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GUADELOUPE

OU ALLONS NOUS ?

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Source Caribcreoleone. Par Danik I Zandwonis : 2009 sera-t-elle, au final, l’année des «grandes premières» ? Un peu tôt pour l’affirmer, mais quand on tire le bilan, même partiel, des cinq derniers mois, le compteur 2009 s’est déjà affolé. 44 jours de grèves, près de 200 000 Guadeloupéens descendus dans les rues pour manifester.
Un ministre des colonies qui «s’installe dans la durée» sous nos cieux.

Des heures et des heures de débats en direct du WTC et à la télé.
Que dire de plus du 1er mai 09 à Petit-Canal ? Qu’il fut historique ?
Qu’il fut le premier depuis des décennies à rassembler autant de manifestants ?
Mais tout cela semble déjà tellement banalisé.

J’ai vraiment l’impression qu’il sera désormais difficile d’étonner un Guadeloupéen.

Sur le plan des luttes sociales, tous les records ont été pulvérisés, la barre a été placée à une telle hauteur que le mouvement social ne peut que tirer vers le haut, mais jusqu’où ?

Qui peut dire combien de réunions, de débrayages, d’heures de négociations l’accord Bino a déjà suscitées ?

Le concept de la pwofitasyon, initié par LKP, est pratiquement devenu le patrimoine des travailleurs du monde. Il n’appartient plus au seul LKP. Quand le leader du NPA, Olivier Besancenot, se permet, en l’espace de trois mois, d’effectuer trois Paris-Pointe-à-Pitre-Paris, c’est qu’il y a plus que du grain à moudre dans notre «petite» Guadeloupe.

Les médias français, qui habituellement donnaient de notre pays que la carte postale sea- sex- sun, ont été obligés de quitter les poncifs pour tenter de s’intéresser aux problèmes de fond de notre pays.

Elie Domota, porte parole de LKP, secrétaire général de l’UGTG, peut quand il veut, intervenir dans le débat national français, au même titre, sinon avec plus d’autorité que ses collègues parisiens de la CGT, de la CFDT ou de F.O.

Malgré lui, Domota est aussi devenu une figure politique du microcosme français. En deux mois de mobilisation, son carnet de bord médiatique et son press book comportent plus de rendez-vous que n’importe lequel des leaders français.

Le décompte réel de tout ce que LKP et le mouvement du 20 janvier ont fait reste à établir. Les thésards en sciences sociales ont de quoi bosser. En quittant le social, le revendicatif, on tombe presque, à coup sûr, dans le politique.

Vu du côté de la droite, c’est la totale catastrophe, l’UMP à la mode Guadeloupe, a depuis longtemps mordu la poussière. Gabrielle Louis Carabin, présidente de ce mouvement en apnée totale, s’est depuis longtemps résignée. L’UMP, « Guadeloupe » de chiraj interne en chiraj interne a volé en éclats…

Qui et comment peut-on recoller ces bouts de confettis ?

On comprend, alors, qu’ajouté à un climat social encore lourd, la déconfiture de l’UMP n’ait pas plaidé en faveur d’une « tournée » exotique de Sarkozy dans les « confettis de l’empire. Il est tout sauf maso le président bling–bling !

A gauche, chacun y va de sa petite parano .La tendance n’est guère à l’unité. Chacun se surveille, car on sait qu’à terme, le gouvernement français, cherche à imposer son timing pour une fusion deux collectivités majeures.

Qui en sera le chef ?

Lurel et Gillot auront ils les moyens de « bloquer » ce processus qui semble inéluctable ?

Comment vont-ils gérer leur synergie habituelle, si le gouvernement français les oblige à un « combat » singulier ?

Il n’y a pas eu jusqu’ici de vraie réponse donnée à une question.. qu’on ne pose pas encore. Enfin pas vraiment…

Les deux présidents (et même 3 si on y inclut Jean-Claude Malo l’ex- président des Maires) ont quand même eu à « subir » ce mouvement social.

Ils ont été parfois dans la tourmente.

Ont-ils pu regagner le terrain perdu et garder la main ?

Le dernier sondage Qualistat est pourtant moins catastrophique que prévu…

Les Etats Généraux, ayant eu l’insuccès populaire que nous savons, ils n’ont pas renversé la tendance .La classe politique est toujours en mode malaise…

Le 8è Congrès des élus du 7 mai et le Projet Guadeloupéen, initiés par Jacques Gillot, Président du Conseil Général, arrivent à un moment crucial de la vie politique du pays.

Ce peut–être l’amorce d’un niveau débat sur l’avenir du pays.

Le Parti Communiste Guadeloupéen parle de décolonisation, le LKP de « pouvoir dans la rue », le gouvernement français veut aller vite dans la fusion des collectivités.

Les élus sont donc, sous-pression… ils le savent.

Texte de Danik I Zandwonis Directeur rédaction CC1
Auteur : Jean Jack LAPORTE

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Source CaraïbeCreolsNews :La France a-t-elle aboli l’esclavage ? Par Danik I. Zandwonis *

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La France a-t-elle aboli l’esclavage ?  C’est le titre d’un ouvrage de l’historienne Nelly Schmidt qu’il faut avoir lu. Elle décortique avec une grande justesse d’analyse, les 2 « abolitions » de 1794 et 1848 en Guadeloupe et qui sont aujourd’hui encore des marqueurs de notre société coloniale.Mais c’est l’actualité africaine la plus brûlante qui nous ramène vers l’ouvrage de N. Schmidt. Le fait que des migrants d’origine africaine aient été vendus en Libye remet un coup de projecteur sur la politique francafricaine.

D’abord c’’est un média américain, (CNN) qui a révélé cette affaire, pourtant la présence politico-médiatique française en Afrique est plus que réelle. Ensuite on est en droit de s’interroger sur le black out de la France sur cette affaire. Ce silence gêné de médias français, tout comme celui de la diplomatie et du gouvernement français peut être compris comme une volonté affirmée de « zapper » ce fait gênant pour les uns et les autres. Il suffit pour s’en convaincre, de mesurer à l’inverse l’impact émotionnel de ces mêmes médias et du gouvernement français quand un ressortissant français blanc, soldat ou autre est la victime d’une agression en terre africaine.

Il est bon de rappeler, que le chaos existant actuellement en Lybie est l’une des conséquences de la politique Moyen -Orientale des européens, la France en tête. Chez nous en Guadeloupe, pays peuplé majoritairement d’Afro descendants , la réaction s’est aussi fait attendre. Silence radio total des deux assemblées majeures, pas un communiqué de Josette Borel ou de Chalus sur cette problématique. Faut -il penser que nos deux présidents ne sentent pas concernés ? même silence embarassé des parlementaires : ce n’est que 48h après qu’Olivier Serva a sorti un timide post sur les réseaux sociaux.

On en arrive même à se demander si toutes les manifestations qui sont généralement organisées au mois de mai pour « commémorer » l’abolition(?) de l’esclavage en Guadeloupe, ne sont pas totale hypocrisie ? 

En réalité, ces élus guadeloupéens, « marchent » au rythme du gouvernement français, quand le « maitre blanc » parle , ils vont dans le sens de sa parole, mais quand le maitre est silencieux, ils adoptent une attitude similaire. C’est bien là, le mal profond de notre pays, la classe politique dans son ensemble, manque cruellement de courage, elle préfère aller dans le sens du vent pour n’avoir jamais à s’opposer à ceux qui depuis Paris, décident pour nous.

Ce qui s’est passé en Libye et le silence -j’ai presque envie de dire- silence complice, prouve et démontre que les chaines de l’esclavage politico-mental sont toujours présentes dans les cerveaux. Mais il n’y a pas que pour la Libye. Il y a de cela quelques semaines, les Catalans ont posé avec force et détermination, la question de leur indépendance face à l’état central espagnol : vous avez entendu un élu guadeloupéen oser prendre une position contraire à celle du gouvernement français actuel ? la réponse est négative.

Fort heureusement, il y a encore quelques journalistes guadeloupéens qui osent dire tout et tout haut.( je me permets içi de saluer mes confrères de « Presse Hebdo « sur Radio Guadeloupe 1ére : Eric Lefèvre, Gilbert Pincemail, Olivier Lancien, Eric Bagassien…. ils font le job et ouvrent sans crainte les débats. On ne dira pas autant de cette radio commerciale au service du pouvoir devenue depuis 2009 quasiment murette sur tout ce qui peut déranger les pouvoirs en place.En réalité, notre classe politique, volontairement s’absente de tous ces débats, elle ne semble préoccupée que par ses questions électoralistes.

Et pourtant, la situation sociale s’aggrave en Guadeloupe ;les tensions couvent. il y a moins d’un mois, Elie Domota et les militants de l’UGTG ont lancé une première alerte, qui ressemble fortement à un avertissement. Mais là non plus personne n’a entendu. La vie continue « tranquillement », mais chacun se doit de savoir, que ce calme n’est qu’apparent, la Guadeloupe est de nouveau au bord d’une grosse crise.C’est à croire, que nous vivons dans une bulle. La Lybie, la Catalogne, la situation sociale et ses conséquences, tout cela n’interpelle personne : jusqu’à quand ?

*Danik I. Zandwonis Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site@ : danik@mediacreole.com

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A lire source/ CCN/Danik I. Zandwonis/Guadeloupe

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Yohann, Lycéen de 15 ans a été assassiné… Par Danik I. Zandwonis

Sélectionner Pour Vous ! Source Creole News : Dans quel pays vivons nous vraiment? Dans quelle société sommes nous ? Qui peut dire ? Un ados tranquille, est poignardé sous les yeux de ses camarades à la sortie du lycée, juste pour lui voler son portable.

Celui qui a commis ce crime atroce d’une violence inouïe a été identifié et sera jugé et imprisoné. Ce jeune criminel est à l’image de tous les autres. Ils sont égarés, perdus, sans repères, et hélas produits de notre société : ce ne sont pas des extras terrestres et ce n’est hélas pas la première fois que la violence criminelle fait la une de l’actualité. Périodiquement des crimes de ce type sont hélas commis : Sandra Martial, (Baie-Mahault 2008), Gerty David ( Rivière Sens 2006), Marie Josée ( Capesterre-BE) pour ne citer que le cas de ces de 3 jeunes femmes sauvagement assassinées.

Pour en être arrivés à cette extrémité, c’est que ce pays est désespérément malade.
Comment va t-on le guérir de ces maux qui sont devenus au fil des ans le quotidien de la Guadeloupe ? Que faut-il faire ?Quelques instants après ce drame, quelques élus, qui sont eux aussi pères ou mères de famille, se sont fendus de communiqués pout déplorer, s’apitoyer sur ce qui s’est passé.

Et comme à l’habitude, la seule solution évoquée est l’envoi massif de renforts policiers, d’autres réclamant même la venue en Guadeloupe, du ministre français de la police : Bernard Cazeneuve. (Jadis alors qu’il était ministre de la police, Manuel Valls était aussi passé …Faut il penser que l’éventuelle visite en Guadeloupe, d’un ministre soit le remède efficace capable de guérir les maux dont souffrent notre pays ? J’en doute.

D’abord et je ne peux pas croire que nos élus ne soient pas informés de ce fait : La France, est depuis quelques années, le pays européen, où il y a eu le pus d’attentats meurtriers.

La France selon son président est en guerre ; Toutes les forces de police sont mobilisées, et les syndicats policiers français ne cessent de se plaindre de l’épuisement et de la fatigue des policiers très sollicités depuis près de 2 ans. Les policiers français, sont très largement insuffisants pour contrer la « menace terroriste ». Ce qui signifie que la France a autant que la Guadeloupe, besoin de policiers et en grand nombre. Bernard Cazeneuve peut débarquer ici, mais il ne pourra certainement pas déployer un nombre important de flics pour contrer ou prévenir toutes les violences urbaines. Les quelques flics supplémentaires qui pourraient être envoyés ici ne seront jamais en nombre suffisant au regard des demandes des élus et des syndicats policiers. Nous ne cessons de le dire, les questions liées à la violence et à la délinquance urbaines n’ont pas qu’une simple solution policière.

Il faut chercher ailleurs les racines de toutes ces violences et aussi les remèdes.

Depuis des années, dans toutes les villes et même dans les bourgs, les quartiers et la campagne, les jeunes de tous âges, fument de l’herbe et cela en toute impunité. Le trafic des substances illicites n’a pas cessé de croitre. Pourquoi ? D’abord parce que nos politiciens de tous bords parlent beaucoup, gesticulent, mais ne font strictement rien pour faire baisser vraiment le chômage ni le trafic de drogue. Comment penser que dans un pays où la majorité des moins de 25 ans est sans travail, sans argent et donc à la rue, elle puisse rester calmement en se laissant mourir au soleil ? Qui peut le croire ?

Ces délinquants qui font la une de l’actu, qui braquent ou qui agressent les gardiens de prison, tirent sur les policiers, ce sont-le mot est fort – nos terroristes à nous. Des terroristes –voleurs de smartphones, des terroristes -braqueurs de magasins… Terroristes sans pitié qui n’hésitent pas à égorger, à tuer.

Dans un Pays , le notre où un jeune de 20 ans n’a pas de travail, n’a aucune perspective, sa seule possibilité, pour participer à la consommation est d’utiliser la violence la plus primaire, la plus sauvage pour satisfaire son « besoin » de consommer. Pour continuer son trafic il a besoin d’outils : portables, bijoux, engins motorisés, il ne peut pas les acquérir, alors ils les vole et si pour cela il faut tuer, il n’hésite pas, car sa vie n’a plus pour lui aucune valeur, donc il est sans pitié pour vous, pour moi ou pour Yohann…

C’est ce problème social qu’il faut résoudre d’urgence, on pourra mettre dans les rues, devant les lycées le plus grand nombre possible de flics, de mamblos, d’agents de sécurité, tant que des milliers de jeunes seront ainsi livrés à eux mêmes et sans perspective ; la violence ne cessera pas. Ce qui se passe ici n’est donc pas surprenant.

Il est donc temps que nos politiques qui ne pensent qu’à se faire réélire, changent de logiciel et commencent à s’inquiéter réellement de la situation de pauvreté, de misère sociale, de rééducation de centaines de jeunes qui désespèrent.
En France face la montée de l’islam radical, le gouvernent français, croit avoir trouvé une parade et a créé des centres de déradicalisation. Quelle initiative majeure et efficace a été prise dans notre pays pour aider les jeunes désespérés à sortir de leur ghetto et de leur enfer quotidien ? Quand donc les 4O% de chômeurs pourront avoir un emploi dans un pays sans avenir ? Qui s’en préoccupe vraiment ?

Qui fait quoi et où ?
On voit certains maires plus intéressés à aller à pôle Caraïbe Airport accueillir des jeunes médaillés olympiques, que de se préoccuper de ce qui se passe dans les quartiers où la misère est devenue le pain quotidien.Les policiers ne font pas dans le social, ils sont là pour défendre la Société, réprimer et comme ils sont aujourd’hui pris pour cibles, ils vont riposter : ça ne va pas s’arranger. La violence va sans doute connaitre d’autres pics.

En résumé, je crains que le jeune Yohann assassiné pour un portable, ne soit mort pour rien, car dans une semaine, tout sera oublié, jusqu’au prochain : Kevin, Nathan, Harold, Mike ?

Source Créole News /Danik I. Zandwonis

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Ils veulent tuer la CGTG (CGT Guadeloupe) Par Belair Philippe

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Rédaction du Naïf / La CGTG lance une grande campagne de souscription pour condamner une décision de justice scandaleuse au service des Békés.Aujourd’hui de nombreux travailleurs en Guadeloupe se trouvent confrontés à des plans de licenciements (Gardel, BTP, Automobile, Air France, les Banques, France-Antilles, salaires impayés depuis le 1er juillet à la SAS Côte au Vent, etc.) Pour passer ses mauvais coups, le patronat veut affaiblir les syndicats de lutte. Il pourrait ainsi continuer plus facilement à jeter des travailleurs à la rue, dans une Guadeloupe qui détient le triste record, déclaré mais que nous savons minoré, de 26 % de chômeurs !

C’était déjà le cas chez Carrefour Milénis en 2012 qui lançait un plan de licenciement de 28 salariés. L’argument, toujours le même, était : « cela va mal ! », mais cette direction d’entreprise refusait de donner ses comptes aux délégués et même à l’expert nommé par le Comité d’Entreprise. Il a fallu que la CGTG fasse condamner cette entreprise à 8 000 € d’indemnités et à une astreinte de 1000 € par jour de retard pour la contraindre à remettre ses comptes à l’expert-comptable. Il est alors apparu clairement que Carrefour Milenis n’avait aucune difficulté financière, et devait même verser une participation aux bénéfices aux salariés pour 2012, mais également au titre des bénéfices de 2011. Ce que bien évidement cette entreprise n’avait pas versé à ses salariés !
C’est pour s’être opposé à ce plan de licenciement, pour avoir défendu leurs camarades de travail, que deux Délégués du Personnel et la CGTG se sont retrouvés condamnés suite à une décision particulièrement injuste. La stratégie de Jean et Martin Despointes, actionnaires de Carrefour Milenis, a été de prétendre être diffamés. Ils ont joué aux victimes ! Dans un tract la CGTG écrivait : « Despointes n’a qu’à prendre sur sa fortune personnelle pour éventuellement combler des pertes supposées, si tel est le cas. ». Et « osait » rappeler dans ce contexte « que la famille Despointes a bâti toute sa fortune sur le traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salariat. »
Ce rappel dit « historique » a déjà été écrit à de nombreuses reprises dans des articles de journaux (voir l’article du Le MONDE du 28/02/2009), établi par le travail des historiens. Un monument, le Mémorial ACTe est sorti de terre pour rappeler ce passé historique des Antilles et notamment de Guadeloupe. Comment, dans un pareil contexte, un tribunal-t-il a pu donner raison à Despointes ? Et de plus comment une Cour d’Appel a-t-elle pu aggraver la condamnation jusqu’à monter la condamnation financière à 53 000 € ! Cette somme, impossible à payer pour un syndicat qui ne vit que des cotisations des salariés syndiqués, permet aux Despointes de mener sa lutte de classe contre les travailleurs de Guadeloupe en portant une atteinte grave à la trésorerie de la CGTG.
Ils se sont servis immédiatement de cette décision inique pour pratiquer une saisie des comptes de la CGTG et celui d’un des deux camarades, en plein mois d’août et sans même envoyer une lettre de réclamation comme cela se fait d’ordinaire. Bloquant ainsi le fonctionnement de la CGTG.

DESPOINTES AGIT POUR LE COMPTE DU PATRONAT BEKE :
AFFAIBLIR LA CGTG POUR POUVOIR S’EN PRENDRE AUX SALARIES.

Mais, il s’agit bien d’une question plus large que la défense des organisations des travailleurs car l’argument utilisé pour bloquer le fonctionnement de la CGTG est une insulte envers tous les Guadeloupéens. Condamner pour diffamation des militants pour avoir rappelé le passé et l’origine de la fortune des Békés est une insulte à la mémoire de tous les Guadeloupéens.
Allons-nous continuer à laisser une caste de Békés faire leur loi aux Antilles ? Déjà en 2010, Jean-François Hayot s’en prenait à Ghislaine Joachim-Arnaud, dirigeante de la CGTM, en portant plainte pour avoir écrit le slogan de la grève de 2009 : « Matinik sé ta nou. An bann bétché, profité, volè ! Nou ké fouté yo déwo . Komba tala fok nou kontinié ». La justice a fini par acquitter Ghislaine Joachim-Arnaud.

A titre de comparaison :• Alain Huyghues Despointes qui affirmait en 2009 son attachement à la blancheur de sa peau et celle de sa famille, et déclarait que l’esclavage avait eu aussi des « bons côtés » avait été condamné pour apologie de crime contre l’humanité, en première instance et en appel, avant que la cour de Cassation annule ces sanctions dans un arrêt de 2013 !
• Guerlain, le parfumeur, grand patron français, avait été condamné à payer seulement 6000 euros d’amende pour avoir insulté l’ensemble des Noirs du monde. Il mettait en doute le fait « que les nègres aient jamais travaillé ».
• Sylvie Hayot qui elle n’a pas hésité à insulter et cracher sur les pompiers noirs qui étaient venus la secourir, n’a été condamnée qu’à 8 mois de prison avec sursis et deux amendes de 3000 et 500 euros.
• Nicolas Chaulet accusé d’insultes racistes, a bénéficié d’une intervention directe du procureur qui « a rectifié » les réquisitions de son substitut en réclamant un mois de prison au lieu d’un an !
Encore une justice à double vitesse, les enfants des victimes sont encore victimes. Puisque les tribunaux ont rendu une décision inique, condamnons nous-même le patronat Béké en versant à la grande souscription de la CGTG pour annuler nous-mêmes cette injustice et lui permettre de continuer à défendre nos valeurs et les travailleurs de la Guadeloupe ! Versez en fonction de vos moyens à la souscription ! Vous pouvez donner sur les listes de souscription de nos militants ou directement par chèque à l’ordre de la CGTG, 4 Cité artisanale de Bergevin 97110 Pointe-à-Pitre
Pointe-à-Pitre, le 15 octobre 2015

http://www.legrandsoir.info/ils-veulent-tuer-la-cgtg-cgt-guadeloupe.html

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