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SOCIETE

PRIME DE VIE CHERE

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Par CLJ. La question de la surrémunération des fonctionnaires ultramarins vient de prendre un tour inattendu. Voici qu’un accord interprofessionnel, conclu sous l’égide et avec le concours financier des pouvoirs publics, attribue une prime de vie chère aux salariés du secteur privé
Quand l’économie rattrape la politique,on ne doit plus s’amuser et , c’est là une réalité incontournable.
L’extension de la prime de vie chère au secteur privé annonce, paradoxalement, la suppression des « 40 % » des fonctionnaires

La question de la surrémunération des fonctionnaires ultramarins vient de prendre un tour inattendu. Voici qu’un accord interprofessionnel, conclu sous l’égide et avec le concours financier des pouvoirs publics, attribue une prime de vie chère aux salariés du secteur privé.

Les 200 € concédés ne représentent qu’un peu moins de 20% du revenu d’un salarié payé au SMIC mais lorsqu’on y ajoute la baisse de 20% des articles dits de première nécessité, on n’est plus très loin, symboliquement sinon réellement, des 40%.

La dégressivité, prévue par l’accord, de la prime tout au long de l’échelle des salaires résistera difficilement aux pressions des travailleurs et aux difficultés qu’entraînera dans les entreprises le resserrement de l’éventail des salaires. Une tendance à l’uniformisation du taux de la prime pour l’ensemble des qualifications devrait se manifester, à plus ou moins brève échéance, dans le secteur privé.

Les fonctionnaires auraient tort de croire que la généralisation de la prime leur permettra de dormir tranquilles, car la suppression de celle-ci deviendra nécessairement un objectif majeur des politiques locales de développement économique.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner les trois modalités de financement de la prime accordée au secteur privé et leurs implications économiques.

Le financement par les collectivités publiques ne peut pas être pérennisé. Prendre à sa charge une partie des salaires des entreprises privées créerait, pour l’État, un dangereux précédent. Quant aux assemblées territoriales, leur contribution se traduira par une diminution de leur capacité d’investissement ou, pour le dire autrement, par le sacrifice d’équipements collectifs ou d’une partie de l’aide qu’elles apportent aux entreprises, au bénéfice de la consommation de biens importés.

Elles ont eu raison de cantonner dans le temps leur intervention. Mais leurs finances resteront obérées par la diminution des taxes sur les articles de première nécessité et par la prime allouée à leurs agents.

La remise à plat des circuits de distribution et la chasse aux rentes de toute nature, à condition qu’elles soient menées avec constance et détermination, consolideront la baisse du prix du panier de la ménagère. Pour autant, la réduction du différentiel de pouvoir d’achat de l’euro des deux côtés de l’Atlantique sera limitée par le handicap de l’éloignement et du transport mais aussi par la revalorisation des salaires.

Observons au passage que des prix plus bas à l’importation mettront en danger certains secteurs de la production locale. Conscients de ce risque, les signataires de l’accord conclu en Guadeloupe ont exclu de la liste des produits de première nécessité ceux qui viendraient concurrencer les produits locaux, mais ils ont oublié les effets de substitution : la diminution du prix de la pomme de terre ou des pâtes alimentaires peut nuire à la consommation d’ignames…

Enfin, et à l’évidence, l’augmentation des salaires grèvera la compétitivité des entreprises, tant sur le marché insulaire qu’à l’exportation. Elle pèsera non seulement sur les coûts de main-d’œuvre mais également, en raison d’un partage moins favorable de la valeur ajoutée, sur la capacité d’autofinancement des entreprises, dans un contexte de rationnement du crédit.

La situation s’aggravera à la sortie du régime transitoire, lorsque les entreprises seront invitées à supporter seules la charge de la prime. Les exonérations de cotisations sociales n’y suffiront pas.
La Martinique, la Guadeloupe et, bientôt la Guyane et La Réunion présenteront, désormais, le cas, probablement unique au monde, de pays en voie de développement dont les coûts salariaux unitaires, exprimés en monnaie internationale (l’euro), sont supérieurs à ceux des pays développés.

La solution ne pourra venir que du changement d’un modèle de consommation dont le succès du mouvement social a pourtant montré qu’il recueillait une adhésion très large. Il faut se rendre à l’évidence : le Collectif du 5 février n’a pas réclamé une amélioration du pouvoir d’achat des populations locales. Il a revendiqué et réussi à légitimer un alignement du pouvoir d’achat local sur la moyenne nationale.

Là réside le sens de la notion de prime de vie chère et là est le problème : la référence à une norme de consommation hors de portée des ressources en valeur de la production locale n’est pas soutenable dans le cadre d’un projet de développement économique endogène.

Le déséquilibre entre les dépenses de consommation finale des ménages et le produit intérieur marchand n’est pas nouveau, mais il menace d’atteindre une dimension paroxystique.
Le scénario qui s’annonce est imparable : le supplément de revenu distribué aux ménages va se déverser sur les importations tout en fragilisant l’appareil de production local, sur fond d’une récession amorcée au milieu de l’année 2008.

L’ajustement s’effectuera par des suppressions d’emplois et par l’augmentation des transferts publics sous la forme de revenus sociaux (allocations de chômage, RMI ou RSA, financement du déficit des organismes de protection sociale…).

A l’issue du processus, le revenu global des salariés relevant du secteur privé aura probablement diminué (les minimas sociaux ne compenseront pas les salaires perdus), les inégalités se seront creusées (au sein du secteur privé mais surtout entre le secteur privé et les fonctionnaires ou assimilés) et l’économie dépendra davantage des transferts publics.

Il est trop tard pour empêcher le déclenchement de la crise mais il n’est pas trop tôt pour envisager les moyens d’en sortir.

La généralisation de la prime de vie chère permet de déplacer, enfin, le débat sur sa légitimité du terrain de la défense d’un privilège catégoriel (auréolé du prestige d’une victoire historique sur le pouvoir colonial et sans coût direct pour la collectivité, puisque financé par l’Etat français) à celui de l’intérêt général.

Il est désormais possible d’expliquer au peuple martiniquais qu’il ne peut accéder au développement économique s’il n’accorde pas ses dépenses de consommation aux richesses produites par son travail.

Il est urgent de lui proposer la suppression de toutes les primes de vie chère et la mise en place, à partir des ressources ainsi dégagées (en particulier la rétrocession globalisée par l’Etat de la surrémunération des fonctionnaires), d’une politique de redistribution en faveur des catégories les plus modestes, par le biais, du développement des consommations collectives (ce sont les services produits directement ou financés par les collectivités publiques) dans les domaines, notamment, du transport, de la santé et de l’éducation.

Il paraît qu’en chinois, le mot « crise » est formé de la combinaison de deux idéogrammes, l’un signifiant « danger », l’autre, « opportunité ». Le mouvement du 5 février a créé les conditions d’une révision de nos comportements, de nos méthodes, de nos valeurs.

Les prochains États Généraux sauront-ils en tirer leçon et inventer ce nouveau contrat social dont nous avons besoin ?
Auteur : Camille CHAUVET

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4 Comments

4 Comments

  1. Depuis 1946, c’est-à-dire depuis que la colonie de la Martinique a été transformée en département d’Outre-Mer, tout et le contraire de tout a été tenté pour « développer l’économie locale ». Il y a d’abord eu le soutien, ruineux, à l’économie sucrière, remplacé assez vite par le soutien, tout aussi ruineux, à l’économie bananière. Soutien aussi bien de la part des collectivités locales, de l’Etat français, puis, plus tard de la Communauté Européenne. Une triple source de subventions en pure perte qui a englouti un nombre faramineux de milliards de francs, puis d’euros, en un demi-siècle. La langue créole possède une expression imagée pour caractériser ce phénomène : chayé dlo nan panyen, ce qui signifie transporter de l’eau à l’aide d’un panier.Chaque année, en effet, nos gros planteurs békés et nos agriculteurs, nos patrons du bâtiment, nos petites et moyennes entreprises, nos marins-pêcheurs, nos transporteurs routiers etc. crient à la disparition totale de leur activité, à leur ruine, si une autorité quelconque ne leur vient pas en aide sans délai. Chaque année ! Alors, de guerre lasse, en plus des subventions à tout-va, on inventa la défiscalisation censée « attirer des investissements dans les DOM » selon la formule consacrée, défiscalisation qui en réalité n’a servi qu’à permettre à des richards français de ne pas payer d’impôts en achetant bateaux ou résidences au soleil et qui a provoqué une spéculation foncière irréversible et mortifère dans un pays grand comme un mouchoir de poche.Il n’y a guère que les patrons de supermarché, de magasins de bricolage et les concessionnaires automobiles à ne pas crier famine. Et pour cause !Ou plutôt quelle est la cause, la véritable cause, de ce mal récurrent ?Qu’est-ce qui plombe irrémédiablement tout effort de mise en place d’une économie un tant soi peu viable et dynamique dans notre pays ?Ma réponse va en faire hurler plus d’un, mais je suis sincèrement persuadé que cela tient à l’existence de ce fameux sursalaire de 40% arraché de haute lutte, en 1946, par nos parents fonctionnaires.Seuls deux personnes ont eu le courage de le dire : d’abord, dans les années 80, Max Elysée, patron de la chaîne de cinémas du même nom, homme de Droite mais ouvert, intelligent, longtemps conseiller général de Fort-de-France et candidat à la mairie de cette dernière. Aussitôt, il fut incendié, descendu en flèche, par la quasi-totalité du corps politique local, les gens de Gauche les premiers. Principal argument de ses détracteurs : Elysée est un capitaliste qui fait d’énormes profits et qui évidemment n’a pas besoin de sursalaire pour vivre ; ensuite, le second contempteur des 40%, dans les années 90, fut l’activiste nationaliste Guy Cabort-Masson, qui, à travers de multiples textes et articles pointa du doigt ce qu’il appelait joliment « une prime coloniale ». Cabort fut, à son tour, voué aux gémonies. Motif : ce gauchiste indépendantiste n’était pas crédible et cherchait à instaurer un régime castriste à la Martinique, lui qui s’était déjà rebellé lors de la guerre d’Algérie en désertant l’armée française dans laquelle il était officier pour rejoindre le FLN.Mais l’argument-massue de tous ceux qui rejetaient violemment la proposition de Max Elysée et de Guy Cabort-Masson tenait au fait qu’aucun de ces deux hommes n’était fonctionnaire. Sous-entendu : ils n’avaient rien à perdre dans la suppression des 40%. Or, moi, en tant qu’universitaire, je le suis. Quand donc je réclame la suppression des 40%, personne ne saurait m’opposer le fait que je n’aurai rien à y perdre. Oui, j’aurai à y perdre une somme équivalente à près de la moitié de mon salaire, ce qui n’est tout de même pas rien, et pourtant je l’accepte !Et pourquoi ?Parce que les 40% sont le cancer qui ronge l’économie martiniquaise (ou ce qui en tient lieu) depuis un demi-siècle.Comme tout cancer, le mal s’est d’abord fait silencieux, insidieux. Au début, les fonctionnaires créoles ont vu leurs revenus quasiment doubler du jour au lendemain. Ils se sont achetés des voitures neuves, des terrains afin d’y bâtir la villa de leurs rêves, villas qu’ils ont meublées avec ostentation, ils ont même, pour certain, acquis un pied-à-terre à Paris ou à Bordeaux où leurs enfants habitaient le temps de leurs études, ils ont pu voyager un peu partout à travers la Caraïbe et dans le monde. Pendant ce temps-là, leur sursalaire irriguait le tissu économique martiniquais.Irriguait de ses métastases, devrais-je dire…En effet, l’armature même du système repose sur les 40%, créant ce qu’Edouard Glissant a appelé une « économie-prétexte ». Un faux-semblant d’économie ou une économie du faux-semblant, comme l’on voudra. En effet, comment parler sérieusement d’économie dans un pays où le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 54% en 1935 à…3% en 2009. Oui, trois pour cent ! Pour parler à Ti Sonson : le produit de la vente de notre rhum et de notre banane ainsi que les recettes du tourisme ne couvrent que 3% des achats que nous effectuons à l’extérieur, 3% des marchandises que nous importons. Tout le reste, les 97% donc nous sont fournis par des transferts financiers venus de France et d’Europe, notamment les 40% (mais aussi les subventions aux planteurs et les allocations aux « malheureux »).Soyons clairs : la départementalisation a mis la Martinique en faillite.La première conséquence des métastases provoquées par les 40% est l’existence d’une inflation généralisée. Pour que Ti Sonson comprenne : c’est parce que le concessionnaire béké sait qu’il pourra vendre des 4/4 à 30 ou 40.000 euros qu’il en importe ; c’est parce que l’avocat nègre ou mulâtre sait que son client pourra payer, que pour simplement commencer à s’occuper de son affaire, il lui réclame d’entrée de jeu entre 1.000 et 1.500 euros d’arrhes ; c’est parce que la marchande de légumes sait qu’elle trouva acquéreur qu’elle revend son kilo d’igname à 4 ou 5 euros etc…Chacun sait qu’il y a une énorme masse financière en circulation dans le pays, masse financière sans aucune contrepartie dans l’économie réelle, mais qui est grandement utile à la mise en place de ce théâtre d’ombres, de cette économie-prétexte déjà évoquée. Chacun sait que cet argent vient d’ailleurs, de France et d’Europe, mais on préfère ne pas trop réfléchir à cela. On l’utilise sans sourciller, le gaspille, l’emploie à des choses délirantes. S’empoisonnant du même coup à petit feu.La Martinique était une colonie de plantation. Elle est devenue, à compter de 1946, une colonie de consommation.Et là on reste sidéré devant l’aveuglement de nos syndicats et de nos partis politiques qui n’ont jamais réfléchi sérieusement à cette étrange transformation et n’ont jamais recherché les voies et moyens d’en sortir. Bien au contraire, syndicalistes et politiques n’ont eu que deux slogans à la bouche : « maintien des avantages acquis » et « rattrapage avec la Métropole ». Et sur la question précise des 40%, ils se sont battus pour que les fonctionnaires territoriaux de catégorie C qui ne bénéficiaient pas de cette prime coloniale puissent l’obtenir. Pire : certains trotskystes, qui ne sont pas, il est vrai, à une action opportuniste près, ont réclamé rien moins que la généralisation de cette prime à tous les travailleurs Martiniquais. Certes, la création de ladite prime a tout de suite généré, et cela dès 1946, une sorte de fracture sociale entre ceux qui la recevaient et ceux qui ne la recevaient pas. Mais il ne faut pas exagérer non plus : ceux qui ne la reçoivent pas (Béké, avocat, marchande de légumes) ont vite trouvé le moyen de pomper dans ce sursalaire. On peut même aller jusqu’à dire que ces catégories de gens ne vivent que grâce aux 40% des fonctionnaires. Supprimez les 40% et leurs 4/4 à 30.000 euros leurs resteront sur les bras, leurs 1.000 ou 1.500 euros d’arrhes pour vous défendre au tribunal ou leur kilo d’igname à 4 euros ne trouveront plus preneurs !Il faut donc avoir le courage politique de demander la suppression de ces 40% qui empêchent d’envisager la moindre politique économique un tant soi peu viable dans notre pays. Qui entraînent une surconsommation hallucinante dont le bénéfice va tout droit dans la poche des Békés et des grands patrons de couleur. Qui détruit notre minuscule Martinique par miette de 500 m2 pour que chacun puisse y construire sa villa à lui. Qui empêche l’érection d’un transport public fiable et rentable dans la mesure où n’importe qui, y compris le Rmiste, peut s’acheter son véhicule personnel. Qui fait surtout que tout produit fabriqué chez nous est automatiquement deux ou trois fois plus cher qu’à l’extérieur et donc quasiment invendable (ou inexportable). Et qui enfin favorise le « génocide par substitution » puisque sans cette prime coloniale, peu de fonctionnaires hexagonaux demanderaient leur mutation aux Antilles.Les 40% sont un poison. Un cancer économique. Il faut, pour lutter contre cela, une thérapie de choc.Une ablation pure et simple…Attention ! Je ne dis pas que le malade sera guéri c’est-à-dire que tous les problèmes économiques de la Martinique seront automatiquement résolus. Je dis que la moitié au moins de ces problèmes seront résolus, ce qui n’est déjà pas si mal.Quel homme politique martiniquais, quel syndicaliste, quel militant associatif, quel artiste, quel intellectuel aura le courage de le dire ?Pour moi, toute personne qui lutte pour le maintien des 40% est objectivement favorable au maintien du joug colonial français en Martinique.

  2. pour l'augmentation de 500% des fonctionnaires

    30 mai 2013 at 10 h 18 min

    si la prime est supprimée, la plupart des personnes fuiront cette iles qui présente très peu d’intérêt, il faut le dire!toutes les « têtes » iront voir ailleurs! A l’exception: – des amoureux des environnements crasseux, – des routes jonchées d’épaves, – des feignants indécrottables comptant uniquement sur l’aide pour vivre en cumulant travaux au black, – de la pollution des côtes, – de l’extrême incompétence de 90% des services, – du m’en-foutisme général, – de la susceptibilité exacerbée de beaucoup du à un complexe d’infériorité non moins exacerbé datant de Lucie, (*)- des abrutis klaxonnant en agglomération à 5h du matin en camion « pour prévenir qu’ils passent »- des policiers corrompus- des « responsables » incompétents placés à des postes dont il ne comprennent même pas la signification de l’intitulé, emplois obtenu par « piston ».etc, etc, la liste serait encore longueAlors d’accord pour la suppression de toute aide à la Martinique:- plus de 40%, mais plus de profs non plus, ce qui de toute façon, vu l’intérêt que porte les jeunes de l’ile au études est nul, supprimons aussi l’école…- plus d’allocations- plus de RMI ou RSA- plus d’investissement de l’état dans les infrastructures- plus de travaux subventionnées- plus d’octroi de mer- plus de préfecture- plus de justice, bien qu’ici elle semble se focaliser sur les dépassements de vitesse réglementaire.- etc, etc, la liste est aussi longue.Donc libérons la Martinique du joug colonialiste et laissons là à son destin:- plus d’entretien des routes, les machines en panne les unes après les autres n’étant plus réparés par les compétences évaporées vers d’autres cieux.- retour au bercail des Martiniquais vivant en métropole, je crois qu’ils sont plus nombreux que les colonialistes métropolitains vivant en Martinique.Alors soyons lucide, le premier maux de la Martinique est le Martiniquais…Et finalement, les béqués n’ont pas changé de statut depuis l’abolition de l’esclavagisme; il exploitent toujours l’ile avec 90% des actifs de l’ile… Mais ils ont bien raison de le faire, d’ailleurs qui dans cette ile, en dehors des béqués serait capable de maintenir une économie quelconque?personnellement, je propose l’indépendance pure et simple de la Martinique, ainsi, en quelques années, nous aurons une iles:- dépourvue de forêts à l’image d’Haïti,- plus de médecins, – des hôpitaux en ruine, – des accouchement chez soi avec une bassine d’eau et quinze sorcières autour, – plus d’écoles car plus de professeurs ni de locaux disponibles. – un roi en guise de dirigeant- une junte militaire,et que sais je d’autre.bon j’espère que la lecture des lignes ci dessus aura éveillé en vous une réaction positive de prise de conscience sans éveillé le point indiqué par un (*)d’autre part, il serait judicieux d’écarter les posts contenants des propos racistesun colonialiste Français (Français comme toi au dessus et si tu sais lire et écrire aussi bien, c’est grâce à l’école Française colonialiste). Pas manipulateur, mais réaliste.

  3. LuckyStrike

    30 mai 2013 at 10 h 18 min

    En cas de surpression de cette prime, Duthie serait bien emmerdé…

  4. LuckyStrike

    30 mai 2013 at 10 h 18 min

    T’inquiètes, mon ptit Duthie… c’est la luuuuuuuuuuuuutte finnaaaaaaaaaaaaaaaleuh…

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ECONOMIE

La France va consolider sa présence en Guyane Par Robert TOMICHE

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Rédaction du Naïf: Les extraits de cette ITW de Francis Perrin directeur de Recherche à l’IRIS  devrait faire comprendre aux Guyanais que la France va consolider sa présence en Guyane et 500 ou 1000 frères ne pourront pas résister au monstre colonial

L’HULOT LIGOTE : L’écolo Hulot hurle la fin des hydrocarbures d’ici 2040,  si la loi est votée, ce qui ne fait guère de doute, la Guyane ne pourra plus exploiter de pétrole après 2040, ni accorder de nouveaux permis d’exploration. Or en 2000, la loi d’orientation des Outre-mer avait pourtant prévu le transfert de la compétence à la Guyane pour développer et renouveler les titres miniers en mer. Les différents gouvernements  ont traîné les pieds. En 2014 et en 2016, le conseil d’Etat a rappelé à l’ordre le gouvernement, sans succès. Il fallait un décret d’application qui n’a toujours pas été signé. Si les gouvernements précédents avaient respecté la loi, la collectivité territoriale de Guyane aurait eu la possibilité de renouveler le permis de Total. Elle aurait aussi pu accorder des permis à d’autres compagnies pétrolières.

Cela fait 17 ans que l’on balade la Guyane ! Même si Nicolas Hulot a indiqué le 4 octobre 2017 que la compétence serait transférée. Toutefois, le ministre de la Transition écologique a quand même prolongé le permis d’exploration de Total. En tant qu’écologiste, il aurait pu en décider autrement…

TOTAL:Que va-t-il se passer maintenant si Total trouve du pétrole dans ce contexte de fin de la production des hydrocarbures en France ? Si Total trouve du pétrole et surtout s’il y en a suffisamment pour que la production soit rentable, la compagnie pourra l’exploiter. Elle devrait le savoir d’ici à 2020. L’entrée en production pourrait débuter en 2024-2025. On sait qu’il y a du pétrole depuis 2011 dans cette zone, de manière sûre. Ce n’est pas de la science-fiction. Mais il faut trouver des réserves importantes pour assurer une rentabilité, d’autant plus qu’on est en mer profonde avec des coûts de production très lourds. Total est une société privée et vise avant tout une exploitation rentable.

L’ETAT COLONIAL FRANCAIS: A l’Assemblée nationale, le projet de loi hydrocarbures a fait l’objet d’un amendement gouvernemental qui a été voté qui stipule que Les concessions prendront fin en 2040 « sauf dans un seul cas bien précis: si l’industriel peut prouver que cela ne couvre pas les frais engagés ». Est-ce que cela concerne le permis Guyane maritime ?

Si Total trouve du pétrole et que c’est rentable, la compagnie le saura assez vite. Certes cela ne se fait pas en trois jours, mais en deux-trois ans, Total saura si la production pourra se faire ou pas. Cela fait partie des procédés bien connus de l’industrie pétrolière mondiale. Ainsi si la production débute autour de 2024-2025, en 15 ans d’exploitation cela ne peut pas ne pas être rentable.

L’Etat colonial Français se rends bien compte qu’ Exxon Mobil a trouvé du pétrole au Guyana, Total investit au Brésil, c’est clair que la région semble très riche en pétrole. Il est certain que la région sur le plan géologique est riche en pétrole, avec des quantités importantes. Non loin du Venezuela, premier détenteur de réserves pétrolières au monde devant l’Arabie Saoudite. Adossé au Brésil, puissance montante dans ce secteur. Au Guyana, le groupe américain Exxon Mobil a fait des découvertes importantes. Une estimation de 2 à 3 milliards de barils de pétrole (120 000 baril par jour).

La production devrait intervenir à partir de 2020 en mer profonde. La première compagnie mondiale pétrolière (Exxon Mobil) va investir 4,4 milliards de dollars pour développer cette découverte. Ce n’est pas un petit gisement ! Il y a aussi de l’exploration au large du Suriname avec Exxon Mobil et la compagnie Tullow oil. Cela incite donc Total à poursuivre la recherche au large de la Guyane.

La France de droite ou de gauche ne va pas brader le morceau Guyanais.

Source IRIS.

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SANTE

Règlements de comptes chez les vétérinaires Par Max Gaspardy

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Rédaction du Naïf. Tous les téléspectateurs de Martinique Première ont encore en mémoire le reportage de « la chabine » Cécile Marre sur le monde des vétérinaires. Bien sûr, sans surprise elle avait choisit de démolir un camp. C’est son droit. Un des vétérinaires mis en cause  le Dr G.GAUBE a adressé au rapporteur de CROV.

Chère consœur, Notre pratique est à dominante chirurgicale et nous n’en faisons pas mystère. Nos clients le savent bien. Notre préférence va, parmi d’autres, au CHV FREGIS pour notre pratique. (http://www.fregis.com) Le Dr O… m’a fait part de vos interrogations sur l’opération de Zepp et sa fréquence de réalisation (2 par mois) en particulier. Si je me réfère à mon expérience familiale en médecine humaine, l’otologie est la science des ORL (du chirurgien par conséquent) plutôt que celle des dermatologues.

L’OPERATION DE ZEPP

Pour ce qui a trait précisément à l’opération de Zepp, nous nous basons, particulièrement pour la partie en langue française, sur les publications du Dr BARDET de Neuilly /Seine dont l’expérience d’enseignant à Alfort et aux Etats-Unis, ainsi que les 1200 communications et publications scientifiques témoignent de compétences hors normes. Ce dernier est univoque en la matière et sa publication sur la chirurgie ORL on ne peut plus éloquente. Je vous transmets le lien internet du site du Dr BARDET qui ne saurait être taxé d’amateurisme ou de vouloir escroquer le public.

(http://www.clinique-veterinaire-bardet.com)

Concrètement, nous nous contentons donc de mettre humblement à la disposition du public martiniquais ce qui se fait de mieux et fait autorité en matière de traitement chirurgical de pathologies récurrentes. A moins qu’une solution thérapeutique qui passe pour recommandée (voire excellente) à Paris ou aux Etats-Unis ne cesse de l’être en Martinique… Étant apparemment et probablement les seuls en Martinique à pratiquer ces types d’interventions:

(Opération de Zepp http://www.clinique-veterinaire-bardet.com/articles/3_chirurgie_oreille.html,

Chirurgie du voile du palais http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?id=1,

Exérèse des glandes anales http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?id=5, etc…), les clients, éclairés par la consultation des sites de la clinique BARDET et du CHV FREGIS, font appel à notre savoir-faire chirurgical.

DETRACTEURS ET IMMOBILISME SCIENTIFIQUE

Qu’y pouvons-nous? A contrario, nos détracteurs (dont le président et le trésorier de l’AVM, i.e. Association des Vétérinaires de la Martinique) ont déclarés publiquement, le 28 août 2017 dans un reportage télévisé, qu’ils ne connaissaient ni l’étendue des indications, ni la pertinence des interventions en question, alors que la journaliste leur a laissé 6 mois pour potasser le sujet…Cette leçon d’immobilisme scientifique à destination du grand public nous a laissés perplexes…d’autant qu’elle est condamnée par le code de déontologie. La méconnaissance ne devrait pas, selon nous, conduire à la négation médiatisée des progrès des sciences vétérinaires.Accessoirement et bizarrement, tout le monde tient maintenant pour acquis que les présidents de l’AVM et du Conseil de l’Ordre ne font qu’un…Nous espérons donc patiemment un démenti de l’instance ordinale pour rétablir la vérité aux yeux du public.

Bien cordialement et confraternellement.

Dr Gérard GAUBE.

PS: Autres liens utiles: http://www.michigananimalhospital.com/page/490551594

http://marvistavet.com/lateral-ear-resection.pml

https://www.vetebrasseur.be/chiens/chirurgie-les-glandes-anales-du-chien.html

NDLR: Notre enquête continue surtout sur le reportage de la « chabine » de Martinique première. C’est vrai qu’elle se prend parfois pour un vétérinaire en se déguisant d’une tenue blanche. Nous avons pu avoir ce texte dans le cadre de cette enquête qui se poursuit, car nos avons également vu un site ou un vétérinaire est accolé à un site de libertinage.

Rédaction du Naïf: Camille CHAUVET

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EDUCATION

Les dessous de l’ex-UAG Par Ti-Kourilet-Kreol

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Un observateur de la vie universitaire nous fait l’analyse de la situation de l’ex-UAG au lendemain de la fuite de Koko Kast. Les faits sont d’une lucidité qui donne froid dans le dos.

QUI SONT CEUX QUI MENENT LE BAL ?

A l’observation dès le lendemain des départs curieusement simultanés de l’éphémère Présidente Corinne Mencé-Caster et du Doyen face d’ananas Raphaël Confiant un petit groupuscule d’individus assoiffés de pouvoir, tous en activité sur le Pôle Martinique. Il semblerait s’être donné pour mission gêner le bon fonctionnement des restes de l’UAG dénommé l’Université des Antilles afin d’aboutir à la création de l’Université de Martinique.

QUI AURAIENT CE PROJET ?

Par leur opposition à l’autorité du nouveau président, les choses vont se préciser dans les jours qui viennent. Le noyau de ce groupuscule semble articulé autour de six personnes bien en avant et en sous main le troller kréol R. Confiant.

LE SEXTET KOKO KAST

Cela vous amuse. Oui c’est un sextet qui joue un morceau de musique diabolique mis en partition depuis Paris. Ces six musiciens sont les débris de la garde rapprochée de la présidente autodéchouker CMC :
– Un Guadeloupéen (maître de conférences non habilité à diriger des recherches) venu par droit d’option en Martinique depuis le pôle Guyane, ex-directeur de l’Institut d’études supérieur de Guyane (IESG) du Pôle Guyane destitué par arrêté ministériel. Cette personne aurait influencé le processus de destruction du pôle Guyane qui a amené à la création de l’Université de Guyane.
– Un syndicaliste métropolitain, maître de conférences à la faculté LSH de Martinique, du même syndicat que CMC.
– Un personnel administratif du pôle Martinique, ancienne responsable administrative de l’IUT de Martinique. Actuellement élue au Conseil d’administration de l’UA.
– La vice-présidente du pôle Martinique, maître de conférences non habilitée à diriger des recherches, élue au conseil d’administration de l’UA.
– Une doyenne de faculté du pôle Martinique, Professeur d’espagnol, très proche de CMC, élue au conseil d’administration de l’UA.
-Un professeur de Physique métropolitain venu par droit d’option du pôle Guyane ami proche de l’ancien directeur de l’IESG destitué.
Ce sont ces musiciens qui jouent l’hymne de la séparation, et bien sûr en douce le blog Montraykréol fait la sono.

MAIS QUE DEVIENT CETTE EX-UAG DEPUIS LA FUITE DE KOKOKAST ?

Depuis le jour de l’élection du Professeur EUSTASE JANKY à la tête de l’UA, ces six personnes ont déployé une énergie considérable à tenter de déstabiliser l’établissement afin de le détruire de l’intérieur. Quelques exemples de leurs activités déstabilisatrices : Pour les trois d’entre eux élus au conseil d’administration : refus de voter pour un des tours candidats guadeloupéens à l’élection présidentielle de janvier 2017. Durant les trois tours, ces trois personnes plus 4 autres alliés ont voté blanc le but étant d’empêcher les candidats d’atteindre la majorité absolue, de rendre infructueuse l’élection et de permettre à un proche de la présidente déchue CMC de se présenter.
Dès l’élection du Professeur JANKY, mise en place de barrages et tentatives de grèves (Pour des motifs dénués de bon sens) par le Guadeloupéen venu de Guyane. Poubelles renversées, tracts, etc. Face à la grogne des étudiants lui et ses complices (la doyenne de faculté était en bonne place sur les barricades) ont dû reculer et abandonner cette action aussi incompréhensible qu’irréfléchie.

COMMENT AGIT CE SEXTET ?

Ils rencontrent certains élus Martiniquais (Parlementaires et élus de collectivités) et les documents fournis nourrissent une opposition stupide entre Martinique et Guadeloupe. L’affaire CEREGMIA ne suffisant plus il faut trouver autre chose : « les méchants guadeloupéens veulent détruire la Martinique. » C’est donc sur fond de haine anti-guadeloupéenne que ces personnes prêchent et tentent de monter les élus martiniquais contre le président JANKY et la Guadeloupe en général. Depuis toutes les occasions sont bonnes pour perturber la tenue des différents conseils statutaires de l’établissement, des assemblées générales où toutes sortes de mensonges sont véhiculés sont organisées par ses personnes avec l’aide de quelques syndicalistes. La désinformation et la propagande sont devenues un mode de fonctionnement, hérité de l’ex-présidence .

Propos recueillis par Ti-Kourilet-kréol

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