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LYCEE SCHŒLCHER : UN CAS D’ECOLE !Par Max ORVILLE

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Président du MODEM Martinique

L’affaire du lycée Schœlcher est l’exemple idéal de ce qu’il ne faut pas faire et d’un « zanzolage » permanent d’un pouvoir régional qui ne sait où il va ! Ou plutôt, à travers ses valses-hésitations, la Région et son président témoignent de ce qu’ils n’ont rien à faire des Martiniquais et de leur avenir. Le Modem Martinique dénonce cette incurie enracinée dans les habitudes de nos politiques au pouvoir à la Région.

Zanzoler n’est pas gouverner !

Il est normal qu’une ville se dote d’un schéma directeur pour son urbanisme, et le PLU (plan local d’urbanisme) a cette fonction. Ce PLU a été communiqué à la Région qui s’en est félicitée. Pourquoi donc le remettre en cause maintenant en voulant qu’il fasse une exception pour le projet de reconstruction du lycée Schœlcher ? Nul étonnement dès lors que le dossier soit dans une impasse !

Le Modem Martinique pour sa part dénonce cette gestion calamiteuse et trouve scandaleux de tenter d’utiliser les personnels, les élèves et leurs familles en appoint politicien dans un dossier qui concerne la Martinique tout entière. Tenter d’asseoir ses manœuvres sur la peur, tenter d’accuser les autres de ses propres incompétences est malsain. Mais surtout, crier que l’on ne reconstruira pas de lycée s’il est classé – au mépris d’un devoir de mémoire dont on se glorifie curieusement par ailleurs, puis annoncer qu’il n’y aura pas de reconstruction du fait de la baisse démographique, c’est témoigner, au-delà de toutes ces tergiversations, d’un mépris profond pour l’éducation et l’avenir de nos enfants. Quant à la dernière tentative de la région d’étrangler peu à peu le lycée en supprimant près de la moitié de ses classes de seconde et lui retirant toute la série STG en faisant pression sur le Recteur par le mensonge et la tricherie, elle témoigne de la bêtise idéologique au pouvoir.

La formation doit être pensée et développée tous azimuts.
La Région, lorsqu’on creuse au-delà des discours, n’a rien fait en matière de politique de formation. Dernièrement on vient de supprimer les fonds habituellement destinés au GRETA pour les allouer à un organisme en difficulté financière et dont la figure de proue n’est autre qu’une proche du 1er Vice Président. Pendant ce temps on menace une dizaine d’emplois dans le Greta centre….

Le frein voire l’immobilisme, illustre de manière saisissante la politique éducative de la Région au cours de ces dix dernières années et que corrobore le budget de la première collectivité. Quant à la mémoire, au patrimoine, le voile se lève sur la pauvreté des actes que l’on préfère remplacer par le discours ! Chaque fois que nos élèves disposent des formations et des outils adéquats, ils brillent en matière d’examens et de concours. Mais encore faut-il qu’ils soient soutenus dans leurs efforts par la Région.

Patrimoine et Mémoire, éléments nécessaires à une Education tournée vers la mondialisation !

Le Modem Martinique propose que les différentes collectivités – Région, Ville de Fort-de-France se mettent d’accord sur un plan de reconstruction ou de rénovation lourde du lycée. Il s’agit simplement de respecter notre patrimoine et notre devoir de mémoire à l’égard des nouvelles générations, d’offrir les meilleurs outils et le meilleur environnement aux élèves de la Martinique.
Cé respé nou ka mandé pou… tout jénès matnik !

Le Lycée Schœlcher, fleuron de la formation de générations de Martiniquais ne peut connaître d’autre sort que de rester un phare de notre histoire qui ouvre les pages de notre avenir.

Au-delà de cette affaire du lycée Schœlcher, le Modem Martinique propose une politique autrement plus hardie. Il faut en effet, sans hypothéquer le présent et l’avenir qui sont en marche, préserver ce qui peut l’être en matière d’architecture, d’urbanisme et de mode de vie pour témoigner des différents temps de notre passé. Dès lors, il faut, tous ensemble, et surtout pas de manière sectaire et autoritaire – comme si l’on détenait la vérité -, travailler à choisir des lieux qui seront préservés, tout en concentrant des manifestations de reconstitution d’événements historiques. Faire vivre son histoire, consiste à se l’approprier – non à la nier – pour mieux la faire rayonner.

En matière d’Education, il nous faut aussi rompre avec l’échec, d’une politique désastreuse pour notre pays. En harmonie avec nous-mêmes, loin de nous refermer sur nous-mêmes, nous nous ouvrons vers l’Autre et l’avenir. Il faut en effet de l’audace et de l’ambition pour notre jeunesse. Notre jeunesse part, faute de trouver chez nous des débouchés en matière d’emploi et de salaires, et, ne rentrent majoritairement au pays, que les retraités.

Tant mieux si la Martinique reste un point de retour, tant mieux aussi si notre jeunesse explore le monde. Mais il nous faut l’armer en multipliant bourses et prêts d’honneur, vols réservés, coopérations, partenariats et accords en tous genres afin d’ouvrir au plus grand nombre l’accès aux études ailleurs qu’en Martinique tout en faisant de notre université un pôle d’excellence.

Il faut aussi travailler à élever bien plus massivement le niveau scolaire de nos élèves. Or, nous devons constater que la politique régionale est un échec en matière de formation : l’homme n’intéresse pas nos élus de la majorité. On l’a bien vu pour les contrats aidés : on les a licenciés sans état d’âme, en cherchant même à en faire de la poudre à canon dans une bataille stupide contre l’Etat. Le résultat est clair : la Région s’est débarrassée de ses contrats aidés et les Tos sont en souffrance dans les lycées avec une charge supplémentaire de travail sur le dos.
« Lè ou ka konté asou kannari belmè’w, ou ka domi san soupé ! »

Comment nous, Martiniquais, issus de là d’où nous sommes issus, pourrions-nous mépriser l’homme ? Il est temps de cesser avec l’arrogance de ces élus qui oublient qui les a mis à la place où ils sont. Loin de vitupérer contre les entreprises ou les hommes qui ne font pas ou font mal, il nous faut encadrer toutes les structures et les entreprises qui le nécessitent pour leur fournir la formation adéquate ; il faut faire en sorte que les financements de l’Europe ne repartent plus. Il faut dorénavant que tous les fonds mis à la disposition des collectivités soient utilisés, qu’ils s’agissent du bâti scolaire, ou des équipements scolaires.

La Région a surtout freiné l’Education car on ne prend le pouvoir qu’en muselant le peuple, en l’asservissant à une pensée unique martelée comme un slogan idéologique. Il nous faut donc rompre avec cette frilosité à l’égard du savoir.
Les solutions sont pourtant simples : Région – et Conseil général – doivent mettre plus de personnel dans les établissements sous leur responsabilité, afin qu’il y ait plus d’adultes auprès des élèves. Il faut aussi des établissements à taille humaine.

Il est grand temps aussi d’avoir une politique de mise en réseau informatique des établissements scolaire, principalement d’abord les collèges et les lycées. Une véritable politique pragmatique et volontariste doit prendre le pas, résolument sur l’idéologie.

Rendre la population acteur de son développement, tel est l’enjeu de notre engagement politique au modem972 , auprès de la population ,avec surtout le souci du devenir de notre jeunesse.
Auteur : Victor HAUTEVILLE

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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