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ENVIRONNEMENT

RODOLPHE DESIRE MAIRE DU MARIN REPOND A GARCIN MALSA MAIRE DE SAINT- ANNE

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TRIBUNE LIBRE : Par Rodolophe Désiré : Depuis quelques jours le Marin est l’objet d’une avalanche d’attaques venant de Monsieur Garcin MALSA, maire de la commune de Sainte-Anne, concernant une opération de dragage destinée à mettre à niveau le chenal d’accès au centre de carénage du Marin, un équipement appartenant à la Ville du Marin et transféré en gestion à la société Carenantilles.
« A propos de la lettre de Garcin MALSA Jean Louis BORLOO parue dans la presse »

Depuis quelques jours le Marin est l’objet d’une avalanche d’attaques venant de Monsieur Garcin MALSA, maire de la commune de Sainte-Anne, concernant une opération de dragage destinée à mettre à niveau le chenal d’accès au centre de carénage du Marin, un équipement appartenant à la Ville du Marin et transféré en gestion à la société Carenantilles.

Le comportement de Monsieur Garcin MALSA s’apparente me semble-t-il beaucoup plus à une crise «d’hystérie et de jalousie» qu’à une véritable démarche visant à protéger l’environnement.

Cette opération de dragage est la première phase de la restructuration, modernisation et mise aux normes du centre de carénage. Il s’agit d’un équipement hautement qualifié, probablement le plus important de la Caraïbe sud, sur lequel pourront s’exercer les 19 métiers de la mer hautement spécialisés et potentiellement une source de création d’emplois de haute technicité.

Evidemment un plus pour le nautisme martiniquais fortement concurrencé aujourd’hui par les autres pays de la Caraïbe.
Ce dragage a été préparé de longue date. Il a fait l’objet d’études techniques, d’études de courantologie de la baie, d’enquêtes publiques et d’analyses des sédiments, destinées à maitriser efficacement toute opération d’aménagement au fond du cul de sac du Marin.

Je précise que toutes ces études ont été faites exclusivement à la charge de la Mairie du Marin, la mairie de Sainte-Anne n’ayant pas mis un Euro dans cette affaire.

Pour éviter tout inconvénient, tout dysfonctionnement durant cette opération complexe de dragage ayant fait l’objet d’un arrêté préfectoral après avis de commissaires enquêteurs, nous avons décidé de nous adresser à des spécialistes confirmés. Il s’agissait d’une part de mettre en place dans une zone de confinement les sédiments les plus pollués, et d’autre part, d’amener les sédiments non pollués dans une zone de clapage fixée de manière très précise par GPS en plein océan à 7 km de la pointe des Salines.

Il faut savoir que cette pollution très limitée est essentiellement due au fait que l’usine du Marin a fonctionné dans ce secteur pendant plus d’un siècle alors qu’aucune mesure de protection de l’environnement n’était prescrite à cette époque. Par ailleurs, nous avons dû assainir la mangrove attenante, objet d’une décharge publique durant plus de quarante ans. Il n’est donc pas étonnant que la vase située à proximité ait été fortement impactée par des polluants divers rejetés pendant des décennies à ce niveau là.

A ce sujet, je rappelle à Monsieur Garcin MALSA qui évoque d’autres procédures, qu’il n’existe aucun Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU) de type I en Martinique. Ce ne sera pas pour demain et probablement pas une destination pour les sédiments en cause.

Il est évident que l’installation du centre de carénage datant d’une dizaine d’années sur cette zone, ne peut en aucune mesure être considérée comme la responsable unique de cette pollution.
Il faut signaler que ce dragage revêt deux axes majeurs, non seulement rétablir un chenal de 5m de tirant d’eau menant au centre de carénage mais aussi dépolluer la zone.

Le coût du dragage s’est élevé à quatre millions d’euros financés par la Ville du Marin et le Fond Exceptionnel d’Investissement (F E I) mis en place par l’Etat début 2009 et destiné à la relance de l’économie martiniquaise.
De plus, je précise que cette opération a fait l’objet de contrôles réguliers des services de l’Etat à travers des moyens techniques aériens et maritimes conséquents.
Nos déclarations sont donc fondées sur des éléments précis et objectifs, ce qui n’est pas le cas pour

Monsieur Garcin Malsa, qui a probablement dû faire « une séance » et lire dans la boule de cristal pour deviner ce qui s’est passé et s’adonner à ses déclarations péremptoires et irresponsables.
Il n’est pas inutile de souligner qu’il était prévu en parallèle une deuxième opération de dragage sur le port de pêche du Marin par le Conseil Général pour permettre à trois grosses unités de pêche arrivées récemment en Martinique, comme on a pu le lire dans la presse, destinée à la pêche hauturière sur le plateau guyanais, d’accéder à ce port de pêche dont le tirant d’eau est trop faible.

C’était me semble-t-il une opération d’intérêt économique important pour la pêche martiniquaise. D’autant que ces bateaux ont été baptisés en grande pompe par le Conseil Général et le comité des pêches, puisque destinés à augmenter la production de poissons frais.

Et bien tout ce tapage et ces manœuvres de Monsieur Garcin MALSA, impliquant comme toujours des représentants « crédules » et « innocents » de la pêche, ont contribué à l’échec de cette opération qui avait pourtant été approuvée en plénière au Conseil Général. Voici donc trois bateaux de pêche, d’une valeur considérable et cofinancés par les fonds européens, qui n’ont plus de port d’attache et ne savent pas où ils pourront débarquer leurs produits.

C’est encore un exemple du comportement négatif et irréfléchi de Monsieur Garcin Malsa au Conseil Général, torpillant par la même occasion le développement économique de la pêche.
Il est vrai que le port de pêche du Marin subit un certain ostracisme. Commencé par le Conseil Général en 1974, il n’est, 36 ans plus tard, toujours pas terminé et n’a donc pu être mis en service.

Pour être complet, il convient de rappeler que les infrastructures portuaires du Marin sont destinées à placer la Martinique au plus haut niveau dans le domaine du nautisme et de la plaisance internationale. Ce secteur fortement concurrentiel constitue aujourd’hui un des segments les plus porteurs et source de retombées financières pour l’économie touristique mondiale.

D’ailleurs il n’est pas exagéré de souligner que, ces dernières années, le port de plaisance du Marin est devenu le seul segment du tourisme martiniquais qui ait progressé régulièrement et dont les retombées sur l’économie martiniquaise sont considérables. Chacun sait que le tourisme martiniquais est globalement en récession, aujourd’hui en crise aigue, il suffit de regarder ce qui se passe à Sainte-Anne.

Il n’est pas de mes habitudes de polémiquer, mais Monsieur Garcin MALSA sait-il, au même titre que l’ensemble de la Martinique, pour l’avoir entendu sur les ondes, que le port de plaisance du Marin vient d’obtenir pour la 4ème fois le label européen «PAVILLON BLEU» ? Premier écolabel valorisant les communes et les ports de plaisance qui mènent une politique exemplaire en matière de gestion environnementale et de tourisme durable. Ce n’est évidemment pas le cas de la «plage de la pointe marin» qui hélas se trouve sur le territoire de la commune de Sainte-Anne.

Vous aurez compris que la Ville du Marin n’a aucune leçon à recevoir du maire de Sainte-Anne et de ses acolytes concernant la protection de l’environnement. Principalement parce que, consciente plus que quiconque de la valeur patrimoniale de la baie, elle a toujours agi avec méthode, précision et rigueur, s’appuyant sur des données scientifiques fiables et des contrôles techniques qualifiés pour mettre en place ses infrastructures portuaires.

Sait-on que la ville du Marin vient d’être dotée d’une station d’épuration ultra moderne unique dans la Caraïbe, transformant les boues en compost et recyclant totalement l’eau qui peut dés lors être réutilisée pour l’arrosage et l’industrie. Voici un exemple de process global en parfaite adéquation avec la protection de l’environnement.

Soulignons de plus que son dimensionnement à 15 000 eqh extensible à 25 000 a été prévu par nous, Ville du Marin, pour permettre qu’un jour la commune de Sainte-Anne puisse accéder à un véritable assainissement, quand les notions de développement durable seront plus claires pour le Maire.
Car seuls ceux qui ne veulent pas savoir ne savent pas que la commune de Sainte-Anne n’a jamais eu de station d’épuration aux normes, qu’elle ignore le principe même de traitement des eaux de ruissellement qui polluent la plage de la pointe marin où par ailleurs aucun restaurant n’est branché sur le réseau d’épuration. Dans ces conditions croyez-vous que Monsieur Garcin MALSA puisse être le donneur de leçons à la Martinique en matière de protection de l’environnement?

Ajoutons que la ville du Marin vient de lancer une étude en vue du traitement des eaux de ruissellement compte tenu notamment de l’importance du trafic routier dans la zone. Aujourd’hui tout le monde prend conscience que le facteur prioritairement responsable de la pollution marine à la Martinique est le déficit en réseau d’épuration et en traitement des eaux de ruissellement, et ce bien avant la pollution par les pesticides agricoles et les nuisances industrielles.

Bref tout ce tapage ne représente rien d’autre que des manœuvres de politique politicienne bien connues qui ont déjà fait énormément de mal à la Martinique sous prétexte de protection de l’environnement.

Pour terminer j’invite Monsieur Garcin MALSA à méditer très sérieusement le concept de DEVELOPPEMENT DURABLE qui a été arrêté lors de la conférence de RIO de 1992 et qui repose sur les 3 piliers que sont le développement économique, la cohésion sociale, la protection et la mise en valeur de l’environnement.

Un principe pourtant simple à comprendre mais qui n’a semble- t-il pas encore été compris par le Maire de Sainte-Anne et ses acolytes.

Rodolphe DESIRE
Sénateur honoraire
Maire Conseiller Général de la Ville du Marin
Auteur : Jean Jack LAPORTE

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4 Comments

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  1. Lecteur

    30 mai 2013 at 11 h 58 min

    Deux maire dit nationalistes qui s’entretuent… et si c’était un leurre pour cacher l’affaire de la SEM SUD où tous les deux ils y sont ? Hein messieurs vous êtes des petits malins dites nous plutôt la vérité sur le SEM SUD !!! Un anti colonialiste qui va sangloter pour le procureur de la République française !!! Ces mêmes qui parlent de responsabilité.Quel pays qu’est le nôtre,vivement 2014 pour que disparaissent ces deux messieurs.

  2. An yich milet épi chouval

    30 mai 2013 at 11 h 58 min

    La pollution est la plus symbolique des externalités négatives que la théorie économique, depuis Alfred Marshall, s’attache à mettre au jour : on parle d’externalité négative lorsque l’activité d’un agent induit des coûts « impensés », involontaires, pour d’autres, sans que ces coûts ne donnent lieu à des transactions monétaires. De plus en plus pourtant, ces externalités vont justement donner lieu à des évaluations monétaires des coûts et bénéfices sociaux . S’il y eu pollution quel en est le coût ? Garcin Malsa ne donne pas le coût ? ( Au fait il faut publier l’attaque de Garcin Malsa )La pollution pose la question du développement durable qui constitue une interrogation quant au caractère rationnel, d’un point de vue intertemporel, des choix de production et de consommation. Le rapport de la commission Brundtland de 1987 la définissait comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans hypothéquer la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». L’action du Maire du Marin aura-t-elle une incidence sur les générations futures ?Face à ces problèmes, quel peut être le rôle des pouvoirs publics ? Doit-il user de son pouvoir de taxation pour limiter la pollution ou doit-il s’effacer au profit de mécanismes de marché aptes à faire émerger des solutions spontanées ? Par qui ? La prise en compte des coûts de la pollution et la nécessité de rendre le développement ou plus généralement la croissance non pénalisante pour l’avenir manifestent une prise de conscience . Face à ces problèmes, les représentants des pouvoirs publics peuvent être amenés à intervenir et la microéconomie et l’économie dite du bien-être justifient cette immixtion de l’etat dans derelations économiques décentralisées. En clair, si le développement de la Martinique passe par ce dragage Garcin Malsa doit la fermer car la Pointe-Marin de Saint-Anne est polluée et dans la partie face au bourg des plaisanciers au mouillage polluent .Le Maire de la Ville du Marin a-t-il respecté les régles dans son opération ? Qui a contrôlé ? En vérité ces opérations sensibles devraient être faite sous contrôle.Que fait l’Espace-Sud ? et Garcin Malsa au lieu de faire des Marches,il devrait s’occuper de la Baie de Saint-Anne sinon il laissera ce travail à son successeur la Dame Antonin… encore 4 ans pour que Saint-Anne entre dans la modernité.Laisser GM marcher ,c’est pas mal tout ça !!!

  3. La Force de Regarder Demain

    30 mai 2013 at 11 h 58 min

    MALSA ET DESIRE LISEZ CE TEXTE ET MARCHER ENSEMBLE:Les droits de l’Homme et les droits de la nature sont les deux noms d’une même dignité nous dit Eduardo Galeano, écrivain urugayen, auteur de « les veines ouvertes de l’Amérique Latine », s’est adressé aux délégués de la Conférence des peuples sur le Climat qui s’est tenue du 19 au 22 avril derniers en Bolivie. Dans son message, il explique le lien fondamental entre le respect des droits humains et des droits de la Terre-mère.Autant Garci Malsa que Rodolphe Désiré doivent être attentif à Eduardo.Selon Eduardo Galeano « depuis la Renaissance européenne, la nature est devenue une marchandise ou un obstacle au progrès de l’homme ».Pourvu que nous soyons capables de faire avancer les deux initiatives: le Tribunal de la justice climatique et le Référendum mondial, contre un système de pouvoir fondé sur la guerre et le gaspillage, qui méprise la vie humaine et vend nos terres au plus offrant !Pourvu que nous soyons capables de parler peu et d’agir beaucoup ! Grand mal nous a été fait, et continue à nous être fait, à cause de l’inflation des mots, qui est en Amérique Latine plus nocive que l’inflation monétaire. Et aussi, et surtout, nous sommes fatigués de l’hypocrisie des pays riches qui sont en train de nous laisser sans planète tout pendant qu’ils prononcent de pompeux discours pour dissimuler l’enlèvement.(E t ajoutons du comportement des hommes)Certains disent que l’hypocrisie est l’impôt que paie le vice à la vertu.D’autres disent que l’hypocrisie est l’unique preuve de l’existence de l’infini. Et les déclarations de ce qu’on appelle la « communauté internationale », ce club de banquiers et de guerriers, nous montrent que les deux définitions sont correctes. Je veux célébrer, cependant, la force de vérité qui irradie des mots et des silences naissant de la communion humaine avec la nature. Et ce n’est pas un hasard si ce Sommet de la Terre Mère a lieu en Bolivie, cette nation des nations qui se redécouvre après plus de deux siècles de mensonges. La Bolivie vient juste de fêter les dix ans de la victoire populaire dans la guerre de l’eau, lorsque le peuple de Cochabamba fut capable de mettre en déroute une entreprise californienne toute-puissante, et propriétaire de l’eau par l’opération d’un gouvernement qui se disait bolivien et était fort généreux avec les autres. Cette guerre de l’eau fut une des batailles que cette terre continue de livrer pour défendre les ressources naturelles, c’est-à-dire : pour défendre son identité avec la nature. Il y a des voix du passé qui parlent à l’avenir. La Bolivie est une des nations américaines où les cultures indigènes ont su survivre, et ces voix résonnent aujourd’hui avec plus de force que jamais, malgré le long temps de la persécution et du mépris.Le monde entier, tout hébété qu’il est, déambulant comme un aveugle dans une fusillade, devrait écouter ces voix. Elles nous apprennent que nous, petits humains, faisons partie de la nature, et sommes parents de tous ceux qui ont des jambes, des pattes, des ailes ou des racines. La conquista européenne a condamné tous les indigènes qui vivaient cette communion et y croyaient à être fouettés, égorgés ou brûlés vifs pour idolâtrie. Depuis la Renaissance européenne, la nature est devenue une marchandise ou un obstacle au progrès de l’homme. Et aujourd’hui encore, ce divorce entre nous et elle persiste, à tel point qu’il est toujours des gens de bonne volonté qui ont pitié pour cette pauvre nature, si maltraitée, si abîmée, mais qu’ils considèrent du dehors. Les cultures indigènes la voient du dedans. En la voyant, je me vois. Ce qui est dirigé contre elle l’est contre moi. Je me (re)trouve en elle, mes jambes sont aussi le chemin qu’elles font. Alors célébrons ce Sommet de la Terre Mère ! Et pourvu que les sourds nous écoutent : les droits de l’Homme et les droits de la nature sont les deux noms d’une même dignité.LISEZ CE TEXTE MM MALSA ET DESIRE.

  4. POPOL

    30 mai 2013 at 11 h 58 min

    La bêtise a deux manières d’être: elle se tait ou elle parle. La bêtise muette est supportable. La bêtise de Garcin Malsa n’est pas muette. En fait, c’est un défaut d’intelligence, de jugement, de bon sens, ou des notions les plus communes sur l’environnement, sa bêtise risque de le perdre. Mais le Rodolphe Désiré est un drôle de loustic. La presse devrait s’intéresser sur ce qui se passe dans sa commune. Le développement du Marin vers la Mer c’est surtout Gleen et Eric Jean-joseph et ses collaborateurs et pas ce maire parleur … qui prépare sans doute sa sortie et fait tout pour barrer la porte à l’insignifiant petit homme des békés Jo Mirande.

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ENVIRONNEMENT

ZONES DE MOUILLAGE DE « LES ANSES D’ARLET » UN CHANTIER RESPECTUEUX DES PROCEDURES ET DE L’ENVIRONNEMENT Par Eugène Larcher

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Rédaction du Naïf : Le 5 septembre 2012, sur le site leNaïf.com, un article concernant l’aménagement, par l’Espace Sud, de zones de mouillage sur la commune de « Les Anses d’Arlet ». Cet article comporte de nombreuses approximations et contrevérités. Pour la bonne information de tous, je tiens à apporter un certain nombre de précisions sur des points essentiels. ( NDLR : C’est ce que vous auriez dû faire à la demande d’un des vos administrés du Sud,cela aurait évité que nous endossons son texte )
Premièrement, l’idée d’une « annonce tardive » de l’opération est une contrevérité flagrante. Ce chantier a, au contraire, donné lieu à un processus de concertation particulièrement approfondi : – Dès 2010, de nombreuses réunions d’information et de concertation ont été initiées par l’Espace Sud à destination de la population et des usagers concernés. – Fin 2011, le projet a été présenté à la Commission Nautique Locale, réunie sous l’égide de la Direction de la Mer, en présence des représentants des marins-pêcheurs, des clubs de plongée, des skippers, des représentants de la station de pilotage, des phares et balises, etc.- En 2012 (de février à août), une dizaine de réunions d’information et d’échanges se sont encore tenues à l’initiative de l’Espace Sud, en Mairie et à Grande Anse, dont plusieurs avec la participation du président de la Communauté. Dans ce cadre, la réunion d’information qui s’est tenue à Grande Anse en avril 2012 avec les plaisanciers, les clubs de plongée et les marins-pêcheurs, a notamment permis de présenter le projet de sentier sous-marin mené par le Conservatoire du littoral ainsi que le projet de mouillage définitif. Une dernière réunion publique, avec la population, a été organisée le 24 août dernier à Grande Anse.
 
Ce processus d’information et de concertation – impliquant tant la Communauté de l’Espace Sud que les autorités de l’Etat – a évidemment été prolongé par des actions de communication mises en œuvre par la Communauté (panneau d’information à Grande Anse, panneaux électroniques, communiqué France-Antilles, communication internet, plaquette d’information à destination des Arlésiens, mais aussi des usagers d’autres marinas, ports de plaisance, bases ou clubs nautiques : Marin, François, Robert, Trois-Ilets, Ducos, Rivière-Pilote, Lamentin, Fort-de-France,…).
 
Deuxièmement, la dénonciation d’un non-respect des procédures est sans fondement. Une demande d’autorisation d’occupation temporaire du domaine maritime a, comme il se doit, été introduite par la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud en octobre 2011 sur la base des textes en vigueur. Un arrêté préfectoral, de février 2012, a délivré à la Communauté de l’Espace Sud une autorisation permettant « l’aménagement des zones de mouillage dans la commune des Anses d’Arlet ». Par ailleurs, et pour garantir la sécurité de tous, un arrêté municipal a été pris pour interdire le mouillage dans la zone des 300 mètres pendant les travaux. Un arrêté préfectoral interdit aussi- pour ce qui relève de la compétence de l’Etat -, le mouillage, la navigation et la pêche durant le déroulement du chantier.
Troisièmement, l’accusation d’une atteinte portée à l’environnement est irrecevable. Il s’agit de travaux d’infrastructures légères qui – soit dit en passant – ne vont pas modifier la nature des activités en présence. Et il faut particulièrement insister sur le type de techniques mises en œuvre : le souci scrupuleux de protection de l’environnement (les fonds marins) a conduit, s’agissant de la solution d’ancrage, à largement privilégier les ancres à vis (90 %) sur les corps morts en béton (seulement 10 % et uniquement quand la nature du fond ne permet pas de faire autrement) pour un total de 163 mouillages. Il faut souligner que les ancres à vis garantissent une emprise au sol moins importante, assurant ainsi l’indispensable protection des herbiers en place. Le souci environnemental et écologique est donc au cœur de cette opération.
 
Ce qui favorise la dégradation des fonds marins, c’est le mouillage sauvage ! Ce qui répond à l’exigence du développement durable, c’est la mise en place d’une zone de mouillage comme celle-ci, recourant à des techniques innovantes permettant – insistons-y – de protéger les fonds marins actuellement dégradés notamment par le raclage des ancres de bateaux (qui peuvent atteindre un total de 120 à Grande Anse durant la haute saison touristique) ! L’exigence du développement durable est d’ailleurs, d’une manière générale, fortement portée par la commune de « Les Anses d’Arlet » (engagée dans un double agenda 21 local et interdépartemental), mais aussi par l’Espace Sud, déjà très avancé dans l’élaboration de son Schéma de Cohérence territoriale.
 
Ce chantier pilote de zone de mouillage, à forte dimension écologique, intéresse déjà grandement d’autres communes du sud. Il mobilise différents partenaires, parmi lesquels le Conseil Régional, qui, par délibération du 29 mai 2012, a décidé de l’octroi d’une subvention à l’opération. Voilà, en tout cas, les précisions que je tenais à apporter concernant ce projet. Un projet qui, parce qu’il entend contribuer à « un développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », mérite amplement une information claire et objective.
 
Eugène LARCHER
Président de la Communauté d’Agglomération
de l’Espace Sud Martinique
 
NDLR : Nous avons extrait de ce droit de réponse des observations n’ayant rien à voir avec cet article pour éviter toutes polémiques politiciennes que nous pouvons reprendre dans un autre cadre avec le Maire RDMIM de l’Espace-Sud que vous êtes. Au moins sur notre site les textes que nous reprenons en notre nom directeur du site ne sont pas anonymes et toute tribune libre est endossée par le Directeur du site qui signe .
 
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ENVIRONNEMENT

QUE FONT L’ASSAUPAMAR ET LE PREFET ? Par Camille CHAUVET

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Rédaction du Naïf : Les pratiques de certains élus face aux règles de droit et la complicité de l’Etat quand il s’agit de détruire le littoral de l’espace- sud martiniquais mettent bien en évidence que ce n’est pas seulement l’épandage aérien de pesticide ou l’utilisation du chloredéconne qui menacent la Martinique. Pire nos deux députés franco-indépendantistes ne disent rien sur cette question ! C’est vrai aussi que le président de la CACEM est membre du RDMIM, mais quand même …
C’est un véritable holdup sur les baies de Grande Anse, de l’Anse du bourg et de l’Anse noire de la part la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud auquel nous assistons au jour d’aujourd’hui. L’annonce tardive de l’aménagement d’un site pilote de zone de mouillage sur la commune des Anses d’Arlet , faite sur internet  en date du 30/08/2012 pour un début de travaux prévu au 3/09/2012 en est la preuve la plus flagrante.

L’article L321-5 du code de l’environnement indique que: « Les décisions d’utilisation du domaine public maritime tiennent compte […] des impératifs de préservation des sites et paysages du littoral et des ressources biologiques. […], tout changement substantiel d’utilisation de zones du domaine public maritime est préalablement soumis à enquête publique […]. »

L’article L123-1 de ce même code indique que: « L’enquête publique a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers […]. » Le Conseil d’Etat à déterminé que tout projet de  » récupération de terrains sur le domaine public maritime d’une emprise totale égale ou supérieure à 2 000 mètres carrés » (dans le cas présent autour de 200 000 m2, rien que ça) devait être  » soumis à étude d’impact« .

Aucune étude d’impact n’est rendu publique ? Aucune prise en compte des indicateurs environnementaux ! Dans ces conditions, comment expliquer que certains particuliers (notamment plaisanciers) et professionnels (notamment du nautisme) soient surpris d’apprendre en date du 30/08/2012 par un webzine que: « le mouillage sera interdit dans les zones de travaux : A Grande Anse : à compter du 1er Septembre 2012 « .Sur la base de quel texte légal ? Car la Loi Littoral, dans son article 31, modifie le code des communes et dispose que « I ‘article L 131-2 du code des communes est complété par l’alinéa suivant: La police municipale des communes riveraines de la mer s’exerce sur le rivage de la mer jusqu’à la limite des eaux » et aucunement sur le Domaine Public Maritime, ce qui est du ressort de la préfecture. Or, le seul arrêté préfectoral réglementant le mouillage à Grande Anse d’Arlet est celui du 16 juillet 1990 et il ne l’interdit nullement « dans [des] zones de travaux » qui, d’ailleurs, ne sont précisément définies nulle part.

Ceci dit, que ne ferait-on pas pour un marché (tranche ferme et conditionnelle) prévoyant la mise en place de près de 170 bouées de corps mort (démesuré !!!) plus des marques de signalisation et s’élevant à plus de 400 000,00 euros. On dévisagerait bien l’une des plus belle baie de Martinique, non? Et sans se soucier des éventuelles implications économiques et écologiques… Ces élus s’en foutent  et sont aussi « criminels » que les empoisonneurs de nos terres et de nos rivières.
L’autorité municipale est incapable de donner un ordre d’idée du moindre tarif à l’utilisation pour les riverains. Beau business plan… Si vous souhaitez des informations, le site de la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud (http://www.espacesud.fr/)…est toujours en construction ! Ca sent le professionnalisme !!! Côté professionnels d’ailleurs, aucun gestionnaire n’a encore été trouvé, suite à l’envoie de l’appel d’offre sur marchés sécurisés (https://www.marchessecurises.fr) en date du 07 Mai 2012, pour ce titanesque parc de corps morts.

Les opérateurs de cette « affaire » oublient que le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », en d’autres termes faire en sorte que la croissance d’aujourd’hui ne mette pas en danger les possibilités de croissance des générations futures. Le développement durable comporte ainsi trois composantes – économique, sociale et environnementale – dont la prise en compte au niveau politique doit être équilibrée. Hélas, certains élus n’en n’ont rien à foutre … ça aussi c’est de « la profitation » !
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ENVIRONNEMENT

BAL DE MACAQUES ET EPANDAGE AERIEN Par Camille CHAUVET

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Rédaction du Naïf : Dans cette affaire d’épandage aérien de pesticide un de nos grands écologistes prend prétexte pour faire la guerre à l’actuelle majorité régionale et plus principalement à l’homme à abattre Serge LETCHIMY, mais ces messieurs au pouvoir pendant plus de 12 années et plus pour certains ne pouvaient pas ignorer que même en usage raisonné les produits phytosanitaires et engrais nuisent à la santé des consommateurs et à la qualité de l’environnement. Il était donc nécessaire de pouvoir disposer d’outils permettant de mesurer les effets de l’utilisation de ces produits et de suivre l’évolution dans le temps : c’est le rôle des indicateurs de développement durable. Aucun indicateur n’a été mis en place !
Nos eaux, nos terres, notre environnement ont été pollués, l’Homme martiniquais a été empoisonné. Ceux qui avaient en charge la responsabilité de notre Martinique n’ont jamais demandé un quelconque contrôle pour la sécurité de la chaîne alimentaire afin de pouvoir, d’une part, évaluer plus précisément les risques de la consommation de tous les produits agricoles consommés sur le territoire martiniquais et, d’autre part, se faire une idée de la présence relative de divers types de contaminants (pesticides, mycotoxines, métaux lourds) dans notre production agricole sur place et importée.

Nous pouvons faire notre cinéma en portant plainte, allez au Sénat, rédiger des ouvrages et reprocher aux autres de mettre en place des Commissions avec au bout de la chaîne aucune proposition de solution acceptable et raisonnable, mais une attaque en règle contre le Serge LETCHIMY le président de Région rendu responsable de l’empoissonnement  du Pays. C’est ce même qui pourtant alertait l’opinion publique, les associations écologiques et aussi les autres députés en déclarant : « Conscient des enjeux du développement économique, et de la production de banane en particulier, j’ai  fermement soutenu, à l’occasion des débats du Grenelle de l’environnement, la priorité à la santé et aux Hommes. J’émets le souhait que dans les deux ans à venir une mobilisation de tous les acteurs « fasse avancer la recherche vers des alternatives déterminantes susceptibles de promouvoir le développement économique, protéger les habitants et l’environnement. ».

L’INDECENCE POLITIQUE

Pour argumenter L’arme utilisé notre « grand écolo » est un  de texte Cécile Clouzot à partir d’un rapport de la  Cour des Comptes paru dans le figaro qu’il reprend sans citer sa source, cela  n’a pas de nom, c’est une honte. De l’indécence politique. Citons l’extrait  tiré du document de la cours des comptes: « 15.000 euros par hectare de banane: voici le montant exorbitant des aides agricoles perçues par les planteurs des Antilles. C’est 30 fois plus que la moyenne des aides par hectare reçues par les agriculteurs français. Or comme le dénonce la Cour des comptes, cette politique n’a pas empêché la chute des effectifs dans les plantations de bananes (-47 % en Guadeloupe et – 38 % en Martinique de 2000 à 2007). En outre, l’utilisation d’un pesticide très toxique dans les plantations a conduit à fermer la moitié des exploitations aquacoles des Antilles ! Autre dégât, les subventions massives accordées à la banane et la canne à sucre n’ont pas aidé au développement des cultures vivrières. Résultat, pour les départements d’outre-mer, les exportations de produits agricoles et alimentaires ne couvrent que 20 % du montant des importations. Pourtant, les aides publiques ont représenté 28,6 % de la production agricole outre-mer, soit deux fois plus qu’en Métropole… ».Ce n’est là rien de nouveau !

La politisation-politicienne de ce drame par l’actuelle opposition régionale, permet au préfet de  Martinique de signer une autorisation par dérogation du traitement des bananeraies par épandage aériens pendant encore 6 mois.  Pourtant au mois de Décembre 2011, le préfet de la région Martinique avait déjà signé l’arrêté portant dérogation à l’interdiction de traitement par voie aérienne des produits phytosanitaires homologués nécessaires à la lutte contre les cercosporioses jaune et noire dans les cultures de bananes. La catastrophe sanitaire menace, et aujourd’hui aucune autorité sanitaire du territoire ne peut  dire quelles seront les conséquences de l’épandage aérien sur la qualité de l’air martiniquais 8 mois après la première dérogation sauf un « grand chercheurs du Gros-Morne » qui nous dit qu’il n’y a aucun danger.
Nos activistes d’aujourd’hui sur la question de l’épandage aérien étaient bien muets en février 2009.Ils ont complètement oublié la directive du Parlement Européen qui visait  à obliger les pays membres dès 2011 à adopter des plans nationaux afin de réduire les risques et conséquences de l’utilisation des pesticides et de l’épandage aérien. Tous nos écologistes le savaient et surtout avaient pleinement connaissance de l’utilisation du pesticide faisant problème aujourd’hui.Les gueules fermées d’hier sont les hurleurs d’aujourd’hui.
 
En 2009,l’Etat français demandait aux élus en gestion du pays Martinique , en attendant l’application des plans nationaux visant à réduire les risques et conséquences de l’utilisation des pesticides et de l’épandage aérien que soit respecté l’arrêté du 04 mars 2004 paru au JO du 24 mars 2004 visant à interdire les produits classés toxiques et très toxiques respecter une distance minimale de 50 mètres des habitations et jardins, littoral maritime, points d’eau consommables, parcs d’élevage,…porter à la connaissance du public notamment par voie d’affichage, la réalisation de traitements lorsqu’il s’agit d’un traitement aérien sur un couvert végétal ne permettant pas au pilote de l’aéronef de s’assurer de l’absence de personne dans la zone à traiter.
Rien n’a été mis en place et dans ce contexte du « rien fait » c’est la recherche permanente du bouc émissaire. Le coupable c’est l’autre !
Si l’on avait demandé que soit respecté ces recommandations, aucun épandage aérien n’aurait  été mis en action. Sur le produit lui-même nos médecins disent clairement qu’au nom du principe de précaution arrêtons d’utiliser ce produit mais en échos le chantage social, ils ne sont pas écoutés par le Préfet  très sensible aux conséquences sociales de l’arrêt de l’épandage aérien.
Quant aux agriculteurs, c’est la discrétion plus absolue, ils laissent  se développer un affrontement au sein du monde politique où l’hypocrisie est l’arme absolue. Pour ma part, il est inacceptable que dans ce contexte où il faut se rassembler contre ceux qui veulent empoissonner l’Homme Martiniquais que pour des raisons de politiques politiciennes l’opposition régionale rejette sur majorité régionale actuelle la responsabilité de cette catastrophe sanitaire acceptée par les leaders du monde agricole.
L’heure d’un véritable débat sur les enjeux de l’agriculture Martiniquaise du XXIème siècle s’impose au Pays, car plus ça va plus un besoin d’éthique politique doit s’imposer .
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