Connect with us

POLITIQUE

LE LEZARD ET L’ANOLIS

Published

on

Par Gérard NICOLAS : La Martinique a été transformée, depuis une trentaine d’années, en une colonie de peuplement. Pour éviter que les Martiniquais deviennent minoritaires chez eux, voire qu’ils disparaissent en tant que peuple, la décolonisation de notre pays s’avère d’une urgence vitale.
Dans les mois à venir, un vote sera organisé concernant l’évolution institutionnelle de la Martinique dans le cadre de l’article 74 de la Constitution.

On se souvient de l’issue négative du référendum du 7 décembre 2003 dont l’enjeu était la transformation des Conseils général et régional en une assemblée unique, avec comme corollaire une représentation paritaire des femmes et des hommes appelés à y siéger. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer la défaite inattendue du oui ; cependant, un élément doit être également b[pris en compte : le vote des Français résidant en Martinique.

LE VOTE DES FRANÇAIS EN MARTINIQUE

Il est possible que ces électeurs aient distribué leurs suffrages comme la part de l’ensemble des votants, mais il n’est pas impossible qu’ils les aient largement portés sur le non. Auraient-ils, d’ailleurs, plébiscité le oui que la question de la participation des personnes qui ne sont pas martiniquaises à ce type de scrutins doit quand même être posée.

Qui, en effet, peut voter en de telles occasions ?

Normalement, à des questions qui, touchant une problématique identitaire, nous concernent avant tout, seuls les Martiniquais devraient pouvoir apporter une réponse.
Or, pour le vote d’il y a six ans, un communiqué officiel définissait ainsi le corps électoral : « Lors de la consultation du 7 décembre 2003 concernant le projet de l’organisation institutionnelle de la Martinique, les opérations de vote s’effectueront à partir des listes électorales arrêtées au 28 février 2003. »

Il n’en ira pas autrement pour la consultation à venir : tout électeur, depuis qu’il est inscrit en Martinique, peut se prononcer sur des questions qui touchent au premier chef le peuple martiniquais.

Mais le Peuple Martiniquais, comment le définir même ?

La Constitution de 1958 fut révisée en 2003 afin de procéder à un dépoussiérage du texte, mais aussi pour apporter des réponses aux demandes de libertés nouvelles formulées dans les départements et territoires d’outre-mer.

Après avoir énoncé les principes sur lesquels se fonde la nation française (droits de l’homme, souveraineté nationale, droits et devoirs concernant l’environnement), voici ce que proclame le préambule de cette Constitution : « En vertu de ces principes et de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique. »

L’article 72-3 précise : « La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d’outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. »

On remarque que ces deux extraits comportent beaucoup de liberté-égalité-fraternité.

On note cependant que, si dans la partie la plus générale du préambule ce sont des « peuples » qui sont intéressés par le principe de la libre détermination, dès lors qu’on parle d’appliquer ce principe, les peuples laissent la place à des « territoires », considérez que, par principe, il ne saurait s’agir de peuple quand il s’agit de l’Outre-Mer.

Quant à l’article 72-3, il est empreint d’une grande solennité : « La République reconnaît – woulé tanbou –, au sein du peuple français – wou-woulé tanbou (Mesdames et messieurs, qu’est-ce que la République peut bien reconnaître avec une telle gravité ?) − : les populations d’outre-mer ».

C’est Tout.

C’est Nous.

Alors est-il vrai qu’il n’y a en Martinique qu’une population posée sur un territoire ?

S’y trouve-t-il des citoyens aptes à juger eux-mêmes de ce qui est bon pour eux sans que d’autres voix interfèrent dans leurs prises de décision ?

Y a-t- il en Martinique un peuple qui veuille se définir comme tel ?
Bref, en Martinique, y a-t-il encore des Martiniquais ?

Un des effets de la colonisation de peuplement – phase terminale du département –, est que celle-ci tend à créer une représentation de notre pays comme un territoire français même pareil avec les autres.

Les Français qui s’y installent considèrent qu’ils se rendent dans une province un peu lointaine, ayant simplement pour caractéristique une quantité de mer, de sable et de soleil. Cependant feraient-ils le voyage sans être sûrs de trouver une place réservée, au-dessus des provinciaux qui vont et viennent, sans connaître leur bonheur, dans ce lambeau-de-France-palpitant-sous-d’autres-cieux ?

Lorsqu’ils découvrent quelque aspect de notre société qui les surprend ou qui les choque, nos nouveaux arrivants passent en mode Ambassadeurs-de-France-Chefs-Comptables gages de la grandeur de l’État et mesureurs de ses dépenses, ne se référant qu’à des systèmes-France qu’ils prétendent imposer comme des absolus.

Ce qui n’empêche pas certains d’entre eux, après une nuit passée en Martinique, de se déclarer Martiniquais.

D’ailleurs leur influence se fait de plus en plus grande sur nos façons de parler, de penser, de vivre tout bonnement.

Ainsi, nos mots sont attaqués.

Des dénominations léguées par les anciens sont abandonnées : les Dominicains sont corrigés en « Dominiquais », les Sainte-Luciens en « Saint-Luciens », Trinidad est tout simplement convertie en « Trinité ».

La façon de voir et d’utiliser les lieux modifie les toponymes : c’est l’Anse Belleville devenue « la Plage des surfeurs ».

Le petit reptile à la robe changeante dont le mâle gonfle ses bajoues pour se faire voir des demoiselles de son espèce, eh bien l’Anolis, oui, a disparu, remplacé, du fait des usages d’instituteurs frais débarqués, par le bon français lézard.

Nos façons de vivre entre nous sont remises en cause : ainsi, les élèves qui, absents pour cause de religion le samedi, trouvaient naguère des professeurs compréhensifs leur permettant de composer dans des créneaux horaires aménagés ou de bénéficier de cours photocopiés, ces jeunes Martiniquais se heurtent aujourd’hui à des défenseurs d’une forme exaltée de laïcité qui refusent tout compromis « obscurantiste » avec ceux qui ne s’adaptent pas à la nouvelle religion laïque qui, en France, renvoie des écoles les jeunes filles voilées.

Autre exemple : nous savons combien a été difficile la lutte pour la connaissance du 22 Mai en tant que fait d’histoire.

Il a fallu dégager de la gangue schœlchérolâtre qui les enveloppait cette date et sa signification. Nous savons également comment toute une génération de militants anticolonialistes a dû batailler pied à pied pour que le 22 Mai soit reconnu comme jour de célébration de nos ancêtres.

Eh bien, cette commémoration est remise en cause par des enseignants pour lesquels fêter le 22 Mai relève du plus grand ridicule puisque l’abolition ne fut effective que le lendemain 23 avec la proclamation signée du gouverneur.

Est mis ainsi en avant, non pas la révolte insurrectionnelle des Romain, des Léonce, mais l’acte du représentant de la France, leur représentant.

Dans cet ordre d’idées, si on peut dire, le Code Noir est présenté à nos écoliers comme un ensemble de réformes entreprises par un roi « humain » (Louis XIV !) pour adoucir la vie des esclaves, considérez que le Code Noir avait anticipé le règlement intérieur du Club Méditerranée.

En vérité, il se pratique dans beaucoup de classes en Martinique une qualité d’histoire aspartame.

Qui donc l’Anolis prend la vole.

Si l’Anolis prend la vole, ce sont les langues, créole et français standard de Martinique, qui prennent la vole : c’est nous comme Martiniquais qui sommes destinés à prendre la vole.

Déjà cette colonisation de peuplement est responsable de la hausse aberrante du cout des morceaux de terrain, de la création d’enclaves raciales, du développement du racisme.

Elle risque de transformer les Martiniquais en émigrés sur leur propre sol.
Alors quand la possibilité de nous prononcer sur nos affaires se présente, ne devons-nous pas pouvoir exprimer notre choix sans interférences ?

Comment ?

Il faudra trouver un moyen. Mais un moyen qui ne se révèle pas, en final de compte, dommageable à la cause d’une Martinique décolonisée.

COUP D’ŒIL SUR LA KANAKY

Un coup d’œil sur la Kanaky de ces vingt dernières années peut aider à se faire une opinion.
En 1988, les Kanaks obtenaient du gouvernement français que des modalités particulières soient envisagées pour définir le corps électoral lors de consultations portant sur des décisions les concernant, concernant leur terre et leur avenir.

Cette année-là, les accords de Matignon stipulèrent que, pour le référendum d’autodétermination prévu en 1998, seuls pourraient voter les citoyens français justifiant de dix ans de présence en Kanaky à la date desdits accords.

En réalité, le moment venu, même cette mesure ne fut pas suffisante pour permettre aux partisans du oui à l’indépendance d’être en position de remporter le scrutin annoncé. En réalité, les Kanaks étaient déjà inférieurs en nombre sur leur propre terre. En réalité, une colonisation de peuplement méthodique avait été programmée depuis des siècles de temps.

C’est ce que montre une directive adressée par le Premier ministre Messmer à son ministre des DOM-TOM en 1972 :
« La Nouvelle-Calédonie, colonie de peuplement, bien que vouée à la bigarrure multiraciale, est probablement le dernier territoire tropical non indépendant au monde où un pays développé puisse faire émigrer ses ressortissants.

Il faut donc saisir cette chance ultime de créer un pays francophone supplémentaire.
La présence française en Calédonie ne peut être menacée, sauf guerre mondiale, que par une revendication nationaliste des populations autochtones appuyées par quelques alliés éventuels dans d’autres communautés ethniques venant du Pacifique.

À court et moyen terme, l’immigration massive de citoyens français métropolitains ou originaires des départements d’outre-mer (Réunion) devrait permettre d’éviter ce danger en maintenant et en améliorant le rapport numérique des communautés.

À long terme, la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. »

Au recensement de 1996, les Kanaks ne représentaient plus que 44% de la Kanaky.
« Ça ne risque pas de nous arriver » ? « Notre situation n’a rien de comparable » ?

Lapousiè di plis ki sa…

Alors que faire même, non seulement pour les élections à venir, mais pour l’avenir de notre peuple, qui veut dire pour les enfants de nos enfants ?

D’abord en un, pour le 74, et pour toute autre consultation dont le caractère identitaire est patent, seuls les Martiniquais doivent participer au scrutin, y compris nos compatriotes qui vivent en France ou ailleurs.

Ensuite, parce que la Martinique n’est pas un simple territoire et le Peuple Martiniquais pas simplement une population, nous devons obtenir l’arrêt de la colonisation de peuplement.

Et puis continuons à rouler dans l’esprit du 22 Mai tel qu’il a soufflé durant le mouvement du 5 février : calculer et brocanter, agir pour faciliter une décolonisation, soit partielle, soit intégrale ; soit en rupture, soit en liennage avec la France.

En tout état de cause, quel que soit le terme, pour pouvoir choisir il faut exister.

Cette fable. Au lendemain du tremblement de terre, un commerçant français, installé chez nous depuis passé vingt ans, vint trouver un de ses employés martiniquais pour lui confier son inquiétude face à un phénomène aussi dévastateur qu’imprévisible ; mais c’est là qu’il révèle à son interlocuteur son intention de dévirer là-même en « métropole », chez lui.

Un dernier mot.

Décompte

À la recherche de l’île aux femmes,
j’ai perdu mon âme
dans le psychodrame
d’une gargote haut de gamme
où j’ingurgitais du faux macadam
entre deux feux sans flamme.

Cric !

J’ai trouvé la rivière, j’ai bu l’eau fragile ; j’ai trouvé les criquets du soir, grillons, grenouilles sans grenouillage au bord d’une roche caraïbe sauvée des lises, et la cendre d’une combustion propagée aux confins. Une vieille boucanière vaticinait dans l’encre scintillante dont chaque étoile est une drive.

Yé cric !

Une nuit,

une nuit, les Quêteurs enjambèrent le bordage d’un gommier et, dans le ventre du canot, mimèrent l’acte de pêche en donnant la voix. Ils ont mimé le geste du rameur en donnant la voix, ils ont halé des sennes rêvées ! Qui fait que, dans son embarcation emplie de notre désir jusqu’au bord, le pêcheur ramena bon bonites bleues nous célébrant.

Cric !

Mais le temps demeurait sans saison ; dans un même jour se succédaient carême et hivernage, dans une seule heure se concentraient dix années de malheur, et l’éclatante canitie, et les indurations de la tête, et les vicissitudes des plaisirs, les chapelets de faims, toutes dispositions chères à Basile : les fruits tombaient ou trop tôt ou trop tard.

Yé cric !

Pourrons-nous saisir : le pays qui passe ?

Texte de Gérard NICOLAS.
Auteur : Jean Jack LAPORTE

Continue Reading
2 Comments

2 Comments

  1. Gerard MARIE-SAINTE

    30 mai 2013 at 9 h 59 min

    Totalement d’accord avec vous Mr NICOLAS,il est temps que nos compatriotes prennent conscience de ces réalités…ETRE REALISTE CE N’EST PAS ETRE RACISTE….ETRE ANTI-SIONISTE CE N’EST PAS ETRE ANTI-SEMITE….(sans vouloir tout melanger…quoi que…) face a des BULDOZER DEGUISES en bons alliés…qui vous ecrasent l’air de pas y toucher…enfin presque,il faut opposer une analyse aussi pointue que la plus piquante de leurs aiguilles….dont act !

  2. Antoinette Fortuné

    30 mai 2013 at 9 h 59 min

    C’est vrai ,mais le drame commence avec le fait que nous sommes en présence d’une société coloniale avec tout ce que sa logique charrie.La France ne veut pas sans aller et elle paie une taxe de présence comme la répéte souvent Camille Chauvet sur KMT. La taxe d’occupation est pour les reproducteurs du système que sont nos fonctionnaires.Toutes les entreprises martiniquaises ont dans le porte feuilles clients plus de 50 % de cette catégorie de salariée. C’est là où commence la mise en place de la colonisation de l’esprit,là encore je reprends Chauvet qui est lui même à son insu ou à l’insu de son plein gré un reproducteur du système qu’il combat depuis ses temps de la Jeunesse Communiste et vous aussi Gérard Nicolas… vous reproduisez le système et vous étiez au côté de ce Camille… hein !!!Messieurs arrêtez de rédiger des livres de saison de commencement qui sont par l’histoire hors saison.Les français nous donne des prix littéraires et nous nous battons pour les obtenir .Votre génération est fière d’être française depuis les Césaire en passant par les mousquetaires de la créolitéConfiant,Chamoiseau et Bernabé et les nouveaux auteurs de belles lettres depuis de 5 février 2009.La solution c’est la guerre idéologique… J’écoute KMT et surtout camille chauvet ,qui se réclame de la dimension idéologique radical de césaire que fait-il pour cela au PPM !!!Monsieur Nicolas je partage votre texte et ce que dit chauvet mais parole en bouch pa chage.Les nouveaux colons vont nous manger et nous sommes cuit par le feu de notre élite.Si je parlais comme monsieur chauvet je dirais des Malpropres…

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

EDITO

ATV…un huitième redressement judiciaire ! Par Paul Véyatif

Published

on

By

Rédaction du Naïf: Des combines qui n’en finissent pas dans ce monde de la télévision ou les mêmes qui sabotent reviennent chaque fois. Mardi prochain est appelé à la barre du Tribunal de Commerce de Fort-de-France l’affaire de notre chaîne locale bien aimée ATV. Pour la 8ème fois consécutive ATV est encore une nouvelle fois en redressement judiciaire !!! Le milliardaire Suisse ou Luxembourgeois on sait plus… Monsieur Jean-Michel HEGESIPPE actuel propriétaire d’ATV ne veux plus ou ne peux plus payer les factures…

Cette fois c’est la société SMART CONSULTING un cabinet Parisien avec son Président Monsieur Bernard CHAUSSEGROS homme d’affaire, homme politique candidat à l’investiture UMP et ancien Président débouté d’Euro Media France souhaite acquérir aujourd’hui l’entreprise ATV avec comme ticket d’accès Gilles CAMOUILLY ancien directeur d’antenne des programmes de France Ô et surtout ancien consultant de la chaîne de télévision Guadeloupéenne GTV aujourd’hui disparu.Quand on connait l’audience et les résultats de Gilles CAMOUILLY à France Ô ses dernières années qui pourtant gérait un budget de 30 Millions d’euros par an n’est pas arrivé à faire décoller l’audience de la chaîne qui est proche du Zéro absolu on se pose la question de la qualité de ses bons conseils et de sa capacité à gérer ATV ? Soit ! Et 1 et 2 et 3 Zéro…

Aujourd’hui Gilles CAMOUILLY  est porteur d’une carte de visite marquée d’un licenciement (Royal) de France Ô, doublée du rôle d’ancien consultant donneur de bons conseils à la chaîne GTV qui a néanmoins fait faillite un an après ses bons conseils. Il se positionne donc avec « ses bonnes idées » comme repreneur d’ATV mais sans reprendre les 16 journalistes qui produisent chaque jour l’information et les émissions locales de la chaîne !!! C’est dire que nous sommes loin « des feux de l’amour » entre ATV et l’agence WIPA qui emploi les journalistes…Accompagné de l’autre venu du froid Bernard CHAUSSEGROS ancien président d’Euro Media France, l’opinion publique  se demande comment feront-ils pour résorber les dettes d’ATV, surtout que dans les derniers comptes d’Euro Media France, leader des prestations audiovisuelles, qui était présidé par Bernard CHAUSSEGROS, pointent en effet un lourd passif de 100 000 000 € !!!

UN ENFUMAGE DE LA REDACTION !

ATV accuse une dette de plusieurs millions d’euros dont plus de 600 000 euros de factures impayés à l’agence WIPA Qui va payer ? Quelle entourloupe se met en place? Par le passé, Gilles Camouilly à son arrivé à France Ô a repositionné la ligne éditoriale de la chaîne et a entrepris ensuite un véritable nettoyage des dites « écuries d’Augias » et certaines collaborations surprenantes ont pris fin, dont le départ d’Eddy Murté. Autant dire que les journalistes d’ATV en stand by actuellement ne doivent pas bien dormir. Un nouvel enfumage se pointe et certaines en douce  quitte le navire. Cela sonne un peu comme la fin de la rédaction d’ATV, ou bien c’est peux être tout simplement un tour de passe-passe pour ne pas payer certaines factures, WIPA oui mais Woui Pa payé !!! Il y a de quoi se poser des questions quand on apprend que l’avocate de Monsieur Jean-Michel HEGESIPPE n’est qu’autre que Maître CAMOUILLY la sœur de Gilles CAMOUILLY !!! Que vont décider les juges ? Affaire à suivre mardi prochain….

Sources

France Ô, la chaîne à 0 téléspectateur/http://www.lepoint.fr/medias/france-o-la-chaine-a-0-telespectateur-30-10-2014-1877001_260.php

France Ô, un amer cocktail/http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2014/12/12/france-o-un-amer-cocktail_4539881_1655027.html

France Ô se separe d’Eddy Murté/http://www.fxgpariscaraibe.com/article-eddy-murte-demissionne-de-france-o-80531259.html

Avignon : la société de Bernard Chaussegros perd de l’argent/http://www.midilibre.fr/2013/06/08/avignon-la-societe-de-bernard-chaussegros-perd-de-l-argent,712794.

 

Continue Reading

POLITIQUE

Alfred Marie-Jeanne sabote le transport TCSP  Par Jean-Marc  Fortuné

Published

on

By

Rédaction du Naïf : Président de Martinique Transport au conseil d’administration du 22 janvier 2018, il le dit entre les lignes. Le pauvre Louis Boutrin s’est ridiculisé en annonçant une ouverture de ce qui est devenu le monstre du Lochness kréol

LE DISCOURS DU SABOTAGE

« Je dois tout d’abord vous rappeler un certain nombre d’éléments qui sont prépondérants dans la décision que nous devons prendre sur ce dossier aujourd’hui. En ma qualité de Président de Région, j’ai toujours voté le budget primitif de la collectivité en décembre de l’année précédente.Pour l’exercice 2018, je n’ai pu le faire jusqu’à ce jour. Je vais le proposer au début d’avril 2018. La raison est simple, c’est que nous nous trouvons dans l’incapacité de l’équilibrer à cause d’un manque important de recettes et notamment la diminution des dotations de l’Etat, le transfert d’une partie du produit de notre fiscalité vers Martinique Transport et maintien des taux de fiscalité en l’état.

Je tiens à rappeler aussi que le projet de loi de finances 2018 a contraint les collectivités d’une certaine taille à prendre des mesures de mise en conformité de leur situation financière et comptable. En conséquence, augmenter la participation de la collectivité territoriale de Martinique au budget de Martinique Transport de 43 M€ à 70 M€, je préfère vous l’annoncer tout de suite : cela n’est pas possible ! A ce titre, il faudrait que chaque EPCI, représentée ici par leur président et par ailleurs, vice-président de Martinique Transport, prenne l’engagement d’augmenter leur contribution au budget de l’établissement pour l’exercice 2018.

A ma demande, des réunions de travail préparatoires sur la mise en service du TCSP et en prévision de notre séance du Conseil d’administration de ce jour ont été tenues les 11 et 12 janvier 2018. Une offre de service et une nouvelle grille tarifaire s’approchant des augmentations qui étaient censées être commandées par la CACEM en 2015 et 2017 lui ont été proposées. Ces informations vous ont été transmises pour examen aujourd’hui.

Parallèlement, des éléments d’explication quant au coût présenté pour la marche à blanc ont tenté d’être obtenus. Des questions précises ont été formulées par écrit à l’attention du délégataire et singulièrement de la CFTU. Sans grand succès. En retour, la réponse de la CFTU nous a transmis une nouvelle proposition et très peu de justificatifs ont été remis et il semble que pour tenter de comprendre les coûts annoncés, nous tournions en rond. Nous sommes toujours dans l’opacité. Suite à la marche à blanc, le délégataire annonçait un coût d’exploitation annuel de l’ordre de 13,5 M€ et un déficit de 12,78 M€.

Sur la base de l’offre de service travaillée et la nouvelle grille tarifaire, ce coût d’exploitation oscille maintenant entre 14 et 15 M€, et le déficit d’exploitation varie entre 13 et 14 M€. Les recettes sont plus que minorées, et ne tiennent pas compte du rabattement des passagers conduits par les taxis collectifs aux différents pôles d’échange. Ces charges étaient déjà insupportables pour Martinique Transport sur la base des coûts et du déficit de la marche à blanc, elles le sont encore moins avec la proposition technique et financière de la CFTU, avec des recettes minimalistes mais des dépenses bien maximisées. A titre d’exemple, ce ne sont pas moins de 104 personnels qui devaient être embauchés pour le fonctionnement des 2 lignes du TCSP suite à la marche à blanc. La nouvelle offre propose 14 recrutements supplémentaires, soit 10 chauffeurs et 4 électromécaniciens (on en est maintenant à 1 électromécanicien par bus !), c’est-à-dire 118 personnes que l’on devrait embaucher pour exploiter commercialement le TCSP.

Messieurs les Présidents de la CACEM, de l’Espace Sud et de Cap Nord, j’attends particulièrement vos positions sur ce dossier et vos propositions financières qui serviront à bâtir le budget primitif de Martinique Transport que nous devrons examiner au mois de mars prochain, pour respecter les statuts et qui devront s’inscrire dans la durée. En l’état, en ma qualité de Président de Martinique Transport, je refuse d’accepter ces offres. Fort-de-France le 22 janvier 2018 »

NDLR : Ce projet commencé par sa volonté mais inachevé et finalement mis en place par Serge Letchimy le rend fou. Pauvre Martinique .Heureusement que nous ne sommes pas un Pays indépendant avec à la tête un fou pareil.

 

 

Continue Reading

EDITO

L’assassin Coulibaly est la référence de Raphaël Confiant par Ti-kourilet

Published

on

By

Rédaction. TIKREOLKOURILET : Face d’ananas Raphaël Confiant disait dans montraykréol: « Il est vrai qu’il y a un an et demi, CHAUVET était déjà allé porté plainte à la police française, qu’il qualifie régulièrement de « colonialiste » sur les ondes d’une télé-poubelle locale, contre Raphaël CONFIANT au motif que ce dernier l’aurait « menacé de mort » !!! CONFIANT avait été traîné au commissariat de Fort-de-France où on lui avait pris photo de face et de profil, empreintes digitales et empreintes ADN en lui déclarant que s’il arrivait la moindre chose à CHAUVET, il serait le premier suspect. » Camille Chauvet avait porté plainte contre cette pompe à merde qu’est Raphaël Confiant qui menaçait de le « coulibaliser ». Coulibaly , c’est le nom du terroriste, assassin de la policière martiniquaise. Aujourd’hui, c’est le pseudo vertical aux mains pas encore lavées dans cette Parrot, Alfred Marie Jeanne qui fait intervenir la police française, qu’il qualifie régulièrement de « colonialiste » dans sa radio RLDM contre des salariés de la CTM. Ces travailleurs dénoncent un élu Louis Boutrin qui perd toutes mesures. C’est dans ce contexte que BNA, député maire de Sainte-Marie victimes d’insultes et menacé décide symboliquement de mettre dans un charnier  le ptit père Alfred et ses courtisans. Ce Confiant dans son blog MontrayChauvet dénonce BNA. Quel toupet !

CHARNIER ET COULIBALISER 

C’est ce même acnéique surpris en sauteur de brebis derrière la distillerie de son grand-père qui menaçait de  « coulibaliser » Camille Chauvet qui hurle contre Brunot Nestor Azérot .Ce dernier dans sa campagne électoral dit  vouloir mettre dans un charnier les insulteurs de la CTM et le premier d’entre eux le p’tit père Alfred.Mettre. Le « charnier », et « coulibaliser » voilà la violence  circulaire dont parlait Frantz Fanon.Vraiment ce stakonoviste de l’écriture obsédé par la notoriété de Chamoiseau fait une fixation sur Camille Chauvet dont lui seul sait pourquoi.En tout cas, c’est bien l’Etat Islamique de « Coulibaly » model de Raphaël Confiant qui a laissé un charnier de 100 corps humains décapités près de Mossoul. Il devrait méditer et freiner sa grasse imbécilité.

Continue Reading

Populaire

Copyright © 2017 La Naïf.