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POUR UNE GOUVERNANCE RENOVEE DE L’ESPACE MARITIME OUTREMER

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De la rédaction du Naïf : Le Grenelle de la mer s’est tenu,le député maire de Fort-de-France était absent. Mais l’importance des enjeux des espaces maritimes l’imposait de sortir du silence .Ce qu’il fait par cette déclaration ,un véritable aveu de confiance dans cette république sarkozienne pour l’aider à mieux s’ouvrir au monde…
« Entre mer et outremer : le Grenelle de la mer ».
Par Serge LETCHIMY.

Le Grenelle de la mer nous impose de répondre à un double défi : sortir des sentiers battus en matière de gouvernance maritime et donner aux pays dits « d’outre-mer » une place nouvelle dans l’exploration, la connaissance, la protection , la valorisation, le développement des usages et des richesses maritimes.

C’est une exigence éthique et morale, face aux changements climatiques, et au mal-développement de ces pays, qui représentent 97%des 11 millions de km2 de surface maritime français, d’ouvrir de nouvelles perspectives.

De Saint-Pierre et Miquelon, Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, Guyane, en naviguant du côté de la Réunion, Mayotte, Wallis et Futuna, îles Eparses, Terres australes et antarctiques, Polynésie, Nouvelle Calédonie, à Clipperton… autant de pays qui, de par les aléas de l’Histoire, assurent à la France son rang de deuxième espace maritime mondial et une présence sur toutes les mers de la planète avec autant de points stratégiques primordiaux.

C’est pourquoi, le Grenelle de la mer, ne doit pas être l’occasion de simplement « aménager » une centralité administrante visant au rayonnement vertical de la France, mais celle de saisir une opportunité qu’il nous est donné collectivement d’accéder à une vision plus ouverte, plus juste, mieux horizontale, et donc plus performante, du monde.

Et cette opportunité peut se concrétiser ainsi :
– Favoriser l’insertion de « l’outre-mer » français dans son espace régional en conférant aux différentes collectivités le degré d’autonomie nécessaire en matière de gouvernance et de coopération régionale afin de faciliter leur insertion dans leur assise géographique et d’en faire de véritables partenaires de la politique française à l’international.

Et c’est cette opportunité que je saisis en faisant, la proposition d’une gouvernance rénovée de cet espace maritime qui se fonde sur le principe de double subsidiarité verticale.

Principe d’autant plus fondateur qu’il peut s’actionner de façon descendante ou ascendante pour autant qu’ils soient données aux territoires ultramarins, à travers des outils d’autonomie géopolitiques, d’être des acteurs responsables de leur propre gouvernance et de décliner à l’échelle de décision la plus pertinente des stratégies régionales de gouvernance maritime.

En effet, si la stratégie marine française doit être définie au plan national, son inspiration doit se trouver des fondements bien plus larges, en établissant le bassin maritime transfrontalier comme l’échelle d’action et de décision la plus pertinente pour la gestion de l’espace maritime ultramarin que la France a ramené de son expansion coloniale.

A l’instar de la gestion intégrée de la ressource en eau qui définit le bassin hydrographique transfrontalier comme unité pertinente de coopération, il est proposé de retenir comme bassins pertinents d’actions pour la gestion de l’espace maritime outre-mer les trois bassins maritimes transfrontaliers que sont :
• Le bassin Caraïbe : idéalement la mer des Caraïbes, autour de laquelle l’Association des Etats de la Caraïbe est en train de développer une initiative.
• Le bassin Pacifique : idéalement dans un premier temps articulé autour des territoires membres de la commission du Pacifique Sud.
• Le bassin Océan Indien : idéalement délimité autour des territoires formant la commission de l’Océan indien.

Outils géostratégiques de coopération, mais aussi et surtout bases potentielles d’intelligence, d’initiatives et de créativité, il est proposé de définir un statut spécifique de ces bassins qui pourrait, par exemple, s’inspirer du modèle développé par l’Association de la Mer des Caraïbes, laquelle a obtenu des Nations Unies en 2006 la reconnaissance de la mer des Caraïbes en tant que « zone spéciale dans une perspective de développement durable ».

La mise en œuvre par la France d’un statut spécifique pour chacun de ses trois bassins maritimes transfrontaliers, lui permettrait d’asseoir une politique bien plus moderne dans les différentes instances internationales et de renforcer la position des collectivités ultramarines dans leur zone géographique, avec notamment, la mise en place d’un conseil maritime ultramarin par bassin.

Véritable instance de concertation et de planification, les conseils maritimes permettraient à ces collectivités de définir de façon participative et collective une stratégie régionale en parfaite adéquation avec la stratégie nationale et européenne, et tenant compte des différences de chacun des bassins pour une meilleure mise en synergie de leurs diversités.

Ma proposition semblerait étriquée s’il n’était mis à disposition de chacun de ces conseils maritimes, un pôle d’initiative de la mer, garant de la mise en œuvre de la stratégie régionale marine et présentant un pôle d’expertise fort permettant à la France, à travers des collectivités ultramarines plus responsables, de mieux s’ouvrir sur les trois océans et de bénéficier de savoir-faire et de retour d’expériences irremplaçables.

Car , c’est bien de cela dont il s’agit : imaginer un mode de gouvernance à deux sens, à double subsidiarité descendante et ascendante avec, soyons novateurs, la reconnaissance par l’Europe du rôle joué par les collectivités ultramarines en matière de gouvernance et de coopération pour la gestion de la mer.

Reconnaissance qui reste le meilleur moyen de concilier les enjeux d’une politique française mieux ouverte sur le monde et l’impératif de développement mieux responsable des pays dits « d’outre-mer ».
Je veux croire aujourd’hui, que le Grenelle de la Mer, me donne… nous donne à tous la possibilité d’inventer, d’imaginer et d’oser créer cette autre manière de s’inscrire dans le monde : celle qui libère les initiatives, qui s’entoure de partenaires, qui favorise les créativités, qui restitue à l’avenir commun l’éclat des diversités valorisées et préservées.

Il s’agit d’amorcer ensemble la page nouvelle d’un monde nouveau.

Serge LETCHIMY.Député de la Martinique.
Maire de Fort de France.

Auteur : Jean Jack LAPORTE

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Karyne Mousseau amoureuse du faux-Chabin ? Par péi kréolopal

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Rédaction du Naïf. C’est bien Karyne Mousseau qui faisait des leçons de conduite aux politiques avec son texte « Jambé pak. » En  tout cas au lieu de faire la guerre au psychopathe Alfred elle choisit la séduction et cela fonctionne. Mais l’amoureux transit Francis Carole est malheureux.

Mais peut-on définir l’amour ? Ti-karole sait sans doute que l’amour est un sujet pour les philosophes et a inspiré les champs les plus déchirants, les meilleurs romans, les comédies irrésistibles. Aussi l’amour se dit en effet en plusieurs sens : amour humain, amour divin, amour paternel, amour maternel, amour de l’andouillette, l’amour Gros-Morne…mais en politique c’est différent.

L’AMOUR DE NOTRE ROUSSETTE :En politique le concept est sans ambigüité c’est l’amour ruse pour la réalisation d’un objectif sans la tension érotique vers autrui, avec tout son cortège de sentiments, d’affects, d’actions, de paroles. Karyne va tout obtenir maintenant et le pauvre Miguel  sera le bec dans l’eau, car le CMT n’est l’ancienne officine Jacky Guanel. En tout cas, Alfred Rocher zombi sait que « seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »  Comme disait Oscar Wilde.  Alors soyons attentif  à l’attitude du président de l’exécutifi après cette photo « doucine à sec ».

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Dégras « le doucineur » vrai déchet du système Par Ramsès II

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DIABLEEn direct de l’Île Bourbon : Pas une action, ni un membre de la nouvelle majorité régionale qui trouve un seul jour, grâce à ses yeux. Pas une initiative qui mérite au moins d’être présentée, relatée. Et pourtant, il s’affiche « Site d’actualités ».Véritable « rest-avec » du populisme local, il répand juste en fonction de sa singulière subjectivité, son Tabasco rassis. Aucune règle, aucune déontologie, juste un besoin viscéral orgasmique de « pété tchou moun ». Ces « moun » sont ciblés, parfaitement ciblés et pour cause.

Ce « doussineur » de moyens publics menait grand train au temps de la splendeur mimiste à l’hôtel de Plateau Roy. L’habitude n’avait pas été perdue car certaines coutumes ont la vie dure. Après l’élection en 2010, bénéficiant certainement de quelque facilité résiduelle  en interne, on voyait régulièrement sa silhouette hanter les couloirs, fouiner dans les bureaux, bouffer le temps de travail de certains pour le « milan »… Son énorme sac à dos qui finalement n’abritait qu’une modeste tablette (mais il faut faire pro) faisait corps et partie intégrante du bonhomme.

Il avait l’habitude de petits et nombreux avantages  et on ne pouvait échapper entre autres à son invitation princière dans le bateau présidentiel (payé par la collectivité) qui suivait chaque année le Tour des Yoles rest-avec dévoué et servi en retour ? La nouvelle gouvernance a eu le courage de stopper ça net. Et le dernier épisode en date a été son éviction définitive de la cantine du personnel. Tous les midis ou presque, ce Monsieur avait table ouverte « doussinant » ainsi les moyens publics dédiés à l’administration régionale. Le repas à tarif réduit, compensé par des fonds publics et strictement dédié bénéficiait à ce »doussineur » qui trouvait ainsi pitance quotidienne de la manière la plus illégale qui soit.

Le coup d’arrêt de ces pratiques engraissantes et bienfaisantes de la nouvelle majorité ne cesseront, on le sait bien de déclencher la colère terrible de notre fiole de Tabasco.Porte-drapeau de la  vertu incarnée, redresseur de torts devant l’éternel (de certains, bien évidemment), partisan invétéré de la cause pseudo-patriotique, il s’est vu dernièrement missionner pour assurer la surveillance des plages à requins de la commune Saint-Gilles, à la Réunion en hommage à son auguste prénom.

On dit ici ou là que les békés qui pourtant le nourrissaient en publicité l’aurait convoyé loin d’eux.Gageons qu’il devrait trouver une nouvelle utilité à sa fiole de Tabasco pour un bon touffé rétchin. On lui souhaite déjà bon appétit !Ramses II.

 

 

 

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BOLIVARISME ET SOCIALISME DANS LE VENEZUELA D’HUGO CHAVEZ Par Lioubov SOBOLEVSKAÏA ET Lilia DROMACHKO,

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REDACTION DU NAïF :« L’une des principales mesures prises par Chavez a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère ! »
Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.
 
Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !
 
L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.
 
Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.
 
Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.
 
Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.
 
Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.
 
Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.
 
Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.
 
Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.
 
Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».
 
Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.
 
Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.
 
Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.
 
La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.
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