage de la né…..e. Nous avons inverse la relation, dans son état naturel non-civilisé elle aurait eu une grande dependance sur le né..o non-civilisé, et elle aurait eu une tendance protective limité envers son enfant, et elle l’aurait éduqué pour qu’il soit dependant comme elle. La nature a crée ce type de balance. Nous avons inverse la nature en brulant et “arrachant un né..o non-civilisé et en fouettant l’autre au point de mort, tout cela en sa presence. En étant seule, non protégé, avec l’image du male détruit, la situation l’a cause a quitté son état psychologique d’indépendance a un état d’indépendance glacé (figé). Dans cet état, elle va éduquer son enfant MALE et femelle en role inverse. Par CRAINTE pour la vie des jeune males elle va les entrainer psycologiquement a etre MENTALEMENT FAIBLE et DEPENDANT, mais PHYSIQUEMENT FORT. Parce qu’elle est devenu psychologiquement indépendante, elle entrainera ses enfant femelles a etre psycologiquement dépendant. Qu’avez vous donc? Vous avez la NÉ…..E A L’AVANT ET LE NÉ..O A L’ARRIERE ET APPEURÉ. C’est une situation parfaite pour l’economie.Avant le procedé de cassage, nous devions etre sur nos gardes a tout moment.Désormais nous pouvons dormir tranquille, car a cause d’une grande crainte sa femme se tient en tant que garde pour nous. L’enfant ne peut pas éviter le procédé, il est est instrument utile prêt a etre attaché au cheval a un tender age. Lorsque l’enfant né..o atteint l’age de 16 ans, il est completement cassé, prêt pour une longue vie de travail, et a la reproduction d’une forte unité de labour. Périodiquement, par le cassage du né..o sauvage non-civilisé, en jettant la né…..e sauvage dans un état psychologique figé, en tuant l’image protective du male, et en créeant un esprit submissive et dependant du male né..o, nous avons crée un cycle qui tourne sur son proper axe pour toujours, a moins qu’un phénomene ai lieu et rétablisse la position de l’esclave male et femelle. Nous savons de quoi nous parlons par exemple. Prenez les deux unites économiques d’esclave et examinez-les avec attention.UNITÉ DE MARRIGAGE DES NÉ..OSNous breed deux né..o avec deux né…..es. Ensuite nous éloignons le né..o d’eux et nous continuons a les faire travailler. Supposons qu’une des femelle enfante une né…..e et que l’autre enfante un né..o. Les deux né…..e étant sans l’influence de l’image du male né..o, figés avec une psychologie indépendante, vont éduquer leur enfant dans des positions inverses. Celle avec l’enfant femelle lui apprendra a etre comme elle, indépendante et négociable (nous négocions avec elle, a travers elle, par elle, nous la négocions a volonté). Celle avec l’enfant né..o étant subconsciement figé, craint pour sa vie et l’eduque afin qu’il soit mentalement dependant et faible, mais physiquement fort , en d’autres termes, le corps au-dessus de l’ame. Dans quelques années, lorsque ces deux enfants deviennent fertiles pour une reproduction précoce, nous leur feront perpetrer le cycle. Ceci est un planning long et détaillé.ATTENTION: POSSIBILITÉ D’INTRUSIONS NÉGATIVESPlus tot nous avons parlé du bien non-économique du cheval et du né..o dans leur état naturel suvage; nous avons parlé du principe du cassage et de les attacher ensemble pour une production ordonnée. Plus encore, nous avons parlé de preter une attention particuliere a la femelle sauvage et son enfant pour un future planning ordonnée, puis plus récement nous avons mentionné qu’en inversant les positions du male et de la femelle sauvage, nous avons crée un cycle qui tourne sur son proper axe pour toujours a moins qu’un phénomene ai lieu et rétablisse les positions des sauvages male et femelle. Nos experts nous ont avertit a propos des possibilities que ce phénomene se produise, car ils dissent que l’esprit a une forte tendance a se diriger et se corriger sur une période de temps donné si cela touché a certaines bases historiques substentielles, et ils nous ont avertit que le meilleur moyen de gerer ce phénomene est “d’éffacer” l’histoire mentale de la brute et de créer un multitude de phénomenes d’illusions, afin que chaque illusion twirl dans son proper orbite, quelque chose similaire a une balle flotant dans un vacuum (aspirateur?). Cette creation de multiples phénomenes d’illusions entails les principes de reproduction du né..o et du cheval comme mentionné plus haut, le but est de créer une division diversifié de labour, créant ainsi différents niveaux niveaux de labour et différentes values d’illusions a chaque niveau de connexion de labour. Le résultat est la severance des points de departs originals pour chaque sphere d’illusion. Puisque nous avons le sentiment que le sujet ne devrait etre plus compliqué alors que nous procédons dans l’explication de notre plan économique concernant le but, la raison et l’effet de la reproduction des chevaux et des né..os, nous allons donner les termes de définition suivants pour les generations futures. Le cycle a orbite signifie quelque chose qui tourne et ayant un/une path.L’axe signifie sur quoi ou autour de quoi le corps tourne. Le phenomene signifie quelque chose beyond les conceptions ordinaries et inspire awe et wonder.La multiplicité signifie un grand nombre. Cela veut dire un globe. La reproduction croisée d’un cheval signifie prendre un cheval et le l’accoupler avec un ane, vous obtenez donc une mule qui n’est n’est pas productive.La reproduction croisée des né..o signifie prendre autant de bonnes goutes de sang blanc et les metres dans autant de né…..e que possible, en variant les doses avec le ton voulu, puis les laisser s’accompler entre eux jusqu’a ce qu’un autre cycle de couleur apparaisse comme vous le désirez. Ce que cela veut dire c’est; mettez le né..o et le cheval dans un pot de reproduction, mélanger le avec des asses et du bon sang blanc et qu’est-ce que vous obtenez? Vous avez une multitude de couleurs, des né..os inhabituels (spéciaux) certains auto-productifs, d’autres non (l’un constant [ consistant ] l’autre mourrant, nous gardons celui qui est consistant car nous pouvons remplacer les mules pour d’autres instruments).LANGUAGE CONTROLÉLa reproduction terminée, pour un renforcement de leur point de depart, NOUS DEVONS COMPLETEMENT ANNIHILER LA LANGUE NATIVE du nouveau né..o et de la nouvelle mule et instituer un nouveau language qui impliquera la nouvelle vie de travail des deux. Vous savez que la langue est une institution peculiar.Cela mene jusqu’au Coeur des gens. Plus un individu connais la langue d’un autre pays, plus il est capable de se déplacer dans tous les niveau de cette société.Donc, si un étranger est un ennemi du pays, au point qu’il maitrise la langue, a ce point le pays est vulnerable a l’attaque ou l’invasion d’une culture étrangere.Pae rxemple, si vous prenez un esclave et que vous lui enseignez votre language, il connaitra tous vos secrets et il n’est plus un esclave car vous ne pouvouez plus le tromper, et ETRE DUPE ET L’UN DES INGRÉDIENT BASIC DE LA MAINTENANCE DU SYSTEM ESCLAVAGISTE. Par exemple, si vous dites a un esclave qu’il doit recolter “notre champ” et qu’il connais bien la langue, il saura que “notre champs” ne signifiait pas “notre champs” et le systeme esclavagiste s’écroulerait, car il relaterai la base de ce que “notre champs” signifiait vraiment.Vous devez donc faire attention en mettant en place le nouveau language car les ésclaves seront bientot dans votre maison, vous parlant “d’homme a homme” et c’est la mort de notre systeme économique.De plus, les definitions de mots ou de termes sont une petite partie du procédé.Les valeurs sont crées et transportées a travers le language. Une société totale (complete) possede beaucoup de systemes de valeurs “inter-connectées” (connecté).Toutes les valeurs de la société ont des ponts (relais) de language pour les connecter afin de fonctionner correctement dans la société.Mais dans ces ponts (relais) de language, les systemes de valeurs pourrait profondément etre interféré et causer des conflits ou une guerre civile, le degres de conflit étant determiné par la magnitude des problemes ou des forces relatives d’opposition peu importe la forme. Par exemple, si vous mettez un esclave dans un enclos de cochon, que vous l’entrainez a y vivre et que vous lui incorporez de le considerer comme une situation de vie normal, le plus grand probleme qu’il vous causera et qu’il vous ennuira pour que l’enclos soit propre. Et quelque chose pourrait etre incorporé dans son language au point qu’il valorise une maison plus que son enclos de cochon, vous avez donc un probleme. Il sera bientot dans votre maison.(Note additionelle: Henry Berry, parlant a la maison des délégué de Virginie en 1832, décrit la situation telle qu’elle existait dans le Sud a cette époque ainsi:“Nous avons, autant que possible, fermer toutes les avenues par lesquelles la lumiere pourrait entrer dans leurs ames (les esclaves). Si nous pouvions supprimer la capacité a voir la lumiere, notre travail serai complet; ils seraient alors au niveau des betes de champs et nous serions sauf.Je ne suis pas certains que nous ne pourrions pas le faire, si nous pourrions trouver le procédé, et ceci sur le prétexte de la nécessité”.Tiré de “Brown America, The story of a New Race” par Edwin R. Embree. 1931.Source: The Talking DrumCe texte remonte a pres de 3 siecles, comprenez donc la longeur et les tournures particulieres de certaines phrases…Les personnes conscientes réaliseront sans difficulté que les meme méthodes sont employées aujourd’hui pour nous diviser.

  37. lolonoce

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    Les nuls se cachent pour mourrir … laiisser TD disparaître du circuit

  38. Ti créole

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    Hé les mecs ça va swinger … le fils du bouc et de la brebis entre dans le débat…Vraiment les negs vous allez vous entretuer entre « pour békés et contre békés !!! « Vous les maîtres en Tout … Vous la soit disant élite dont certains méprisent le peuple par leurs écrits… Soignez -vous !!! Une fois de plus les békés restent en dehors et vous vous battez entre Vous.Voilà ce qu’a réussi Tony D et Roger de Jaham le fier d’être blanc … pôvre monsieur Pétricien qui se prend pour un penseur…

  39. KOSTO

    30 mai 2013 at 11 h 35 min

    le fils du bouc et de la brebis est un pauvre boutonneux aigrit qui s’accroche à tout ce qui peut le mettre en affiche… c’est comme ça et en bon doucineur du système notre face d’ananas s’amuse…

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HISTOIRE

Oui, la Colonisation est un crime contre l’humanité Par Bruno GUIGUE

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SOURCE LE GDS : En déclarant que “la colonisation est un crime contre l’humanité, une véritable barbarie”, Emmanuel Macron a déclenché un torrent d’indignation. On a dit que cette déclaration n’était que pur opportunisme, que le candidat d’”En marche”, comme d’habitude, disait tout et son contraire. En novembre 2016, il déclarait : “Alors oui… en Algérie il y a eu la torture mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie”. Certes. Mais si, pour une fois, Emmanuel Macron avait eu raison ?

REVISIONNISME COLONIAL

La réaction chauvine suscitée par ses propos, en tout cas, montre que le révisionnisme colonial fait partie de l’ADN de la droite française.
Il faut les entendre fulminer, ces humanistes à géométrie variable, lorsque cette page sinistre de l’histoire de France est pointée du doigt. Pour Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, “ces propos constituent une insulte à l’Histoire de France et à la mémoire de millions de Français. Ils n’honorent pas le candidat à l’élection présidentielle qui fait le choix de la repentance plutôt que celui d’une lecture objective de notre histoire. Une repentance, toujours agitée par la gauche et l’extrême-gauche, qui contribue malheureusement à la défiance d’une partie des nouvelles générations envers leur pays”.
Mais c’est tout le contraire ! Pour qu’un Français se sente insulté par cette affirmation, il faut qu’il ait une lecture étriquée du passé national. Les millions de victimes du colonialisme français depuis trois siècles seraient-elles quantité négligeable ? Faut-il, pour être patriote, adhérer à un roman colonial à l’allure de conte de fées ? Que la France se proclame la patrie des droits de l’Homme n’interdit pas à ses citoyens de vérifier si cette promesse a été tenue au cours de son histoire. Elle leur en fait obligation. Et après examen, le verdict est sévère. Certains de vos électeurs l’ont peut-être oublié, M. Accoyer, mais la conquête de l’Algérie fut une expédition meurtrière, l’occupation de ce pays une humiliation permanente pour ses habitants et sa guerre de libération un carnage (300 000 morts) provoqué par l’obstination du colonisateur.

Mais M. Accoyer ne nous a offert que le hors d’œuvre. Parmi les nostalgiques à l’orgueil outragé, c’est la présidente du FN qui enlève le pompon. Sur sa page Facebook, elle qualifie carrément de “crime” les propos d’Emmanuel Macron. “Y a-t-il quelque chose de plus grave, quand on veut être président de la République, que d’aller à l’étranger pour accuser le pays qu’on veut diriger de crime contre l’humanité ?”, demande la candidate du FN. “En utilisant cette argumentation probablement pour des raisons bassement électoralistes, le crime, c’est M. Macron qui le commet. Il le commet contre son propre pays”. Voilà, la messe est dite. A l’unisson, la droite et l’extrême-droite assènent cette doctrine singulière selon laquelle le crime n’est pas le colonialisme, mais sa dénonciation.

IMPOSTURES REACTIONNAIRES

Contre ces impostures réactionnaires, il faut relire ce qu’écrivait Aimé Césaire en 1955 dans son magnifique “Discours sur le colonialisme”. Il citait le colonel de Montagnac, l’un des conquérants de l’Algérie : “Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts mais bien des têtes d’hommes”. Il donnait la parole au comte d’Herisson : “Il est vrai que nous rapportons un plein baril d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis”. Il citait aussi Pierre Loti relatant dans “Le Figaro” la prise de Thouan-An (Indochine) en 1883 : “La grande tuerie avait commencé ! C’était plaisant de voir ces gerbes de balles, si facilement dirigeables, s’abattre sur eux deux fois par minute. On en voyait d’absolument fous, qui se relevaient pris d’un vertige de courir. Ils faisaient en zigzag et tout de travers cette course de la mort, se retroussant jusqu’aux reins d’une manière comique … et puis on s’amusait à compter les morts”. Eh oui, ces horreurs, elles aussi, font partie de notre histoire.
Partout, la conquête coloniale fut effroyable. Le colonisateur au drapeau tricolore l’a déshonoré, ce drapeau. Il l’a noyé dans le sang des peuples martyrisés par ceux qui prétendaient leur apporter la civilisation au bout du fusil. C’est pourquoi, partout, les peuples colonisés ont levé l’étendard de la révolte. Lassés d’être traités en objets, ils voulaient devenir “les sujets de leur propre histoire”, comme disait Lénine dans ses thèses prophétiques sur le droit des nations à disposer d’elles-mêmes (1916). Mais en Indochine, en Algérie, à Madagascar, au Cameroun, cette révolte populaire s’est heurtée à une répression impitoyable. Pour maintenir l’ordre ancien, la machine de guerre coloniale a perpétré des crimes de masse, elle s’est livrée à d’innombrables massacres.

LIRE AIME CESAIRE

Lisez donc le grand Aimé Césaire, M. Accoyer, cela vous changera du Figaro-Magazine !
Il faudrait étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet-Nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette gangrène est toujours dans les têtes. Comme disait Marx à propos des atrocités commises par les Anglais en Inde en 1853, “L’hypocrisie profonde et la barbarie inhérente à la civilisation bourgeoise s’étalent sans voile devant nos yeux, en passant de son foyer natal, où elle assume des formes respectables, aux colonies où elle se présente sans voile”. Oui, c’est un fait, le crime colonial a fait voler en éclats les barrières morales que la classe dominante s’imposait ailleurs. Dire cette atrocité du crime colonial, c’est désigner avec les mots qui conviennent cette histoire douloureuse.
Le colonialisme est une violence au carré, décuplée par le sentiment de supériorité raciale du colonisateur sur le colonisé. Perpétré sur les cinq continents, de Colomb à Netanyahou, le colonialisme est un crime contre l’humanité, car il nie l’humanité de celui qu’il opprime.

Bruno GUIGUE/.URL de cet article 31554
https://www.legrandsoir.info/oui-la-colonisation-est-un-crime-contre-l-humanite.html

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HISTOIRE

Édouard de LÉPINE CHALVET FÉVRIER 1974

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Édouard de LÉPINE CHALVET FÉVRIER 1974 suivi de 102 documents pour servir à l’histoire des luttes ouvrières à la Martinique © Éditions Le teneur, 2014

POURQUOI QUARANTE ANS APRÈS ? UN MOMENT-CLÉ DE L’HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER MARTINIQUAIS

Ce livre a été écrit il y a près de 40 ans. Il serait long d’exposer ici les nombreuses raisons qui en ont empêché la publication. La première, qui n’est pas la moins étrange, est que le tapuscrit a été égaré… pendant plus de 27 ans, si j’en juge par les dernières retouches que j’y ai apportées en septembre 1976…Je l’avais pratiquement achevé à Paris au cours de l’été 1974. Je me proposais de vérifier, par un sondage à la Section Outre Mer des Archives Nationales[1], l’hypothèse, entrevue pendant les grèves de janvier-février 1974, d’un tournant de l’histoire du mouvement ouvrier martiniquais comparable à celui du milieu des années 1930.

On avait alors assisté à la mise en place d’une nouvelle donne dans la vie politique du pays avec l’émergence très rapide des communistes qui avaient joué jusqu’alors un rôle très modeste dans la vie publique. Ceux-ci, après les grèves de février1935, devaient constituer pendant près de quarante ans la principale force d’intervention organisée dans les luttes ouvrières. La rencontre de quelques jeunes intellectuels du Groupe Front Commun et de militants du Groupe Jean Jaurès, issus d’une scission de gauche du mouvement socialiste de Joseph Lagrosillière, avait donné naissance à une organisation communiste originale par rapport aux organisations du même type en pays colonial….

Numériquement faible, cette jeune organisation avait pourtant joué un rôle essentiel dans les luttes ouvrières du milieu des années 1930. Elle avait largement influencé et inspiré, sinon dirigé, la grande grève au cours de laquelle, pour la première fois dans notre histoire, des ouvriers agricoles, en tenue de travail, coutelas au poing, quelques-uns vêtus d’un sac de jute percé de trois trous pour la tête et pour les bras, avaient occupé les rues de Fort-de-France, provoquant stupeur et panique dans les classes dirigeantes. C’est dans le sillage de ces luttes que se sont constituées la Fédération de la Martinique du Parti Communiste Français et l’UD-CGT (Union Départementale-CGT), affiliée à la puissante centrale syndicale française.

La tentation était forte d’esquisser une comparaison, à près de 40 ans d’intervalle, entre ce mouvement de février 1935, dont on n’avait guère retenu que « la marche de la faim » sur Fort-de-France, et les luttes ouvrières de Février 1974. Celles-ci ont culminé avec la mort de deux ouvriers, l’un Rénor Ilmany, tué par balle, au lieu-dit Chalvet (Basse Pointe), au cours d’un bref, mais violent accrochage avec les forces de gendarmerie, l’autre, Georges Marie-Louise, décédé dans des conditions suspectes. Le cadavre a été retrouvé deux jours plus tard sur une plage déserte, non loin de Chalvet, dans cet espace durement marqué par les luttes des ouvriers agricoles depuis la fin de Seconde Guerre mondiale, le triangle tragique du Nord-Est de l’île, Ajoupa-Bouillon–Basse-Pointe–Trinité.

Le drame de Chalvet avait marqué le temps fort d’une série de luttes déclenchées et menées depuis plusieurs mois par des organisations d’extrême gauche extérieures aux forces intervenant traditionnellement au sein du mouvement ouvrier. Ce n’était plus le Parti Communiste et la CGT qui dirigeaient ces luttes, comme ils l’avaient fait depuis près de 40 ans. C’était, pour la plupart, des groupes inconnus ou peu connus du grand public : Groupe Révolution Socialiste (GRS), Groupe d’Action Prolétarien (GAP), Groupe Septembre 1870, Rassemblement de Saint Joseph, Les Marronneurs, les quatre derniers regroupés, fin janvier 1974, en une Union Patriotique de Solidarité avec les Ouvriers Agricoles (UPSOA).

Cette marginalisation des organisations traditionnelles de la classe et l’émergence de forces nouvelles constituent sans doute des aspects essentiels du mouvement de Février 1974. C’est en cela que la crise sociale de 1974 rappelle celle de 1935.

Mais, en 1935, il n’y a pas de divergences politiques fondamentales entre ces forces émergentes et les vieux partis auxquels elles se substituent, Parti Radical et Parti Socialiste. Elles sont aussi fortement attachées que les anciennes à la revendication de l’assimilation défendue par toutes les forces progressistes du pays depuis l’abolition de l’esclavage. Elles sont étrangères à toute perspective de libération nationale. En 1974, au contraire, les forces nouvelles entendent greffer sur le mouvement social de février une revendication nationale ou nationaliste plus ou moins clairement affichée dans les luttes, mais en filigrane dans les orientations stratégiques des différents groupes d’intervention.

C’est, entre autres, cette différence que j’entendais mettre en évidence en comparant la crise Février 1974 à celle de Février 1935… L’abondance des sources d’une histoire de la crise de février 1935, à la Rue Oudinot, contrastait avec la médiocrité des ressources dont je disposais pour achever mon travail sur les grèves de Février 1974. J’ai pratiquement laissé tomber Février 1974 pour Février 1935…J’ai passé mes quatre mois de congé administratif en France à écrire La crise de Février 1935[2] que j’ai publié à la fin des années 1970. Je ne suis revenu au drame de Chalvet qu’à la fin de l’année 2003, quand un journaliste de RCI  m’a demandé si j’accepterais de lui en parler. …

E. de Lépine

[1] À l’époque à la Rue Oudinot, Paris 7e, au ministère des DOM-TOM.

[2] E. de Lépine, La crise février 1935 à la Martinique, La marche de la faim sur Fort de France,© L’harmattan, Paris,1980

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HISTOIRE

Les trois morts de Jean Jaurès Par Maxime VIVAS

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MARIANNE NOIRESource le Grand soir. (Ce texte reprend les éléments d’une conférence faite dans le Lauragais, dimanche 18 mai 2014).Pourquoi ont-ils tué Jaurès a chanté Jacques Brel en 1977. La chanson est reprise par la suite par Manu Dibango puis par Francesca Solleville, et par Zebda …On ne compte plus les noms de rues, ou de places, ou d’écoles qui portent le nom de Jaurès. Il y a aussi des stations de métro (Paris, Toulouse). Des milliers d’articles ont été écrits sur lui, des centaines de livres lui ont été consacrés, des films, des thèses. Aujourd’hui, chacun le revendique.

Le double risque est de parler à la place des morts ou de les faire taire. Je vais esquiver ces travers en laissant parler Jaurès lui-même. Mon propos sera lacunaire, mais pas manipulatoire. Il y a chez moi une part de subjectivité que j’assume d’autant mieux que ceux qui se prétendent objectifs ne le sont jamais. Personne n’ignore qu’il n’y a pas d’esprit neutre, d’intelligence cristalline qui restitue la lumière sans la déformer. Au cours des quelques minutes que vous avez aimablement décidé de passer avec moi (et je vous en remercie), je vais vous parler des trois assassinats de Jaurès.

– Le premier est connu, il s’est passé au café du Croissant à Paris, j’en dirai un mot.- Le deuxième est méconnu et je m’y attarderai donc davantage.- Le troisième est inconnu, anecdotique peut-être, encore que la folie guerrière est toujours porteuse de douleur. Je vous en parlerai brièvement pour terminer par une touche d’émotion.Pendant la journée du vendredi 31 juillet 1914, Jaurès tente, d’abord à la Chambre des Députés, puis au ministère des Affaires étrangères, de stopper le déclenchement des hostilités. En fin d’après-midi, il se rend à son journal, L’Humanité qu’il a créé en 1904.Par parenthèse, ce quotidien, l’Humanité, présente quelques particularités : sa longévité et son ancrage obstiné à gauche. C’est à ce jour un des rares quotidiens d’opinion (avec la Croix) et le seul quotidien porteur d’idées de gauche en France (sauf à considérer que Libération n’a trahi ni son fondateur, Jean-Paul Sartre, ni la gauche, en approuvant depuis 20 ans toutes les guerres de l’OTAN).Donc, Jaurès le pacifiste doit rédiger à l’Humanité un article, qu’il conçoit comme un nouveau « J’accuse ». Avant la nuit de travail qui s’annonce, il descend avec ses collaborateurs pour dîner au Café du Croissant, au 146 rue Montmartre à Paris (2e arrondissement).Il est assis sur une banquette le dos tourné à une fenêtre, ouverte car il fait chaud.

Depuis la rue, Raoul Villain, un jeune ultra-nationaliste d’extrême droite, écarte le rideau, il est armé d’un révolver, il tire deux fois. Une balle atteint à la tête le tribun socialiste qui s’affaisse aussitôt L’auteur des coups de feu tente de s’enfuir vers la rue de Réaumur, mais il est vu par un metteur en page de L’Humanité, qui le poursuit, l’assomme avec un coup de sa canne et l’immobilise au sol avec l’aide d’un policier. Cet assassinat, qui a lieu trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale, facilite et précipite le déclenchement des hostilités, notamment en permettant le ralliement de la gauche, y compris de certains socialistes qui hésitaient, à l’« Union sacrée » (contre les boches !).Dans une lettre adressée à son frère depuis la prison de la Santé le 10 août 1914, le meurtrier affirme : « j’ai abattu le porte-drapeau, le grand traître de l’époque de la loi de trois ans, la grande gueule qui couvrait tous les appels de l’Alsace-Lorraine ».

Il se glorifiera aussi de son crime en écrivant à un ami : «  J’ai fait taire la grande gueule qui couvrait les appels de l’Alsace-Lorraine ! ».Il va passer toutes les années de guerre à l’abri d’une prison tandis que les jeunes tombent au front par centaines de milliers. La guerre terminée, son procès s’ouvre (le 24 mars 1919). Le jury populaire doit répondre à deux questions.

1°) Villain est-il coupable d’homicide volontaire sur Jaurès ? 2°) cet homicide a-t-il été commis avec préméditation ?

Après une courte délibération, par onze voix contre une, le jury se prononce par la négative. Raoul Villain est acquitté. Le président ordonne sa mise en liberté. La Cour condamne la veuve de Jaurès aux dépens du procès.Non seulement l’assassin de son mari est déclaré innocent, mais elle est financièrement sanctionnée. On mesure la puissance de la propagande médiatico-politique qui a déferlé pendant plus de 4 ans et qui a conduit un jury populaire à cette sentence aberrante. En réaction, Anatole France (qui avait dit ailleurs : « On croit mourir pour sa patrie, on meurt pour des industriels. ») adresse une lettre à la rédaction de L’Humanité parue le 4 avril : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! ».

Après quelques péripéties, l’assassin va choisir, prudemment, de quitter la France et de se fixer en Espagne où, en 1936, le général Franco déclenche un putsch fasciste qui ouvrira une époque de malheur dans la pire des guerres, la guerre civile. Des Républicains anarchistes arrêtent Villain, qui leur semble suspect. Ils l’interrogent, ils découvrent son passé et le fusillent sans autre forme de procès. Jaurès est vengé. Parfois, on peut aimer les anarchistes, en tout cas ceux-là qui ont su corriger le verdict de jurés français sans doute férocement apolitiques. Donc, Jaurès est mort. Un mythe est né. Ou un héros. Les morts sont tous des braves types… Tous les courants de pensée qui l’avaient combattu ou qui le combattraient aujourd’hui encensent le pacifiste et le réduisent à cela : au pacifisme et à un socialisme non défini.

En Russie, un certain Vladimir Illich Oulianov, dit Lénine a écrit : « Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire ».

Quand on a fait entrer Jaurès au Panthéon, Paul Vaillant-Couturier, rédacteur en chef de l’Humanité a écrit dans son éditorial du 23 novembre 1924 qu’il s’agissait du « deuxième assassinat de Jaurès.Paul-Vaillant Couturier : « Panthéoniser Jaurès sous le régime de la plus crasseuse bourgeoisie officiant sous les ordres des banquiers américains, remettre aux radicaux – ennemis déclarés de Jaurès vivant – le soin de glorifier Jaurès assassiné, ne voir en Jaurès – ce bouillonnement d’idées, ce renouvellement torrentueux – que l’homme d’une démocratie réformiste figée, c’est bien comme disent ceux du Cartel, faire « un geste réformiste symbolique » !Et il ajoute : « Ils n’honorent pas Jaurès. Ils le salissent. Ils l’affadissent. Ils le maquillent. Ils s’acharnent à rapetisser l’honnête homme à leur taille de politiciens misérables. (…) ».Jaurès disait-il autre chose en fustigeant ceux qui, je cite :

« …ne me reprocheraient rien si je m’étais, en effet, toujours tenu dans des généralités. Si je m’étais toujours borné à dire : « Il faut protéger les humbles, il faut plus de justice, plus de solidarité » ; je serais peut-être à leurs yeux un homme pratique. Les hommes pratiques, aux yeux de quelques dirigeants, sont ceux qui emploient quelques mots humanitaires pour amorcer les suffrages du peuple, et qui, sous ces mots, ne mettent aucun sentiment ardent, aucune idée précise qui puisse inquiéter les privilégiés » ? (In « La politique », La Dépêche, 23 janvier 1890).Dans le même ordre d’idée (je fais une digression), il y a quelques mois, le monde entier a rendu hommage à Nelson Mandela, hommage qui s’est focalisé sur son courage pendant 27 ans de prison et sa capacité à réconcilier l’Afrique du Sud quand il en est devenu le président. Mais Nelson Mandela a été emprisonné parce qu’il était, non seulement un noir qui militait pour l’égalité des droits avec les blancs, la fin de l’apartheid, mais aussi parce qu’il était communiste. Et dans son admirable discours d’hommage devant sa dépouille, le président Barack Obama a simplement oublié de mentionner ce détail-là et cet autre : jusqu’en 2008, Nelson Mandela figurait sur la liste des terroristes répertorié par les Etats-Unis d’Amérique. Les morts sont tous de braves types (bis).

Ce constat d’occultation de ce que fut Nelson Mandela (couvrez ce sein politique que je ne saurais voir) s’applique aussi à Jean Jaurès, et c’est bien là son deuxième assassinat. Alors, je vais maintenant vous dire sur lui des choses connues et d’autres qui ne sont pas souvent dites. Jaurès est né à Castres, à 80 km d’ici, le 3 septembre 1859. Il est mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914. Ses parents sont pauvres et il se destine à l’administration des Postes. Mais un inspecteur général lui obtient une bourse grâce à laquelle il fréquentera le lycée Louis-le-Grand à Paris et l’École normale supérieure. Il sera agrégé de philosophie et il enseignera à la fac de lettres de Toulouse. Il est reçu docteur ès lettres en 1892.

Il sera ensuite battu plusieurs fois. Il sera conseiller municipal de Toulouse, maire adjoint. exprimer en politique .entreprise  autogérée. Il fait l’apprentissage sur le terrain de la lutte des classes et du socialisme. Au début de l’affaire Dreyfus, Jaurès est convaincu de la culpabilité du capitaine Dreyfus. Il critique même la sentence de déportation, qu’il juge clémente. Par la suite, il s’engage véritablement comme défenseur de Dreyfus. En 1902, Jean Jaurès participe à la fondation du Parti socialiste français. La même année, il reconquiert le siège de député de Carmaux qu’il conserve d’ailleurs jusqu’à sa mort. Son talent d’orateur lui permet de devenir le porte-parole du petit groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Jaurès et le Parti socialiste français s’engagent nettement en faveur du Bloc des gauches.

Jaurès et la fausse gauche. A son époque, la révolution bolchévique n’a pas renversé les tsars en Russie (1917) et le Parti Communiste français n’est pas né (1920). Les dérives du communisme sont apparu plus tard et Jaurès, considérant la théorie communiste et non sa perversion qu’il ne pouvait deviner peut dire : « Le communisme doit être l’idée directrice et visible de tout le mouvement. » [Socialiste]. Il dénonce les « faux socialistes », socialistes « de château et de sacristie » et il les qualifie en termes particulièrement sévères : « charlatans de la réaction et du boulangisme », de « singes malfaisants ».

Jaurès n’est pas soluble dans le social-libéralisme.

La lutte des classes.a pas fait tourner la terre autour du soleil. Warren-Buffet, un des hommes les plus riches au monde a dit : « Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, bien sûr, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons. » (CNN Interview, le 25 mai 2005 et New York Times, 26 Novembre 2006).C’est pourquoi on est sidéré d’entendre Jérôme Cahuzac-les-yeux-dans-les-yeux, ministre du budget de Jean Marc Ayrault dire à Jean-Luc Mélenchon, lors d’un débat télévisé : « La différence entre vous et moi, est que vous croyez à la lutte des classes et que je n’y crois pas ».

Marx, approuvé par Jaurès (et Varren-Buffet !), a expliqué que les entreprises sont des lieux de coopération antagoniste. Coopération pour produire un bien ou un service, antagonisme parce que l’intérêt des patrons est de payer le moins possible le plus de travail possible et celui des salariés de gagner plus et de travailler moins longtemps. On sait que les syndicats ont mieux accueilli que le MEDEF la loi Aubry sur les 35 heures de travail hebdomadaire.

Jaurès et la conscience de classe.  Dans son ouvrage Critique de l’Économie politique, Marx a écrit que « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience ». Jaurès va expliciter cette pensée absconse : « …d’une part, le milieu économique, agissant sur les hommes, détermine leurs conceptions et leur conduite, non selon leur intérêt individuel clairement et immédiatement perçu, mais selon l’instinct et la loi de la catégorie sociale à laquelle ils appartiennent. Et d’autre part, le milieu économique agit sur les individus humains pour déterminer, selon la catégorie économique où ils vivent, la direction générale de leur pensée et de leur vie ». Et : « chaque individu humain développe sa nature propre, ici égoïste et sensuelle, là affectueuse et aimante ; en sorte que l’égoïsme économique de classe qui est, selon Marx, le fond même de l’histoire, laisse subsister les désintéressements et les dévouements individuels ».  (Jaurès, le socialisme est une morale » (Jaurès « Rallumer tous les soleils », éditions Omnibus, PP 221, 222).

Jaurès et la théorie de la valeur ou de la plus-value. Jaurès retient quelques idées du marxisme il en rejette d’autres. Par exemple il repousse l’idée de la dictature du prolétariat et la théorie de la paupérisation du prolétariat. Le socialisme de Jean Jaurès mêle le marxisme aux traditions révolutionnaires et républicaines françaises. Il retient l’idée du danger de la concentration capitaliste (on dirait aujourd’hui les oligarchies, les firmes internationales. Il retient la théorie de la valeur. Pour faire court et simple : on dira que si un patron revend 120 euros un produit dont la fabrication a coûté 100 euros il a réalisé une plus-value de 20 euros qui provient du travail non payé. Si l’acheteur perd 20 euros en payant trop cher, le vendeur en a gagné 20. Les gains et les pertes s’équilibrent, le négoce ne créé pas globalement de valeur. Seul le travail créé une valeur. Le travail n’est donc pas un coût, comme le disent des politiques et les spécialistes bidons pla cravatats  (1) : c’est un producteur de richesses et de bénéfices. Dire qu’il faut réduire le coût du travail, c’est un moyen de ne pas dire qu’on veut augmenter le bénéfice et les dividendes des actionnaires.

Jaurès et la démocratie dans toutes les sphères.Etat, il veut (en 1910 !) la retraite à 60 ans et même plus tôt pour certains métiers (reviens, Jaurès, ils sont, devenus fous).

Jaurès et le courage. On cite souvent ce mot de jean Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Ça ne mange pas de pain. C’est consensuel. On comprend bien que le courage ce n’est pas de se réfugier dans le mensonge. En vérité, il s’agit d’un extrait de son Discours à la jeunesse, prononcé en 1903. Il y dit bien d’autres choses qui vont plus loin : (Jaurès « Rallumer tous les soleils, éditions Omnibus, page 543) : « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre (…). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces (…). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale (…). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Jaurès et l’internationalisme .Patriotisme et internationalisme. Pour Jaurès, ces termes, loin d’être antinomiques, sont complémentaires. «  Internationale et Patrie sont désormais liées. C’est dans l’Internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».

Jaurès et le patriotisme.»Et on donne des noms de personnalités célèbres, ayant des origines étrangères et qui ont fait la France :

L’Italien Mazarini, plus connus sous le nom de cardinal Mazarin, dirigea la France peu de temps après avoir été naturalisé. La Polonaise Maria Salomea Skłodowska devint Marie-Curie ; naturalisée française par son mariage, elle donna à la France deux prix Nobel. Le Polonais Georges Charpak devint Français et obtint aussi un prix Nobel. Missak Manouchian un résistant Arménien, donna sa vie pour libérer notre pays. Compagnon de la Libération, le Russe Romain Gary, honora notre langue jusqu’à obtenir deux fois le prix Goncourt. Ajoutons Severiano de Heredia, mulâtre Cubain, qui fut maire de Paris. Son cousin, José-Maria de Heredia enrichit la poésie française. Le Vénézuélien Francisco de Miranda fut un des généraux de la Révolution française.Et la liste n’en finit plus : Jacques Offenbach, Ariane Mnouchkine, Isabelle Adjani, Zinedine Zidane, Charles Aznavour, Henri Verneuil, Paul Verlaine, Marguerite Yourcenar, Henri Michaux, Robert Badinter, Sylvie Vartan, Julia Kristeva, Francis Picabia, Pablo Picasso, Manu Chao, Samuel Beckett, Coluche, Lino Ventura, Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani (et beaucoup d’autres… Voir « Marine Le Pen amène le pire » pp 131 à 133).

J’ajoute Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Anne Hidalgo. Sans oublier les inconnus, « les petits, les obscurs, les sans-grades » (Edmond Rostand, L’aiglon) qui ont tant fait pour la construction des routes, des ponts, des écoles, des universités, des hôpitaux, des immeubles, etc. Moi-même, je suis Français par naturalisation (merci de ne pas partir).

Jaurès et les langues régionales. Jaurès acquiert la conviction que les langues régionales doivent être enseignées dans les écoles ce qu’il propose dans deux articles (« L’éducation populaire et les « patois », La Dépêche, 15 août 1911 et « Méthode comparée », Revue de l’enseignement primaire, 15 octobre 1911. Il propose de s’appuyer sur les connaissances linguistiques des enfants occitans, basques et bretons pour comparer les langues régionales au français et ainsi développer leur jugement, leur raisonnement.

Jaurès et la religion.Jaurès participe à la rédaction de la loi de séparation des Églises et de l’État (décembre 1905). Le 3 mars 1904, à la chambre des députés dans un climat de combat violent entre « la gueuse » et les catholiques, il s’écrie : « Nous combattons l’Église et le christianisme parce qu’ils sont la négation du droit humain et renferment un principe d’asservissement humain. » Néanmoins, sa femme est catholique et pratiquante et ses enfants sont baptisés. Cela lui sera reproché par ses amis anticléricaux. En 1910, les choses s’étant un peu apaisées, la loi ayant été votée, il proclame du haut de la tribune de la Chambre : « Je ne suis pas de ceux que le mot Dieu effraye. J’ai, il y a vingt ans, écrit sur la nature et Dieu et sur leurs rapports, et sur le sens religieux du monde et de la vie, un livre dont je ne désavoue pas une ligne, qui est resté la substance de ma pensée ».

Dans sa première déclaration (de 1904), il se démarque apparemment peu de Karl Marx dont chacun connaît la sentence-couperet : « La religion c’est l’opium du peuple ».  Autrement dit, la religion est un fléau. Or, Marx n’a jamais prononcé cette phrase et son opinion sur la religion était différente. Pour se soulager d’une furonculose extrêmement douloureuse, Karl Marx prenait de l’opium (les antibiotiques n’existaient pas). Dans « Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel » il a écrit ceci dont, par troncature déformante, on ne retient généralement que la fin de la dernière phrase collée aux premiers mots de l’avant-dernière : « La misère religieuse est, d’une part l’expression de la misère réelle et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple ».

Jaurès et les fauteurs de guerre. Le mieux est de le laisser parler : « Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de la philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible… Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage.Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité. Et voila pourquoi si vous regardez non aux intentions qui sont toujours vaines, mais à l’efficacité des principes et à la réalité des conséquences, logiquement, profondément, le Parti socialiste est, dans le monde, aujourd’hui, le seul parti de la paix. » (Jaurès, reviens, ça a trop changé !).

Il parle là de se démarquer de ce qu’on appellerait de nos jours la mise en compétition des peuples, la concurrence libre et non faussée. Abolir la guerre économique, dit-il, est le seul moyen d’abolir la guerre entre les peuples.

Jaurès et la guerre comme dernier recours.Mais si la guerre semble inévitable, qui doit en prendre l’initiative et comment ?Voilà comment Jaurès répond à cette question dans l’article 17 d’une proposition de loi qu’il dépose :« Tout gouvernement qui entrera dans une guerre sans avoir proposé, publiquement et loyalement, la solution par l’arbitrage, sera considéré comme traître à la France et aux hommes, ennemi public de la patrie et de l’humanité. Tout parlement qui aura consenti à cet acte sera coupable de félonie et dissous de droit. Le devoir constitutionnel et national des citoyens sera de briser ce gouvernement et de le remplacer par un gouvernement de bonne foi […] ».

Jaurès et le socialisme fraternelJaurès prônait la création d’une « cité nouvelle » ouverte, à tous, y compris aux prolétaires, aux miséreux, aux créatures accablées par le malheur, aux âmes d’un monde sans cœur dont parlait Marx : « Votre visage est creusé par la souffrance, pâli par la faim ; il est même comme abêti par l’ignorance, ou flétri par le vice. Mais qu’importe le passé mauvais ? C’est visage d’homme : Entrez. Dans ces deux yeux il y a lueur humaine : Entrez ! C’est ici la cité des hommes » (Jaurès « Rallumer tous les soleils », éditions Omnibus, p 214).

 

Conclusion d’étape :Passer sous silence ce que disait Jean Jaurès sur le socialisme, la lutte des classes, la conscience de classe, la théorie de la plus-value, l’internationalisme, le courage politique, les fauteurs de guerre, les dangers à opposer les peuples dans des compétitions économiques, l’obligation de rechercher la paix jusqu’au bout, l’utilité de la démocratie économique et des organisations coopératives, l’appropriation collective de secteurs clés (comme les transports), le respect des cultures régionales, l’âge de la retraite, etc., c’est effectivement le tuer une deuxième fois. Y ont excellé tous ceux qui se revendiquent de son héritage sans nous montrer cet héritage. On en voit, on en voit beaucoup, on en voit trop et dans trop d’endroits qui encensent en Jaurès un homme d’Etat dont ils ne voudraient même pas comme camarade de parti ou comme sous-ministre chargé de la culture du pastel.C’est presque mot pout mot cette pensée du père : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».Le 3 juin 1918, aspirant au 10e bataillon de chasseurs à pied, il est gravement blessé à Chaudun, dans l’Aisne et il meurt quelques heures plus tard à Pernant. En 4 ans, la guerre aura enlevé à Louise Jaurès, son mari et son fils.

 

Poursuivant en bloc les Jaurès jusque dans la tombe, le maire de la commune de Pernant refuse que le corps du jeune homme soit inhumé là où il est mort et qu’une stèle à sa mémoire soit érigée après-guerre. Car ce patriote mort au combat portait le nom de Jaurès. Jaurès, un socialiste authentique, un partageux, un ami des gueux. Il faudra attendre le 15 novembre 1936 pour que le président du conseil, le socialiste Léon Blum puisse inaugurer une stèle à sa mémoire à Chaudun (Aisne), pas à Pernant.Jean Jaurès qui trouvait que Marx se trompait parfois aurait pu dire que Lénine se trompait aussi en écrivant que les ennemis de la bourgeoisie sont persécutés de leur vivant et canonisés ensuite. Parfois, la haine de classes ne connaît pas de fin.

Merci de m’avoir écouté et « Vive la sociale ! ».

Maxime Vivas , 18 février 2014.

(1) Bien cravatés. Expression occitane péjorative. URL de cet article 25643

http://www.legrandsoir.info/les-trois-morts-de-jean-jaures.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jaurès et la démocratie dans toutes les sphères

Jaurès est évidemment favorable à des lois de protection sociale. Il veut la démocratisation de la propriété privée, et non sa destruction, et il est attentif aux mouvements coopératifs (comme on l’a vu avec la verrerie ouvrière d’Albi). Il veut un impôt fortement progressif, la centralisation de l’industrie des transports aux mains de l’Etat, il veut (en 1910 !) la retraite à 60 ans et même plus tôt pour certains métiers (reviens, Jaurès, ils sont, devenus fous).

Jaurès et le courage

On cite souvent ce mot de jean Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Ça ne mange pas de pain. C’est consensuel. On comprend bien que le courage ce n’est pas de se réfugier dans le mensonge. En vérité, il s’agit d’un extrait de son Discours à la jeunesse, prononcé en 1903. Il y dit bien d’autres choses qui vont plus loin : (Jaurès « Rallumer tous les soleils, éditions Omnibus, page 543) : « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre (…). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces (…). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale (…). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

 

Jaurès et l’internationalisme

Patriotisme et internationalisme. Pour Jaurès, ces termes, loin d’être antinomiques, sont complémentaires. «  Internationale et Patrie sont désormais liées. C’est dans l’Internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».

 

Jaurès et le patriotisme

L’internationalisme s’accommode donc du patriotisme et se distingue du nationalisme qui est le refus de l’autre, de l’étranger, de celui qui est différent et, par conséquent, un ennemi potentiel (le boche à l’époque de Jaurès).  Jaurès n’est pas soluble dans les théories du Front National qui prétend que Jaurès voteraient FN. Dans le livre « Marine Le Pen amène le pire » que j’ai écrit avec mon fils aîné Frédéric, on traite longuement de cette question. On commence par citer un héros de la BD Astérix, Agecanonix qui s’écrie : « Je n’ai rien contre les étrangers, quelques-uns de mes meilleurs amis sont des étrangers. Mais ces étrangers là ne sont pas de chez nous ! »

 

Et on donne des noms de personnalités célèbres, ayant des origines étrangères et qui ont fait la France :

 

L’Italien Mazarini, plus connus sous le nom de cardinal Mazarin, dirigea la France peu de temps après avoir été naturalisé. La Polonaise Maria Salomea Skłodowska devint Marie-Curie ; naturalisée française par son mariage, elle donna à la France deux prix Nobel. Le Polonais Georges Charpak devint Français et obtint aussi un prix Nobel. Missak Manouchian un résistant Arménien, donna sa vie pour libérer notre pays. Compagnon de la Libération, le Russe Romain Gary, honora notre langue jusqu’à obtenir deux fois le prix Goncourt. Ajoutons Severiano de Heredia, mulâtre Cubain, qui fut maire de Paris. Son cousin, José-Maria de Heredia enrichit la poésie française. Le Vénézuélien Francisco de Miranda fut un des généraux de la Révolution française.

 

Et la liste n’en finit plus : Jacques Offenbach, Ariane Mnouchkine, Isabelle Adjani, Zinedine Zidane, Charles Aznavour, Henri Verneuil, Paul Verlaine, Marguerite Yourcenar, Henri Michaux, Robert Badinter, Sylvie Vartan, Julia Kristeva, Francis Picabia, Pablo Picasso, Manu Chao, Samuel Beckett, Coluche, Lino Ventura, Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani (et beaucoup d’autres… Voir « Marine Le Pen amène le pire » pp 131 à 133).

 

J’ajoute Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Anne Hidalgo. Sans oublier les inconnus, « les petits, les obscurs, les sans-grades » (Edmond Rostand, L’aiglon) qui ont tant fait pour la construction des routes, des ponts, des écoles, des universités, des hôpitaux, des immeubles, etc. Moi-même, je suis Français par naturalisation (merci de ne pas partir).

Jaurès et les langues régionales

Jaurès acquiert la conviction que les langues régionales doivent être enseignées dans les écoles ce qu’il propose dans deux articles (« L’éducation populaire et les « patois », La Dépêche, 15 août 1911 et « Méthode comparée », Revue de l’enseignement primaire, 15 octobre 1911. Il propose de s’appuyer sur les connaissances linguistiques des enfants occitans, basques et bretons pour comparer les langues régionales au français et ainsi développer leur jugement, leur raisonnement.

 

Jaurès et la religion

Jaurès participe à la rédaction de la loi de séparation des Églises et de l’État (décembre 1905). Le 3 mars 1904, à la chambre des députés dans un climat de combat violent entre « la gueuse » et les catholiques, il s’écrie : « Nous combattons l’Église et le christianisme parce qu’ils sont la négation du droit humain et renferment un principe d’asservissement humain. » Néanmoins, sa femme est catholique et pratiquante et ses enfants sont baptisés. Cela lui sera reproché par ses amis anticléricaux. En 1910, les choses s’étant un peu apaisées, la loi ayant été votée, il proclame du haut de la tribune de la Chambre : « Je ne suis pas de ceux que le mot Dieu effraye. J’ai, il y a vingt ans, écrit sur la nature et Dieu et sur leurs rapports, et sur le sens religieux du monde et de la vie, un livre dont je ne désavoue pas une ligne, qui est resté la substance de ma pensée ».

 

Dans sa première déclaration (de 1904), il se démarque apparemment peu de Karl Marx dont chacun connaît la sentence-couperet : « La religion c’est l’opium du peuple ».  Autrement dit, la religion est un fléau. Or, Marx n’a jamais prononcé cette phrase et son opinion sur la religion était différente. Pour se soulager d’une furonculose extrêmement douloureuse, Karl Marx prenait de l’opium (les antibiotiques n’existaient pas). Dans « Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel » il a écrit ceci dont, par troncature déformante, on ne retient généralement que la fin de la dernière phrase collée aux premiers mots de l’avant-dernière : « La misère religieuse est, d’une part l’expression de la misère réelle et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple ».

Jaurès et les fauteurs de guerre. Le mieux est de le laisser parler : « Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de la philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible… Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage.Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité. Et voila pourquoi si vous regardez non aux intentions qui sont toujours vaines, mais à l’efficacité des principes et à la réalité des conséquences, logiquement, profondément, le Parti socialiste est, dans le monde, aujourd’hui, le seul parti de la paix. » (Jaurès, reviens, ça a trop changé !).

 

Il parle là de se démarquer de ce qu’on appellerait de nos jours la mise en compétition des peuples, la concurrence libre et non faussée. Abolir la guerre économique, dit-il, est le seul moyen d’abolir la guerre entre les peuples.

 

Jaurès et la guerre comme dernier recours.

Mais si la guerre semble inévitable, qui doit en prendre l’initiative et comment ?

Voilà comment Jaurès répond à cette question dans l’article 17 d’une proposition de loi qu’il dépose :

 

« Tout gouvernement qui entrera dans une guerre sans avoir proposé, publiquement et loyalement, la solution par l’arbitrage, sera considéré comme traître à la France et aux hommes, ennemi public de la patrie et de l’humanité. Tout parlement qui aura consenti à cet acte sera coupable de félonie et dissous de droit. Le devoir constitutionnel et national des citoyens sera de briser ce gouvernement et de le remplacer par un gouvernement de bonne foi […] ».

Jaurès et le socialisme fraternel.Jaurès prônait la création d’une « cité nouvelle » ouverte, à tous, y compris aux prolétaires, aux miséreux, aux créatures accablées par le malheur, aux âmes d’un monde sans cœur dont parlait Marx : « Votre visage est creusé par la souffrance, pâli par la faim ; il est même comme abêti par l’ignorance, ou flétri par le vice. Mais qu’importe le passé mauvais ? C’est visage d’homme : Entrez. Dans ces deux yeux il y a lueur humaine : Entrez ! C’est ici la cité des hommes » (Jaurès « Rallumer tous les soleils », éditions Omnibus, p 214).

 

Conclusion d’étape :

Passer sous silence ce que disait Jean Jaurès sur le socialisme, la lutte des classes, la conscience de classe, la théorie de la plus-value, l’internationalisme, le courage politique, les fauteurs de guerre, les dangers à opposer les peuples dans des compétitions économiques, l’obligation de rechercher la paix jusqu’au bout, l’utilité de la démocratie économique et des organisations coopératives, l’appropriation collective de secteurs clés (comme les transports), le respect des cultures régionales, l’âge de la retraite, etc., c’est effectivement le tuer une deuxième fois. Y ont excellé tous ceux qui se revendiquent de son héritage sans nous montrer cet héritage. On en voit, on en voit beaucoup, on en voit trop et dans trop d’endroits qui encensent en Jaurès un homme d’Etat dont ils ne voudraient même pas comme camarade de parti ou comme sous-ministre chargé de la culture du pastel.

 

Le troisième assassinat de Jaurès..Louis Jaurès, fils de Jean Jaurès est né le 27 août 1898. L’adolescent s’engage par anticipation, fin 1915, parce que « quand on a l’honneur d’être le fils de Jaurès, on doit donner l’exemple. L’internationalisme philosophique n’est point incompatible avec la défense de la patrie quand la vie de celle-ci est en jeu. »C’est presque mot pout mot cette pensée du père : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».Le 3 juin 1918, aspirant au 10e bataillon de chasseurs à pied, il est gravement blessé à Chaudun, dans l’Aisne et il meurt quelques heures plus tard à Pernant. En 4 ans, la guerre aura enlevé à Louise Jaurès, son mari et son fils.

Poursuivant en bloc les Jaurès jusque dans la tombe, le maire de la commune de Pernant refuse que le corps du jeune homme soit inhumé là où il est mort et qu’une stèle à sa mémoire soit érigée après-guerre. Car ce patriote mort au combat portait le nom de Jaurès. Jaurès, un socialiste authentique, un partageux, un ami des gueux. Il faudra attendre le 15 novembre 1936 pour que le président du conseil, le socialiste Léon Blum puisse inaugurer une stèle à sa mémoire à Chaudun (Aisne), pas à Pernant.Jean Jaurès qui trouvait que Marx se trompait parfois aurait pu dire que Lénine se trompait aussi en écrivant que les ennemis de la bourgeoisie sont persécutés de leur vivant et canonisés ensuite. Parfois, la haine de classes ne connaît pas de fin.

Merci de m’avoir écouté et « Vive la sociale ! ».Maxime Vivas , 18 février 2014.(1) Bien cravatés. Expression occitane péjorative. URL de cet article 25643/http://www.legrandsoir.info/les-trois-morts-de-jean-jaures.html

 

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