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SOCIETE

LES BEKES VU PAR LES FRANÇAIS EN 2009 …2011 RIEN N’A CHANGE Par Camille Chauvet

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Rédaction du Naïf : Cette caste ethnique qui vampirise la Martinique et s’enrichie depuis des lustres sur un modèle économique fondée sur l’import-export continue de plus belle malgré ces temps de crise et se permet même de provoquer les hommes politiques ey pour bien marquer son insolence elle donne des leçons sur une page de France-Antilles…Retour sur un article du monde.
Rédaction du Naïf : Cette caste ethnique qui vampirise la Martinique et s’enrichie depuis des lustres sur un modèle économique fondée sur l’import-export continue de plus belle malgré ces temps de crise.

Retour sur un article du monde.

« Békés : Une affaire d’héritage. Assis sous un élégant carbet, dans le souffle de l’alizé, Roger de Jaham, 60 ans, laisse flâner son accent créole pour raconter le camouflet qu’il a récemment subi : « Pour la première fois de ma vie, un homme que je saluais m’a dit : « Je ne serre pas la main d’un béké. » » L’homme a encaissé l’humiliation, retiré sa main et ne se voile pas la face, sait bien le lourd passif historique qui oppose les 3 000 békés aux 400 000 autres Martiniquais. Son ancêtre est arrivé dans l’île en 1635, comme capitaine de la milice. Il s’est enrichi sur la misère des esclaves. Un autre aïeul, Octave, a même été jugé pour les mauvais traitements qu’il infligeait à ses serviteurs. Le descendant a déniché récemment les minutes du procès dans des archives. « On ne parlait pas de l’esclavage à la maison. Pour nous aussi, c’était un poids. »
Mais aujourd’hui, c’est comme si rien n’avait changé. Exploiteur, affameur, raciste, endogame : Roger de Jaham ne comprend pas l’opprobre que subit actuellement sa communauté aux Antilles, hurle à « une sacrée cabale ». « Nous sommes des boucs émissaires, estime-t-il. Les grévistes, les médias et jusqu’au président de la République ont pris pour cible les békés. » A ses côtés, son frère Claude, 65 ans, veut croire qu’il ne s’agit que d’un sale moment à passer : « Je pense que ça va s’apaiser mais dans la douleur, dans le ressentiment. Ça va laisser des cicatrices. »
A Cap-Est, le lieu de résidence favori des Blancs créoles de Martinique, les belles villas dominent les eaux turquoise, leurs hauts murs protégeant des curieux et des jaloux. Des routes en cul-de-sac, où ne se rendent que ceux qui y ont à faire, mènent à cet éperon, surnommé « Békéland » par les insulaires. Ici, pendant la grève générale, on s’est caché, plus encore que d’habitude. Des patrouilles de police ont été renforcées.On a beaucoup parlé des békés ces dernières semaines. En mal ou en bien, la communauté n’aime pas ça. Elle est par nature discrète, éprise de secrets même, consciente que sa bonne fortune suscite la jalousie. C’est un mode de survie, un gage de durée. « Il ne faut pas se montrer arrogants, ostentatoires, résume Claude de Jaham. Il faut rester à sa place comme nous l’avons fait depuis trois cent cinquante ans. »
Les de Jaham sont parmi les rares qui acceptent de parler. Difficile dans cette atmosphère de camp retranché d’obtenir des confidences. « Actuellement, c’est chaud brûlant. Je ne préfère pas m’exprimer, attendre que ça se tasse », explique un habitant avant de raccrocher brutalement le téléphone.En Guadeloupe, la tension a été plus palpable encore. La foule a applaudi au rappel de la guillotine révolutionnaire qui a raccourci bien des colons à partir de 1793. Sur la marina de Pointe-à-Pitre, amarré en face de l’Islet, où vivent les békés de Grande-Terre, un Pursuit, de 36 pieds et 4 couchettes, est resté un mois paré à lever l’ancre, avec à bord de l’eau douce et des vivres. Le bateau appartient à un Blanc créole qui préfère rester anonyme. Sa famille est réfugiée en métropole, elle a fui la « révolution » d’Elie Domota, le porte-parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP). Dix fois par jour, le chef de famille resté sur place a tanné un ami : « Tu crois que je dis à Geneviève de rester en France ? »

La caste en a vu d’autres, pourtant. Depuis le début de la colonisation, les familles possédantes des Antilles ont connu bien des révoltes d’esclaves, bien des jacqueries d’ouvriers agricoles, des grèves d’usines, des blocages de centres commerciaux. Elles ont à chaque fois laissé passer ces cyclones, négocié ou fait donner les « moun bleus », gendarmes et policiers. Il y a eu des morts et des augmentations de salaires. Puis tout est rentré dans l’ordre. Le leur.
Les Hayot, Despointes, Loret, Barbotteau, Vivies, Reynal, Lucy, Aubéry règnent sur l’économie des îles depuis toujours. Ces descendants d’aventuriers, de cadets de famille désargentés ou même de relégués de justice ont fini par former une aristocratie qui est arrivée jusqu’à nous comme un anachronisme. Ils ont été payés pour libérer leurs esclaves en 1848, ont survécu aux crises agricoles, en partie grâce aux aides de la métropole. Ils ont su rebondir à chaque mutation de la société antillaise, se trouver avec un savoir consommé là où était l’argent, là où tombaient les subventions d’un Etat qui les a toujours jugés comme ses meilleurs relais. L’esclavage a disparu mais ils sont restés les maîtres, de père en fils.
« Les békés étaient considérés comme une donnée sociale incontournable, aussi évidente que le fait qu’il y ait des riches et des pauvres », constate André Lucrèce, sociologue et écrivain. « C’était un tabou, au sens fort », lévy-straussien « du terme », explique l’écrivaine Suzanne Dracius.
Cette femme métisse, qui a longtemps vécu en métropole, avait osé dénoncer dès les années 1980 l’omnipotence et les moeurs de ce groupe, dans ses romans et ses interviews. L’impudente se souvient de l’air condescendant et admiratif, du paternalisme grondeur avec lesquels ses propos finalement sans importance avaient été accueillis.
Le mouvement social a ôté les inhibitions du reste de la population. A la préfecture de la Martinique, un manifestant abîmé de fatigue et d’un peu d’alcool invectivait les négociateurs patronaux : « Les békés, vous êtes des malpropres ! Cela fait trois cent cinquante ans que vous nous exploitez, ça suffit ! Nous ne sommes plus vos esclaves. Donnez-nous ce que vous nous devez ! » Dans les cortèges de Pointe-à-Pitre ou de Fort-de-France, l’antienne chantée en créole a été la même. « La Guadeloupe (ou la Martinique) est à nous, la Guadeloupe (ou la Martinique) n’est pas à eux. Une bande de profiteurs et de voleurs. Nous allons les mettre dehors. » « Eux, c’est les békés bien sûr, ceux qui possèdent tout », décrypte une manifestante martiniquaise. La gréviste s’emporte contre cette coterie, la rend responsable de la « vie chère ». Mais l’employée préfère ne pas donner son nom : elle travaille au rayon boucherie d’une enseigne tenue par l’un de ceux qu’elle fustige.
Autant de bravades qui prouvent que les temps changent peut-être, en Martinique et en Guadeloupe. « C’est la fin d’un règne, la remise en cause de la mainmise béké », estime l’écrivain et sociologue André Lucrèce. Derrières les traditionnelles demandes sur les prix et les salaires, le pouvoir de la communauté est directement, nommément contesté. La dénonciation, même hurlée dans l’anonymat d’une foule, est une nouveauté. « Avant, on en parlait seulement en famille », concède un manifestant.Les Blancs créoles doivent aujourd’hui se justifier en place publique. Ils n’aiment pas ça. Ces habitués de la coulisse, qui financent la vie politique locale et ménagent leurs protecteurs à Paris, se retrouvent aujourd’hui exposés. Ils y rechignent par atavisme.

Bernard Hayot, la plus grande fortune des Antilles françaises, n’a jamais donné d’entretien aux médias. Attaqué de toute part pendant la grève, il s’est contenté de secs communiqués qu’il a fait envoyer de son siège social. « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit », répète-t-il à ceux qui le pressent de parler.Ce silence est jugé méprisant quand il semble plutôt embarrassé. « La caste des békés est d’autant plus montrée du doigt qu’elle est absente du débat », se désole Yvon. Mais, à 50 ans, ce Martiniquais installé en Guadeloupe préfère lui aussi taire son nom, par crainte des représailles. « Vous me mettriez dans une situation catastrophique », dit-il. S’ils sont attaqués, c’est que les descendants des colons ont perdu de leur pouvoir. Leur monopole économique est aujourd’hui entamé par l’arrivée d’investisseurs métropolitains et l’émergence dans les années 1990 d’une grande bourgeoisie noire, métisse, indienne ou chinoise.
Ils ne sont plus les principaux propriétaires, ils gardent néanmoins une part non négligeable du foncier en Martinique (20 % des producteurs de bananes, blancs pour l’essentiel, assurent 80 % de la production martiniquaise). En Guadeloupe, les grandes propriétés ont été démantelées après les grandes grèves de la canne dans les années 1970, sur fond de revendication indépendantiste. Mais ils ont largement tiré profit de la récente spéculation immobilière, revendant avec une jolie plus-value des terrains viabilisés sur les côtes touristiques ou au pourtour des grandes agglomérations.
Les békés contrôlent une large part de l’import-export, notamment automobile, l’essentiel de l’agroalimentaire et une part non négligeable de la grande distribution. Le Groupe Bernard Hayot, 1,8 milliard d’euros de chiffres d’affaires et 6 000 salariés dans toute la région Caraïbe et jusqu’en métropole, possède des concessions automobiles, des grandes surfaces et assure la commercialisation de multiples marques internationale. Les Despointes sont quant à eux propriétaires des principales usines de produits alimentaires.
Il n’en fallait pas plus pour que la population les rende responsables d’un coût de la vie en moyenne 30 % à 40 % plus cher qu’en métropole. « On nous dit que les prix élevés sont dus aux frais de transport. Mais pourquoi les jus fabriqués sur place, le sucre de canne et même les bananes sont plus chers qu’en métropole ? » se plaint une ménagère, en sortant un ticket de caisse.Le poids réel des Blancs créoles dans l’économie antillaise suscite d’âpres débats. « Huit familles accaparent les richesses », assure Michel Monrose, président du Collectif du 5 février 2009, qui anime le mouvement social en Martinique. Leurs détracteurs leur prêtent la haute main sur 80 % des affaires. « C’est 10 % pour faire large », répond Roger de Jaham. « Ils assurent 30 % du PNB », tranche Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef martiniquais.En Guadeloupe, un ancien cadre de l’organisation patronale relativise également : « Il ne faut pas exagérer l’importance des békés, ils ne gardent que des restes. » Le temps où cette coterie possédait les établissements financiers, aussi bien que les entreprises auxquelles ils délivraient des crédits, est révolu. Une bonne partie de Jarry, la zone industrielle de 300 hectares où se trouvent le port autonome de l’île, le terminal pétrolier de la Sara et le World Trade Center (le centre des affaires de Pointe-à-Pitre) appartient à des « Français ». 50 % de la valeur ajoutée produite en Guadeloupe sont dus à des entreprises métropolitaines. L’hôtellerie reste béké mais sous l’enseigne de grands groupes internationaux.
Serge Letchimy, député et maire (Parti progressiste martiniquais) de Fort-de-France, refuse d’entrer dans les querelles de chiffres, les discussions de boutiquiers. Elles masquent l’essentiel à ses yeux, la vraie puissance des békés. « Ce groupe fonctionne en réseau. Sa domination obéit à des règles complexes, peu lisibles pour un profane, explique-t-il. On n’est plus sur une habitation (une plantation esclavagiste) où le système économique était clair. Dans l’économie urbaine, le modèle est plus élaboré, les mécanismes de « profitation » plus compliqués. » « Les békés ne se connaissent pas tous mais ils se reconnaissent », concède Roger de Jaham. Ils fréquentent les mêmes églises, amarrent leurs bateaux aux mêmes pontons, ouvrent rarement leur maison à qui n’est pas du clan.
Noirs et métis antillais reprochent aux békés cette manière de vivre en vase clos, de se penser en Créoles à part. Il y a aussi cette fâcheuse habitude de dire « les Nègres » qui revient souvent dans la conversation, sans penser à mal bien sûr. « Le béké est vu comme le possédant, le réactionnaire et celui qui refuse de se mélanger », constate André Lucrèce. Roger de Jaham dénonce là un poncif : « Nous sommes cinq frères et soeurs. Nos parents ne nous ont rien laissé, même pas une voiture. J’aimerais bien être héritier et propriétaire de 500 hectares de terre, ainsi qu’on présente tout béké. » Il rappelle que la communauté compte des éléments modestes, petits fonctionnaires ou marins pêcheurs. Au Cap-Est, à côté des villas imposantes, des maisons plus modestes témoignent de cette diversité sociale.
Restent des codes communs, immuables. Yvon, le béké de Guadeloupe, se rappelle les recommandations de sa « Da », la servante noire qui s’occupait de la maison : « Monsieur Yvon, c’est pas votre place de fréquenter des Nègres. » « Le fils béké qui « fautait » avec une Noire était mis au ban par les autres », rappelle Roger de Jaham. Une règle qui perdure encore dans certaines familles. Les arbres généalogiques s’entrecroisent à l’infini depuis les débuts de la colonisation. On est forcément le cousin de quelqu’un. C’est la terreur des mères qui, lorsque leurs filles commencent à flirter, redoutent la consanguinité.
Tout cela était su mais tu. Alain Huygues-Despointes a levé brutalement l’interdit. Le vieil homme d’affaires, dans un documentaire diffusé par Canal+, a affiché ouvertement son dégoût du métissage. Le patriarche affirmait vouloir « préserver la race ». Le film a été projeté devant la foule à Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Ce fut un aiguillon supplémentaire à la révolte. « Lui, il a dit tout haut ce que les autres pensent tout bas », jurait une manifestante martiniquaise. Roger de Jaham a vu ruiner des années d’efforts pour « réhabiliter le béké » et réconcilier sa communauté avec le reste de la population. Sur un plateau de télé, en 1998, il avait assimilé l’esclavage à « un crime contre l’humanité », avant même qu’une loi ne le fasse. Cet aveu prononcé pour la première fois par un descendant de colon avait fait l’effet d’un coup de tonnerre.
Mais aujourd’hui, derrière les revendications des manifestants, le pionnier constate que suppure la plaie jamais soignée de l’esclavage. A ses yeux, les fils payent aujourd’hui les méfaits des pères, portent leur lourd héritage. « En 1848, 65 000 esclaves martiniquais ont été libérés sans la moindre exaction. Puis on a mis un couvercle sur le chaudron. Les coutelas sortent cent soixante ans après. »
Acteur de la grève générale, Georges Mauvois, un professeur d’histoire, estime pour sa part que l’animosité naît plutôt du refus des békés d’intégrer la société métissée des Antilles. « S’ils persistent à rester entre eux, ils courent au suicide », estime-t-il. Derrière les murs du Cap-Est, cette théorie va à l’encontre de trois siècles et demi d’habitude.
Béatrice Gurrey et Benoît Hopquin
LE MONDE (01.03.09)
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3 Comments

3 Comments

  1. tchip

    30 mai 2013 at 10 h 21 min

    Est-ce qu’il n’ets pas un peu con de parler du Cap-Est quand on retrouve des béké sur toute l’ile comme Pointe SAVANE au Robert… et bien d’autre endroit bien reculé et tranquille ! Voilà comment on construit un imaginaire débile que le plus grand nombre conservera comme un tâche dans toute sa vie 🙁

  2. MOUA

    30 mai 2013 at 10 h 22 min

    + 22 % ! c’est le pourcentage de l’augmentation de la taxe foncière entre l’an 2005 et l’an 2010, soit trois fois l’inflation sur la même période.Les taxes foncières n’ont en effet cessé d’augmenter depuis 5 ans, et c’est à Paris que la hausse a été la plus forte (+72 %).Alors que Rennes subit une augmentation de 35 %, en moyenne, Bordeaux, Angers, Orléans et Nîmes subissent une faible augmentation.La taxe foncière est calculée sur la valeur locative des propriétés bâties, sur laquelle sont perçues des parts régionale, départementale, municipale voire pour les communautés de communes.Or, les cotisations régionales et départementales pour la taxe ont flambé de presque 30 % en 5 ans, et celles du bloc communal de près de 20 %.Les transferts de compétence de l’Etat aux collectivités territoriales est une des causes de la hausse de cet impôt qui finance les communes. Tout comme la suppression de la taxe professionnelle.faut tous les nourrir les nouveaux barons…

  3. toto

    30 mai 2013 at 10 h 22 min

    ET PENDANT CE TEMPS LA…….. Un proche d’Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a « contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy », dans son livre « Le scandale des biens mal acquis » à paraître jeudi.Mike Jocktane, conseiller personnel d’Omar Bongo depuis 2005 promu directeur adjoint de son cabinet en janvier 2009, vient de lâcher une nouvelle bombe sur le financement occulte des campagnes politiques françaises. Dans un ouvrage à paraître cette semaine (Editions La Découverte), ce proche de l’ancien président gabonais explique que ce dernier « a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy ».Il confirme ainsi les révélations de l’avocat franco-libanais et conseiller de l’ombre de présidents français pour l’Afrique Robert Bourgi, qui affirmait en septembre dernier avoir remis « 20 millions de dollars » à l’ex-président Jacques Chirac (1995-2007) et à son Premier ministre Dominique de Villepin.Echanges de malettes filmées en caméra cachéeMais il va plus loin que l’avocat selon lequel « ni Omar Bongo ni aucun autre chef d’Etat africain » n’ont remis d’argent à Nicolas Sarkozy par son « intermédiaire ». Mike Jocktane soutient le contraire : « Les mallettes ont continué de circuler avant et après l’élection de Nicolas Sarkozy ».Il précise également le fonctionnement de ce système d’échange : « Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu’il vient chercher sa mallette… Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. (…) Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d’enrichissement personnel ».L’enquête lancée après les accusations de Robert Bourgi vient d’être classée sans suite, faute d’éléments pour prouver des faits par ailleurs prescrits. Ses déclarations avaient rompu le silence traditionnel entourant la Françafrique, réseau opaque d’influences hérité de l’époque coloniale, avec laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de rompre.Mais Mike Jocktane prétend que des prueves de ces échanges de malettes existent : « Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo », ce qui, affirme-t-il, constitue « l’un des moyens de pression de Libreville sur Paris ». D’ailleurs, pour l’ancien conseiller d’Omar Bongo, « l’empressement avec lequel la France a reconnu l’élection frauduleuse d’Ali Bongo en 2009 s’explique par les mallettes distribuées ».Continuons a faire diversion…ici aussi…

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ECONOMIE

La France va consolider sa présence en Guyane Par Robert TOMICHE

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Rédaction du Naïf: Les extraits de cette ITW de Francis Perrin directeur de Recherche à l’IRIS  devrait faire comprendre aux Guyanais que la France va consolider sa présence en Guyane et 500 ou 1000 frères ne pourront pas résister au monstre colonial

L’HULOT LIGOTE : L’écolo Hulot hurle la fin des hydrocarbures d’ici 2040,  si la loi est votée, ce qui ne fait guère de doute, la Guyane ne pourra plus exploiter de pétrole après 2040, ni accorder de nouveaux permis d’exploration. Or en 2000, la loi d’orientation des Outre-mer avait pourtant prévu le transfert de la compétence à la Guyane pour développer et renouveler les titres miniers en mer. Les différents gouvernements  ont traîné les pieds. En 2014 et en 2016, le conseil d’Etat a rappelé à l’ordre le gouvernement, sans succès. Il fallait un décret d’application qui n’a toujours pas été signé. Si les gouvernements précédents avaient respecté la loi, la collectivité territoriale de Guyane aurait eu la possibilité de renouveler le permis de Total. Elle aurait aussi pu accorder des permis à d’autres compagnies pétrolières.

Cela fait 17 ans que l’on balade la Guyane ! Même si Nicolas Hulot a indiqué le 4 octobre 2017 que la compétence serait transférée. Toutefois, le ministre de la Transition écologique a quand même prolongé le permis d’exploration de Total. En tant qu’écologiste, il aurait pu en décider autrement…

TOTAL:Que va-t-il se passer maintenant si Total trouve du pétrole dans ce contexte de fin de la production des hydrocarbures en France ? Si Total trouve du pétrole et surtout s’il y en a suffisamment pour que la production soit rentable, la compagnie pourra l’exploiter. Elle devrait le savoir d’ici à 2020. L’entrée en production pourrait débuter en 2024-2025. On sait qu’il y a du pétrole depuis 2011 dans cette zone, de manière sûre. Ce n’est pas de la science-fiction. Mais il faut trouver des réserves importantes pour assurer une rentabilité, d’autant plus qu’on est en mer profonde avec des coûts de production très lourds. Total est une société privée et vise avant tout une exploitation rentable.

L’ETAT COLONIAL FRANCAIS: A l’Assemblée nationale, le projet de loi hydrocarbures a fait l’objet d’un amendement gouvernemental qui a été voté qui stipule que Les concessions prendront fin en 2040 « sauf dans un seul cas bien précis: si l’industriel peut prouver que cela ne couvre pas les frais engagés ». Est-ce que cela concerne le permis Guyane maritime ?

Si Total trouve du pétrole et que c’est rentable, la compagnie le saura assez vite. Certes cela ne se fait pas en trois jours, mais en deux-trois ans, Total saura si la production pourra se faire ou pas. Cela fait partie des procédés bien connus de l’industrie pétrolière mondiale. Ainsi si la production débute autour de 2024-2025, en 15 ans d’exploitation cela ne peut pas ne pas être rentable.

L’Etat colonial Français se rends bien compte qu’ Exxon Mobil a trouvé du pétrole au Guyana, Total investit au Brésil, c’est clair que la région semble très riche en pétrole. Il est certain que la région sur le plan géologique est riche en pétrole, avec des quantités importantes. Non loin du Venezuela, premier détenteur de réserves pétrolières au monde devant l’Arabie Saoudite. Adossé au Brésil, puissance montante dans ce secteur. Au Guyana, le groupe américain Exxon Mobil a fait des découvertes importantes. Une estimation de 2 à 3 milliards de barils de pétrole (120 000 baril par jour).

La production devrait intervenir à partir de 2020 en mer profonde. La première compagnie mondiale pétrolière (Exxon Mobil) va investir 4,4 milliards de dollars pour développer cette découverte. Ce n’est pas un petit gisement ! Il y a aussi de l’exploration au large du Suriname avec Exxon Mobil et la compagnie Tullow oil. Cela incite donc Total à poursuivre la recherche au large de la Guyane.

La France de droite ou de gauche ne va pas brader le morceau Guyanais.

Source IRIS.

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SANTE

Règlements de comptes chez les vétérinaires Par Max Gaspardy

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Rédaction du Naïf. Tous les téléspectateurs de Martinique Première ont encore en mémoire le reportage de « la chabine » Cécile Marre sur le monde des vétérinaires. Bien sûr, sans surprise elle avait choisit de démolir un camp. C’est son droit. Un des vétérinaires mis en cause  le Dr G.GAUBE a adressé au rapporteur de CROV.

Chère consœur, Notre pratique est à dominante chirurgicale et nous n’en faisons pas mystère. Nos clients le savent bien. Notre préférence va, parmi d’autres, au CHV FREGIS pour notre pratique. (http://www.fregis.com) Le Dr O… m’a fait part de vos interrogations sur l’opération de Zepp et sa fréquence de réalisation (2 par mois) en particulier. Si je me réfère à mon expérience familiale en médecine humaine, l’otologie est la science des ORL (du chirurgien par conséquent) plutôt que celle des dermatologues.

L’OPERATION DE ZEPP

Pour ce qui a trait précisément à l’opération de Zepp, nous nous basons, particulièrement pour la partie en langue française, sur les publications du Dr BARDET de Neuilly /Seine dont l’expérience d’enseignant à Alfort et aux Etats-Unis, ainsi que les 1200 communications et publications scientifiques témoignent de compétences hors normes. Ce dernier est univoque en la matière et sa publication sur la chirurgie ORL on ne peut plus éloquente. Je vous transmets le lien internet du site du Dr BARDET qui ne saurait être taxé d’amateurisme ou de vouloir escroquer le public.

(http://www.clinique-veterinaire-bardet.com)

Concrètement, nous nous contentons donc de mettre humblement à la disposition du public martiniquais ce qui se fait de mieux et fait autorité en matière de traitement chirurgical de pathologies récurrentes. A moins qu’une solution thérapeutique qui passe pour recommandée (voire excellente) à Paris ou aux Etats-Unis ne cesse de l’être en Martinique… Étant apparemment et probablement les seuls en Martinique à pratiquer ces types d’interventions:

(Opération de Zepp http://www.clinique-veterinaire-bardet.com/articles/3_chirurgie_oreille.html,

Chirurgie du voile du palais http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?id=1,

Exérèse des glandes anales http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?id=5, etc…), les clients, éclairés par la consultation des sites de la clinique BARDET et du CHV FREGIS, font appel à notre savoir-faire chirurgical.

DETRACTEURS ET IMMOBILISME SCIENTIFIQUE

Qu’y pouvons-nous? A contrario, nos détracteurs (dont le président et le trésorier de l’AVM, i.e. Association des Vétérinaires de la Martinique) ont déclarés publiquement, le 28 août 2017 dans un reportage télévisé, qu’ils ne connaissaient ni l’étendue des indications, ni la pertinence des interventions en question, alors que la journaliste leur a laissé 6 mois pour potasser le sujet…Cette leçon d’immobilisme scientifique à destination du grand public nous a laissés perplexes…d’autant qu’elle est condamnée par le code de déontologie. La méconnaissance ne devrait pas, selon nous, conduire à la négation médiatisée des progrès des sciences vétérinaires.Accessoirement et bizarrement, tout le monde tient maintenant pour acquis que les présidents de l’AVM et du Conseil de l’Ordre ne font qu’un…Nous espérons donc patiemment un démenti de l’instance ordinale pour rétablir la vérité aux yeux du public.

Bien cordialement et confraternellement.

Dr Gérard GAUBE.

PS: Autres liens utiles: http://www.michigananimalhospital.com/page/490551594

http://marvistavet.com/lateral-ear-resection.pml

https://www.vetebrasseur.be/chiens/chirurgie-les-glandes-anales-du-chien.html

NDLR: Notre enquête continue surtout sur le reportage de la « chabine » de Martinique première. C’est vrai qu’elle se prend parfois pour un vétérinaire en se déguisant d’une tenue blanche. Nous avons pu avoir ce texte dans le cadre de cette enquête qui se poursuit, car nos avons également vu un site ou un vétérinaire est accolé à un site de libertinage.

Rédaction du Naïf: Camille CHAUVET

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EDUCATION

Les dessous de l’ex-UAG Par Ti-Kourilet-Kreol

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Un observateur de la vie universitaire nous fait l’analyse de la situation de l’ex-UAG au lendemain de la fuite de Koko Kast. Les faits sont d’une lucidité qui donne froid dans le dos.

QUI SONT CEUX QUI MENENT LE BAL ?

A l’observation dès le lendemain des départs curieusement simultanés de l’éphémère Présidente Corinne Mencé-Caster et du Doyen face d’ananas Raphaël Confiant un petit groupuscule d’individus assoiffés de pouvoir, tous en activité sur le Pôle Martinique. Il semblerait s’être donné pour mission gêner le bon fonctionnement des restes de l’UAG dénommé l’Université des Antilles afin d’aboutir à la création de l’Université de Martinique.

QUI AURAIENT CE PROJET ?

Par leur opposition à l’autorité du nouveau président, les choses vont se préciser dans les jours qui viennent. Le noyau de ce groupuscule semble articulé autour de six personnes bien en avant et en sous main le troller kréol R. Confiant.

LE SEXTET KOKO KAST

Cela vous amuse. Oui c’est un sextet qui joue un morceau de musique diabolique mis en partition depuis Paris. Ces six musiciens sont les débris de la garde rapprochée de la présidente autodéchouker CMC :
– Un Guadeloupéen (maître de conférences non habilité à diriger des recherches) venu par droit d’option en Martinique depuis le pôle Guyane, ex-directeur de l’Institut d’études supérieur de Guyane (IESG) du Pôle Guyane destitué par arrêté ministériel. Cette personne aurait influencé le processus de destruction du pôle Guyane qui a amené à la création de l’Université de Guyane.
– Un syndicaliste métropolitain, maître de conférences à la faculté LSH de Martinique, du même syndicat que CMC.
– Un personnel administratif du pôle Martinique, ancienne responsable administrative de l’IUT de Martinique. Actuellement élue au Conseil d’administration de l’UA.
– La vice-présidente du pôle Martinique, maître de conférences non habilitée à diriger des recherches, élue au conseil d’administration de l’UA.
– Une doyenne de faculté du pôle Martinique, Professeur d’espagnol, très proche de CMC, élue au conseil d’administration de l’UA.
-Un professeur de Physique métropolitain venu par droit d’option du pôle Guyane ami proche de l’ancien directeur de l’IESG destitué.
Ce sont ces musiciens qui jouent l’hymne de la séparation, et bien sûr en douce le blog Montraykréol fait la sono.

MAIS QUE DEVIENT CETTE EX-UAG DEPUIS LA FUITE DE KOKOKAST ?

Depuis le jour de l’élection du Professeur EUSTASE JANKY à la tête de l’UA, ces six personnes ont déployé une énergie considérable à tenter de déstabiliser l’établissement afin de le détruire de l’intérieur. Quelques exemples de leurs activités déstabilisatrices : Pour les trois d’entre eux élus au conseil d’administration : refus de voter pour un des tours candidats guadeloupéens à l’élection présidentielle de janvier 2017. Durant les trois tours, ces trois personnes plus 4 autres alliés ont voté blanc le but étant d’empêcher les candidats d’atteindre la majorité absolue, de rendre infructueuse l’élection et de permettre à un proche de la présidente déchue CMC de se présenter.
Dès l’élection du Professeur JANKY, mise en place de barrages et tentatives de grèves (Pour des motifs dénués de bon sens) par le Guadeloupéen venu de Guyane. Poubelles renversées, tracts, etc. Face à la grogne des étudiants lui et ses complices (la doyenne de faculté était en bonne place sur les barricades) ont dû reculer et abandonner cette action aussi incompréhensible qu’irréfléchie.

COMMENT AGIT CE SEXTET ?

Ils rencontrent certains élus Martiniquais (Parlementaires et élus de collectivités) et les documents fournis nourrissent une opposition stupide entre Martinique et Guadeloupe. L’affaire CEREGMIA ne suffisant plus il faut trouver autre chose : « les méchants guadeloupéens veulent détruire la Martinique. » C’est donc sur fond de haine anti-guadeloupéenne que ces personnes prêchent et tentent de monter les élus martiniquais contre le président JANKY et la Guadeloupe en général. Depuis toutes les occasions sont bonnes pour perturber la tenue des différents conseils statutaires de l’établissement, des assemblées générales où toutes sortes de mensonges sont véhiculés sont organisées par ses personnes avec l’aide de quelques syndicalistes. La désinformation et la propagande sont devenues un mode de fonctionnement, hérité de l’ex-présidence .

Propos recueillis par Ti-Kourilet-kréol

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